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Parcours
Depuis
sa plus tendre enfance, Alain se rêve sur scène. Mais avant
d'oser franchir le pas, il entame un cursus en mécanique
automobile…. Heureusement, un professeur d'anglais perspicace
lui suggère plutôt de s'inscrire à l'atelier de théâtre
! En 1991, Alain joue son premier rôle sur les planches
dans " Le chevalier à la charrette " et enchaîne ensuite
de nombreuses pièces pendant dix ans : de " L'ascenseur
" à " Peau de Tambour " en passant par " Le Jeu d'amour
et de hasard " de Marivaux et " Electre " de Sophocle.
A
la télévision, il est le comique de service et s'est notamment
illustré dans les gags de " Surprise sur prise " et " Farce
attaque ". Au cinéma, on a pu le voir dans " Le Jaguar "
de Francis Weber avec Patrick Bruel et Jean Reno. On vient
également de le voir au générique du
"Pharmacien de garde".
Il
rencontre Bruno Solo pour la première fois à ses débuts
sur l'émission " Télé Zèbre " de Thierry Ardisson, avant
de le recroiser quelques années plus tard sur le court-métrage
" OUT " de Francis Duquet…qui n'est autre que l'un des réalisateurs
de " Caméra Café " !
Il
explose véritablement avec cette série diffusée
sur M6 du lundi au vendredi à 19:50 et 20:40 et le dimanche
à 18:40. Dans la série, c'est lui Philippe Gatin, le responsable
informatique bricoleur très gay… Et comme lui, Alain adore
la technologie moderne, mais en revanche il n'est pas du
tout bricoleur !
On
le retrouve également dans l'émission "Dans
ma boîte", animée par Thierry Dugeon du lundi au
vendredi à 10h40 (à partir du 10 février 2003). C'est un
magazine sur le monde du travail. Tous les jours, le comédien
Alain Bouzigues, reconverti pour l'occasion en taximan avec
caméras embarquées, recueille les commentaires
personnels (et parfois cocasses ! ) des passagers. De la
même façon, il se présente une fois par semaine pour un
entretien d 'embauche, filmé là encore en caméra cachée...
Son
personnage dans Caméra Café
Philippe
Gatin. Responsable informatique, 4 ans de boite Philippe,
la trentaine est un homme sensible et fragile, en perpétuel
état d’émerveillement sur les possibilités illimités offertes
par l’avènement de l’ère informatique. Virtualité, ubiquité
sont des phénomènes en parfaite concordance avec son caractère
lunaire, mais en contradiction avec les réalités très terre
à terre d’une entreprise. Ce qui lui vaut quelques déboires.
Sur le terrain de l’adolescence attardée, Philippe a quelques
affinités avec Sylvain. Philippe est gay et vit seul entre
deux ruptures avec son petit ami Bichon, dans un appartement
du centre ville. Prosélyte acharné, il ne perd jamais l’espoir
de convertir ses collègues mâles. Philippe est apprécié
par l’ensemble de ses camarades. Ses excentricités sont
seulement tolérés par Jean –Guy. Sa chanson de prédilection
: « Bonjour, bonjour les hirondelles… »
Homosexualité
Dans
une interview au magazine gratuit parisien e.m@le, le comédien
Alain Bouzigues revient longuement sur son personnage. Il
fait tout pour que celui-ci soit le plus humain avec plusieurs
facettes : victime parfois de propos homophobes mais également
bourreau avec Annie, la vieille stagiaire.
A
la question "Etes vous gay et si oui, acceptez vous
de communiquer là-dessus ?", la réponse
est : "Je suis gay. Ca serait débile de ma part
de ne pas vouloir le dire alors que je défends un
personnage. Je n'ai ni honte ni fierté d'être homo.
C'est un fait".
Interview
(02/2005) (réalisée
par Tof sur Citegay)
Il
est Philippe Gatin, l'informaticien gay de Caméra Café.
Interview à l'occasion de la sortie de l'adaptation cinéma
Espace Détente ...
