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Parcours
Magloire
est dans le PAF
Il
est l'un des animateurs les plus décalés du moment.
Rescapé du déjanté Morning live, il a été aux commandes
de Follement gay sur M6, en duo avec Virginie Efira. On l'a
vu par ailleurs au cinéma dans People (Jet set 2) et on le
verra bientôt dans la version de Patrick Braoudé d'Iznogood,
avec son ancien complice Mickaël Youn. Gros plan sur un
touche à tout jamais rassasié.
Après
des études en droit et sociologie, Magloire Delcros Varaud
débute en tant qu'aide-styliste pour la Cinquième où il a
tout le loisir de développer son goût pour la mode.
Apparemment apprécié par la profession, il devient
attaché de presse pour des maisons prestigieuses telles que
Lolita Lempicka ou Carven.
Son
irrésistible ascension télévisuelle débute lors d'un
voyage de presse où il rencontre la chroniqueuse mode de
FunTV qui lui propose d'intégrer la chaîne. Il fait ainsi
sa première apparition en tant que chroniqueur dans
l'émission Génération Fun, en novembre 1998. En juillet
2000, on retrouve Magloire aux côtés de Mickaël Youn dans
le Morning live, en simultané sur M6 et FunTV.
C'est
aux côtés de cette troupe de joyeux drilles que Magloire
se fait remarquer du grand public. Il raconte les derniers
potins de stars et présente ses dernières trouvailles
vestimentaires au beau milieu de frappadingues bien
matinaux. Il participe alors aux réveils brutaux de la
bande initiée par Mickael Youn, dirigée ensuite
successivement par Laure de Lattre, Guillaume Stanczyk et
Cyril Hanouna. L'émission est
aujourd'hui remplacée par C'est pas trop tôt, animé par
Max.
En
2001, il co-anime avec Elsa Fayer Ca va taper sur FunTV. Il
y est alors plus imprévisible que jamais et affine son
personnage sur l'émission jusqu'en 2002.
Amour,
Magloire et beauté
Aujourd'hui Magloire a gagné ses galons puisqu'il joue les
cupidons dans sa propre émission, Pelle et râteau,
toujours sur FunTV. Evelyne Leclerc n'a qu'a bien se tenir
puisqu'il s'agit d'une version revisitée de Tournez manège
(sans Charlie Oleg, formidable !). Au palmarès de la saison
dernière : trente-deux émissions, soixante-trois filles,
soixante-cinq garçons, treize galoches.
Ange
et démon, Magloire se fait entremetteur pour former un
couple. Celui- ci va ensuite passer une soirée romantique
dont on pourra déguster les détails croustillants dans
l'épisode suivant. Le moins que l'on puisse dire, c'est que
l'animateur a du bagout à revendre. Parfois polisson,
toujours décalé, il ne passe tout du moins pas inaperçu.
Disco,
chouchou, Mercury et les autres
C'est en 2004 que l'on a vu Magloire entrer dans la grande
farandole du prime- time avec le très attendu Follement
gay, co-présenté avec Virginie Efira, autre étoile
montante de M6. Ils nous y ont fait découvrir un peu de
l'univers gay à travers des chansons, des films et des
moments de télévision qui ont marqué cette culture. Il
s'agissait pour l'animateur de porter le phénomène homo
sur le petit écran de madame-tout-le-monde. Qui ne sait pas
encore ce qu'est un coming-out ?
Surbooké
Mais le pétillant animateur de télévision ne s'arrête
pas là puisqu'il flirte depuis peu avec la pellicule. Sa
première apparition s'est concrétisée en 2002 dans Paris
selon Moussa, une comédie dramatique guinéenne, aux
côtés de Vincent McDoom. Il rempile cette année dans
People, nouveau volet du film Jet set, toujours dirigé par
Fabien Onteniente et avec Rupert Everett et José Garcia. Il
y campera un personnage qu'il n'a pas eu beaucoup à
composer dès le 19 mai 2004. Mais le meilleur reste à
venir puisqu'il sera l'eunuque en chef du film Iznogood,
réalisé par Patrick Braoudé et inspiré de la bande
dessiné
de Tabary et Goscinny. Il y partage l'affiche avec Jacques
Villeret, Eric, Ramzy et...Mickaël Youn, encore lui, qui
fera tout pour être calife à la place du calife. La sortie
est prévue en 2005.
