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Parcours
Neveu
de l'ancien président de la République, Frédéric
Mitterrand est docteur en Histoire et Géographie.
Cinéphile
averti, il dirige une salle d'art et d'essai dans le 14ème
arrondissement parisien avant de devenir animateur de
télévision pour 'Du coté de chez Fred', ' Ciné club' et
'C'est votre vie'. Il se passionne pour les grands
personnages historiques et notamment pour les têtes
couronnées. Pendant plusieurs années, il est le grand
commentateur des cérémonies royales.
Il
a également réalisé de nombreuses séries documentaires
sur les grands destins du XXème siècle et des films de
cinéma tels que 'Lettres d'amour en Somalie' (1981) et
'Madame Butterfly' (1994).
Journaliste
et écrivain, Frédéric Mitterrand a été directeur général délégué chargé des programmes de
TV5. Il a démissionné en juin 2005.
(evene.fr)
Interview
Son
appartement parisien croule sous les livres d'art et les
bibelots exotiques. C'est là que l'intervieweur vedette de
Match TV, l'oeil complice, évoque avec humour ses états
d'âme chroniques...
Télé Star : Vous faites toujours un compliment sur votre
invité dans "Plaisirs de France".
Qu'aimeriez-vous que l'on dise de vous ?
Frédéric
Mitterrand : Que je suis gentil, ce qui n'est pas une
qualité mièvre à mes yeux.
Télé
Star : Vous jouez la carte de l'intimité et de la pudeur. A
contre-courant des Fogiel et autres Ardisson...
Frédéric
Mitterrand : Et j'assume ! Je suis très ami avec Marc-O et
j'ai beaucoup d'admiration pour Ardisson. Mais je ne sais
pas faire ce qu'ils font. Je pratique la culture admirative
et n'invite que des gens que j'apprécie, que j'ai envie de
mettre en valeur. Je revendique l'absence de polémique et
le suranné !
Télé
Star : On parle de votre retour sur francetélévisions...
Frédéric
Mitterrand : On me le dit, mais je n'ai pas eu de coup de
fil. Peut-être est-ce parce que le documentaire diffusé
lors des obsèques de la reine mère a bien marché !
Télé
Star : La question qui vous met le plus mal à l'aise ?
Frédéric
Mitterrand : Celle que me pose mon percepteur, qui me
torture !
Télé
Star : Et celle qui vous insupporte le plus ?
Frédéric
Mitterrand : "Mais tu ne vis plus au Maroc ?" (iI
possède une maison en Tunisie.) Je sens bien que ceux qui
la formulent rêvent de se débarrasser de moi.
Télé
Star : On vous dit parfois dépressif. Cela ne s'arrange pas
en vieillissant ?
Frédéric
Mitterrand : Non, mais je le cache mieux. Je suis inquiet,
timide, insatisfait. Ma thérapie, c'est le travail. Ce
matin, j'étais mourant. Mais j'ai dû faire une
bande-annonce pour TV5, préparer mes émissions pour Match
TV et Europe 1, m'occuper du CNC (Centre national de la
cinématographie) et vous recevoir. Je suis bien obligé
d'oublier mes états d'âme.
Télé
Star : Vous êtes souvent en retard, comme l'était votre
oncle illustre. Vos autres points communs ?
Frédéric
Mitterrand : L'absence de préjugés, le goût de
l'histoire, une vision romanesque de sa propre existence, la
fidélité en amitié et une perpétuelle aptitude à être
sous-estimé par les autres !
Télé
Star : Sans quoi ne pourriez-vous pas vivre ?
Frédéric
Mitterrand : Sans le subjonctif. C'est le plus beau mode de
la langue française : il permet d'exprimer le rêve, le
souhait et le regret ! Propos recueillis par Caroline
Bonacossa.
(interview
Telestar)
La
Mauvaise vie
Qu'est-ce
qu'une « Mauvaise vie » ? Et comment s'en affranchir
Avant
d'ouvrir ce livre, il faut oublier tout ce que l'on croit
savoir de son auteur. Oublier ses éloquences de
télévision, son patronyme illustre, ses variations sur «
Sunset Boulevard », ses roucoulements devant quelque destin
royal et brisé. Avant d'entrer dans ce récit, il faut
aussi admettre que certains individus, chéris par
l'époque, peuvent souffrir en secret sous nos yeux qui ne
voient rien, et derrière des écrans qui maquillent tout.