Ce
soir je me demande si je vais pouvoir assurer, car la
journée a été particulièrement rude.
Pour tout dire après avoir travaillé sur la création
d'éléments graphiques pour les nouveaux développements du
site, rédigé quelques articles et traité vos courriers et
vos appels téléphoniques, je me sens un peu valétudinaire
*.
Rendez-vous avec Alain Bouzigues, le gay de service dans la
série Caméra Café, dont l'adaptation cinématographique
Espace Détente sort dans les salles ce Mercredi 2 Février.
Tout un programme !
On ne sait jamais trop à quoi s'attendre avec un comique,
d'où une petite appréhension de ma part, que je décide de
désamorcer en le chambrant gentiment d'entrée .
Tof
: Salut Alain, tu te sens comment à la veille de la sortie
du film? Assez fatigué on dirait non ?
Alain Bouzigues : Ca se voit tant que ça ? [RIRES] Tu sais
je marque extrêmement vite et même quand je suis en forme
c'est un souci pour les maquilleuses!
Tof
: Plus sérieusement tu te sens stressé?
Alain Bouzigues : Non pas vraiment. Il y a toujours cette
dose de stress qui accompagne la sortie d'une nouvelle
série ou d'un nouveau film.
Espace Détente est vraiment une nouveauté par rapport à
Caméra Café. Bien sûr, on se demande si ce sera bien
pris, mais finalement dans l'équipe on est globalement
sereins et détendus, quoi qu'il arrive .
Tof
: Comment est construit le film ? Egalement avec de petites
histoires ? Je suppose que le titre indique déjà de
grosses différences par rapport à la série.
Alain Bouzigues : Oui c'est sûr que faire tout un film
autour d'une machine à café aurait été un exercice de
style ennuyeux pour tout le monde, une grosse erreur.[RIRES]
Ici c'est autour de l'Espace Détente que tout est
construit, mais en fait l'action ne s'y passe pas tant que
ça finalement.
On découvre enfin la Veule, cette magnifique région dont
on a entendu beaucoup parler sans jamais la voir. Il y a
aussi le président, cet être fantomatique qui nous dirige
tous.
Espace Détente une vraie comédie où on s'amuse beaucoup,
construite comme la série, avec un début un milieu et une
fin, mais bien sûr ce n'est pas uniquement un sketch.
Tout le monde est là et même les personnages pas
forcément récurrents de la série, et puis il y a des
guests, dont Thierry Frémont, et d'autres que je vous
laisse découvrir.
Le pitch c'est : « Que se passe-t-il quand dans une
entreprise de province où tout roule depuis de longues
années, quelqu'un débarque et propose de délocaliser la
fabrication du nouveau produit . »
Tof
: Tu es co-auteur de Caméra Café . Ca veut dire que
l'idée du personnage gay vient de toi ?
Alain Bouzigues : Non alors pas du tout !
Les créateurs de la série (Bruno Solo, Yvan Le Bolloch et
Alain kappauf ndlr) avaient pensé à ce personnage
d'informaticien gay, qui m'a beaucoup plu. L'idée était de
représenter au mieux la société française à
l'intérieur d'un microcosme particulier, c'est-à-dire une
entreprise.
Il était donc logique que la communauté gay soit
représentée.
Du coup, avec mon ami co-auteur Jean-Pierre Pascaud on s'est
mis à écrire des épisodes, au départ centrés sur ce
personnage en particulier, puis pour chaque personnage.
On a ainsi écrit 94 sketches sur les 700 qui composent
Caméra Café.
Tof : Est-ce que tu crois qu'un gay doit fatalement être
une folle perdue à tee-shirt rose dans une comédie ?
Alain Bouzigues : Absolument pas ! Dans le cas de Philippe
Gatin, mon personnage, c'est une orientation qui a été
vraiment prise par moi au départ et qui a été ensuite
complètement assumée et poussée par Bruno et Yvan en
terme de direction d'auteur.
On s'est très vite rendu compte que dans des sketches de 3
minutes 30, les 14 personnages sont un peu obligés d'être
des « caricatures » de ce que ce que leur poste
représente dans la vie. Par exemple le commercial est con
comme une barre, picole et frappe sa femme, le comptable est
coincé et puceau, enfin bref les commerciaux et les
comptables ne sont pas comme ça dans la vie, même si ça
doit exister ...
De la même manière tous les pédés ne sont pas des folles
et ce ne sont pas des langues de pute mais on en connaît
beaucoup quand même. Ils ne s'habillent pas
systématiquement de manière extravagante mais quand même
on sait qu'ils attachent une attention particulière à la
tenue vestimentaire ...
On n'a pas voulu faire du gay un personnage lisse, propre
sur lui, « normal ». On a choisi de montrer un gay qui
s'assume totalement, pas une honteuse.
Deux cas de figure sont possibles pour l'unique gay d'une
PME : soit il s'efface, soit il s'assume trop . Intéressant
pour nous puisqu' on a voulu traité le sujet sur le mode de
la comédie !
Et puis on a aussi fait intervenir d'autres personnages gay
dans la série, mais traités d'une autre manière. Par
exemple il y en avait eu un complètement insoupçonnable :
habillé nickel, marié avec des enfants, beau comme un dieu
donc forcément avec toutes les nanas à ses pieds, sauf
qu'il finissait carrément par se taper Philippe sur la
photocopieuse !
C'est marrant mais je constate qu'en général les médias
gay considèrent la représentation de la folle assez
problématique alors que ce n'est pas un défaut, et
d'ailleurs Philippe n'est pas toujours une folle.
En faisant la série puis le film, on n'a voulu faire
plaisir à aucune communauté, quelle qu'elle soit . C'est
pour ça que tous les portraits sont caricaturaux. Le thème
c'est un peu « l'enfer c'est les autres », et la morale
c'est tout simplement qu'il faut se respecter et s'accepter.
Tof
: Malgré le format de la comédie, est-ce que ton
personnage est quelquefois confronté à des problèmes
graves, liés aux combats de la communauté ?
Alain Bouzigues : Mine de rien on a traité pas mal de
problèmes graves.
Même si on part dans la caricature les situations de
départ sont très plausibles. C'est compliqué de faire
rire en parlant du Sida mais on en a parlé dans une
histoire où tout était basé sur le test. Pour une
question d'assurance tout bête, le personnage de Bruno
Solo, Hervé Dumont, fait le test. Vu la misère de sa vie
sexuelle, il n'a a priori aucune raison de s'inquiéter, et
pourtant il flippe. La nouvelle se répand comme une
traînée de poudre. Et une personne âgée rappelle qu'il
faut absolument passer ce test régulièrement, en plus de
se protéger.
Sur ce coup mon personnage est un peu un référent qu'on
vient voir pour de bons conseils
Tof
: Il y a des différences entre les personnages du film et
ceux de la série ?
Alain Bouzigues :Le film retranscrit vraiment bien
l'ambiance de la série. Par contre les personnages y sont
traités de manière moins caricaturale, parce que ce qui
est possible sur un plan fixe en télé n'est pas forcément
possible avec le système du champ / contre-champ en
cinéma.
Tof
: Chaque personnage a le même poids, le même « temps
d'antenne » que dans la série ?
Alain Bouzigues : Pas du tout, ça va être très surprenant
d'ailleurs en l'occurrence. Il s'agit un vrai film avec une
histoire, pas un grand truc collégial. Et tout a été
écrit au service de l'histoire et donc les personnages
interviennent en fonction de leur raison d'intervenir au
sein de l'histoire. Le but était vraiment de raconter une
histoire avec un début, un milieu et une fin. C'est une
histoire forte, assez complexe même .
Tof
: Tu parles de Caméra Café au Passé . Ca veut dire que
c'est fini ?