Le jeune Frédéric - son prénom flaubertien le vouait-il
à un excès de mélancolie ? - était de cette tribu :
avec, côté soleil, les signes extérieurs de la bonne
fortune ; avec, en intérieur nuit, les morsures plus
troubles de cette « Mauvaise vie » qu'il éclaire
aujourd'hui d'une lucidité inattendue, rageuse, quasi
proustienne. Il est difficile, en effet, devant cette arche
remplie de gigolos, d'amours impossibles, de bordels pour
garçons, de réminiscences, de bords de mer, de ne pas
songer, fût-ce au rabais, à l'entreprise douloureuse du «
Temps perdu ». Avec les jeunes fringants des Sixties à la
place de Saint-Loup ; avec les tapins de Bangkok comme
autant de Morel ou de Jupien ; avec Catherine Deneuve
(jamais nommée) dans le rôle d'une inaccessible Guermantes
ou Talitha Getty dans celui d'Odette. Cette « Mauvaise vie
», c'est ainsi, et d'abord, une autobiographie cruelle,
impitoyable pour son héros, pour son obstination à se
croire indigne d'être aimé, pour son aptitude mortifère
au malheur.
En onze chapitres - chacun d'entre eux se torsade autour
d'une passion contrariée -, Frédéric Mitterrand bâtit
alors son étrange cathédrale : on y croise des blousons
dorés, des rêveuses bourgeoisies, Sagan, un ami de
Burroughs, de jeunes Maghrébins, des gouvernantes des beaux
quartiers, des agents du FLN, un amant grec, l'assassin de
Pasolini, Michèle Morgan et même (plus rarement) un
certain « oncle François » - symbole marmoréen d'un
lignage où le gay savoir n'était pas un sujet de
conversation. On y croise surtout la honte du narrateur
submergé par une inclination qu'il n'ose avouer aux siens.
Et ses paniques devant les conséquences, souvent
périlleuses, de cette inclination. Tout cela est dit
crûment, discrètement. Glamour et tripots. Solitudes et «
attractions ténébreuses ». Argent contre plaisir. Cette
prose a dû coûter cher au styliste qui y couche sa part la
plus clandestine.
Le
plus étrange, dans ce livre magnifique - j'insiste : ce
livre est magnifique -, c'est qu'il y plane, dès les
premières pages, un climat de fatalité et de rédemption.
Frédéric, comme le jeune Spartiate de la légende, se
laisse dévorer par le renard qu'il dissimule sous son
manteau. Et dans cette mortification se glisse une trouée
de lumière. On s'attache, par la magie des aveux, à ce
garçon qui s'adresse à lui-même les lettres qu'il aurait
aimé recevoir de ses amants ; qui se voit comme un «
ersatz d'homme » dans le regard des femmes vieillissantes,
et comme un « ersatz de femme » pour les maquereaux de
Nice ou de Patpong. A cette âme sensible il a fallu un
courage inouï pour concevoir et brandir un tel étendard.
Non qu'il ait quelque crime à confesser. Mais parce que,
dans sa propre logique, Frédéric se sent aussi rebelle à
sa « Mauvaise vie » qu'à celle, improbable, qu'il aurait
pu mener si le diable l'avait laissé en paix. « Il y a
toujours deux individus en chacun, disait Borges, et le
vrai, c'est l'autre... » Maintenant, l'autre Frédéric a
tout dit. Il est libre. Comme chacun, à midi, dans le
jardin du Bien et du Mal
«
La mauvaise vie », de Frédéric Mitterrand (Robert
Laffont, 350 pages, 20 euro ).
(le
point)
Homosexualité
L’ex-animateur
du service public audiovisuel, Frédéric Mitterrand, publie
une autobiographie intitulée La mauvaise vie, éditée chez
Robert Laffont.
Un
livre où le neveu de François Mitterrand se livre comme
jamais : enfance, amitiés, amours, sexualité…Ainsi, il
parle pour la première fois de son homosexualité, évoque
la découverte de la différence, sa non solidarité avec la
communauté.
Interviewé
par Tétu, Frédéric conseille à ceux revendiquant la
réversion des pensions de Sécu d’aller plutôt occuper l’ambassade
d’Arabie saoudite où là-bas on décapite les gens...
Toujours
dans Tétu, il explique pourquoi avoir écrit ce livre.
C'est pour lui plus facile d'écrire que d'en parler...
Il
a également tout dit à Marc-Olivier Fogiel dans "On
ne peut pas plaire à tout le monde" le dimanche 20
mars 2005.

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page fait partie d'un site très complet sur les personnalités
gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
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