Alain Bouzigues : Et oui ! Il peut y avoir une suite au film
mais vraisemblablement pas à la série . On est déçu
c'est sûr, mais enfin on a fait plus de 3 ans de tournages,
4 ans de diffusion, 700 sketches, c'est bien de passer à
autre chose aussi .
Tof
: Elle est diffusée dans combien de pays ?
Alain Bouzigues :Je ne suis pas forcément au fait de tout
mais je crois qu'il y a une bonne vingtaine de pays, la
Pologne, la Grèce, l'Italie .
Tof
: Et le personnage gay existe dans tous ces pays ?
Alain Bouzigues :Oui, oui, alors bien sûr les sketches sont
adaptés là-bas, dans l'humeur du pays, donc ce n'est pas
forcément joué de la même manière. On ne parle pas des
gays de la même manière en Grèce qu'en Italie.
Tof
: Tu as commencé par du classique et des rôles dramatiques
au théâtre . Le comique était un but pour toi ou c'est
arrivé tout à fait par hasard ?
Alain Bouzigues :J'ai effectivement depuis toujours eu cette
habitude de faire marrer et ça a toujours été en moi. Si
on regarde ma carrière j'ai fait plus de choses comiques
que dramatiques.
Ce que j'aime dans mon métier c'est de ne jamais être là
où on m'attend et surtout de ne jamais être là où je
m'attends moi-même. C'est vrai que je me suis aussi
beaucoup laissé porter par les rencontres que j'ai faites.
Ca ne me dérange pas de jouer Electre de Sophocle, tout en
tournant une caméra cachée pour Surprise Surprise. Je suis
transculturel voilà tout ...
Tof
: Et s'il fallait choisir entre cinéma, télévision et
théâtre ?
Alain Bouzigues : J'adore tout moi [SOURIRE]. Non mais c'est
vrai. Ce qui est intéressant en tant qu'acteur c'est de
pouvoir passer d'un habit à l'autre, puis d'un support à
l'autre. Je n'ai vraiment aucune barrière là-dessus. Il y
a 20 ans si on était acteur et qu'on tournait dans une pub
on était grillé dans le métier. Il y a 15 ans quand je
faisais mes premières caméras cachées, les gens avec qui
je bossais en théâtre me disaient que j'étais fou.
Aujourd'hui ça ne se passe plus comme ça ...
On ne fait pas le même métier de la même manière suivant
qu'on le fait à la télé, au cinoche ou au théâtre,
c'est qui me plaît vraiment.
Tof : Les caméras cachées, ce doit être une expérience
hors du commun, une confrontation directe avec le public .
Alain Bouzigues : Oui, c'était extrêmement passionnant par
ce que ça me donnait l'occasion de voir tout de suite si on
j'étais crédible dans la peau d'un personnage de la vie de
tous les jours en restant naturel et surtout sans verser
dans la caricature, ou alors avec une énorme dose de
sincérité.
Ce que j'ai d'ailleurs essayé de rendre aussi dans Caméra
Café.
Pour moi il n'y a rien de plus fort que de vivre ce métier
comme une vraie aventure et de le laisser se dessiner au fur
et à mesure. En général on réfléchit trop souvent.
Moi j'ai vu des gens refuser de venir jouer un rôle d'homo
dans la série, pour un sketch, car ils pensaient
certainement que ça allait griller leur carrière
Tof
: Ca existe encore ça ?
Alain Bouzigues : Ouais ça existe encore. Et c'est pour ça
que moi j'ai décidé de l'assumer encore plus,
c'est-à-dire non seulement de dire que j'étais moi-même
homosexuel. Je suis allé à fond dans la caricature car
vraiment à un moment où on n'en a plus rien à foutre. Ce
que vont penser les gens de moi m'intéresse peu du moment
que je sers à fond mon propos et mon travail d'acteur. Si
ça me grille ça me grille . Sinon tant pis pour moi je
ferai autre chose après. Je pense avoir assez de capacité
à me retourner - et je ne fais pas de mauvais jeu de mot
[SOURIRE] pour m'en sortir .
Tof
: Tu n'as pas peur qu'on ne te propose plus que le rôle du
pédé maintenant ?
Alain Bouzigues : Si bien sûr, c'est enfermant .Quand on
est 4 ans à l'antenne dans une série qui fait 4 millions
et demi de télespectateurs tous les soirs, les gens vous
voient d'abord comme un personnage homo. A moi de me
détacher de cette image en faisant un truc bien différent
après. Et puis c'est un peu le même problème pour les
autres personnages de la série aussi
Tof
: A la télé et au Cinéma on sent une volonté de
représenter toutes les minorités, qu'elles aient des
choses à dire ou pas. On le voit avec Queer, quelques
personnages secondaires dans des séries, et même .
Crois-tu qu'on se dirige vers un système de quotas et
qu'est-ce que ça t'inspire ?
Alain Bouzigues : La vraie question est « à partir de
quand est-il légitime de mettre un gay ou pas dans une
histoire, ou dans un programme télévisé ? .
Qui peut décider ça à part l'auteur ?
Pour Caméra Café ça nous semblait légitime puisqu'on a
voulu représenter une micro-société. On a du Bi, on a eu
de la lesbienne, de l'homo, de l'hétéro, tout le monde y
passe à un moment ou à un autre !
Moi je trouve plutôt bien qu'il y ait une émission comme
Queer sur une chaîne « généraliste » ou une chaîne «
hétéro » si on doit réduire les choses à ça. Si le
produit est bon, si la série est bonne, si le film est bon
quelque part je me fous qu'il y ait un gay dedans ou pas. Si
c'est un acte uniquement commercial évidemment c'est pas
valide, mais comment s'en rendre compte surtout si à
l'arrivée finalement le produit est bon ?
Je ne crois pas qu'il faille imposer des quotas. D'ailleurs
en même temps est-ce qu'être gay c'est être juste une
minorité finalement? Je ne me sens pas faire partie d'un
truc en réalité. Que je sois homo ou pas ça ne change pas
tant de choses que ça à ma vie . Je lis de la presse gay
ou pas, je regarde des films avec des gay ou pas, je suis
peut-être une exception mais je ne pense pas que parce
qu'on est gay on est obligé d'avoir l'oil sur ce qui se
fait de gay.
Tu vois par exemple j'ai une copine hétéro qui s'est
abonnée à Pink tv alors que moi je ne le suis pas . Ca me
semble correct comme façon de penser. Non vraiment ce n'est
pas parce qu'on est gay qu'on doit être abonné à Pink et
qu'on doit regarder Queer .
Je crois que c'est bien qu'il y ait des médias qui traitent
de ce qui touche à la gaytitude mais ne traite pas que de
ça non plus . J'aime bien l'idée qu'il y ait des
émissions purement gay dans des médias qui ne le sont pas.
L'idée c'est d'aller vers une diversité, un mélange et un
brassage de tout.
Tof
: Quels sont tes projets pour la suite ?
Alain Bouzigues : J'ai des pistes. On va voir celles qui
vont se concrétiser . Je suis un peu superstitieux donc je
n'ai pas vraiment envie d'en parler. Enfin j'ai un beau
projet de théâtre qui me tient à cour toujours dans la
comédie, et pas forcément un personnage gay. D'ailleurs si
je dois jouer prochainement un personnage gay, j'aimerais
bien qu'il ne soit pas dans une comédie pour changer .
Tof
: Un film d'horreur ?
Alain Bouzigues : Aaaaaah là ça c'est mon rêve . Je ne
sais pas pourquoi t'as dit ça, tu le savais ? En fait
j'avais un très beau projet qui ne va peut-être
malheureusement pas se faire dans ce domaine. Mais le
cinéma d'horreur c'est un endroit où j'aimerais bien qu'on
me retrouve vite !
Merci
Alain on attend donc de te voir bientôt sur les planches,
et on te souhaite plein de succès avec Espace Détente

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