Dans
la foulée, et dès qu'il a un moment à lui, Magloire se
penche sur les textes classiques. Eh oui, il s'intéresse
aussi aux oeuvres tragiques. Son livre de chevet est
actuellement Médée d'Euripide et il avoue volontiers que
l'un de ses objectifs pour 2005 est de monter sur les
planches. Beaucoup de projets pour lui, dont une version
hertzienne de Pelle et râteau, actuellement à l'étude
chez Bataille et Fontaine (Loribel) et prévue pour l'été
prochain. Patrice Carmouze lui concocterait une formule de
late show (qu'il présenterait donc à une heure tardive). A
ajouter un magazine en préparation à l'étranger et
beaucoup d'autres envies, mister Magloire est dans la place.
A-do-rable
Mais le black le plus extravagant de la télé garde du
temps pour soutenir l'association Lorette Fugain et d'autres
organismes car il aime s'engager et penser que sa
notoriété n'est pas si futile qu'elle n'y paraît. Quand
il a fait tout cela, on pourrait imaginer qu'il est sur les
genoux et qu'il peut aller se coucher. C'est mal connaître
notre trublion qui est l'une des figures des soirées
parisiennes. C'est debout sur l'accélérateur que
Magloire entame l'année et comme il n'a pas assez de temps
à son goût pour ses proches, il profite de la tribune que
nous lui consacrons pour ouvrir son coeur et communiquer ses
voeux à tous ses intimes.
Message transmis.
(ring.com)
Interview
(début 2004)
Florent
Quet : Vous avez présenté Follement gay, sur M6, le
Vendredi 30 janvier. Pouvez-vous nous parler de la vocation
première de cette émission ?
Magloire
: Officiellement, c'est un divertissement, une bulle de
champagne dans cet hiver un peu triste. Virginie Effira, qui
en est à son énième prime-time, co-présente avec moi
cette émission qui n'est pas censée être communautaire.
En bref, on va tenter d'étudier l'univers gay pour le
porter sur l'écran de madame tout-le-monde. Et comme tout
les gays sont dans la nature, cette émission est plutôt
pour ceux qui préfèrent le disco à Jean Genet.
-
On parle d'une suite à cette émission. Qu'en est-il ?
-
Cela sera en fonction de l'audience et de l'accueil du
public. Tout le monde sait que nous ne sommes pas des
mécènes. C'est un prime, que diable. Donc l'avenir nous le
dira.
-
De plus en plus d'émissions abordant de près ou de loin
l'homosexualité sont programmées à la télévision (764
en 2003, selon MédiaG), surtout sur le câble et le
satellite. En général, pensez-vous que la télévision
donne une bonne image de la communauté gay ou qu'elle a
tendance à la caricaturer ?
-
Soyons francs. Je pense que la plupart du temps on est en
pleine caricature. Les homos sont constamment mis en scène
dans les émissions. Le pire, c'est dans les séries. Comme
je suis fan de séries, je peux vous dire qu'il n'y a guère
que dans Six feet under que l'on donne une image assez
juste. Ceci dit, on va tout de même vers une normalisation.
Chez Bataille et Fontaine, par exemple, il y a une plus
grande lisibilité, on fait l'effort de ne pas marginaliser.
-
Croyez-vous que la communauté gay voit d'un bon oeil les
clichés qui ressortent des émissions évoquant le
phénomène destinées au grand public ?
-
La communauté gay est en général absolument terrifiée
par l'image que l'on projette d'eux. Mais la plupart du
temps, certains homos se communautarisent eux-mêmes. Vous
savez, on m'a dit que je participais à ridiculiser la
communauté gay. Pour moi, il n'y a pas de gays ou
d'hétéros, il y a des êtres humains.
-
Après le succès de l'émission Queer eyes for a straight
guy aux Etats-Unis (ou l'on observait 5 gays relooker un
hétéro), TF1 adapte le concept que l'on verra bientôt sur
nos écrans. Pensez vous que l'intérêt suscité par ce
programme soit justifié ?
-
J'adore la mode, donc en tout état de cause, je trouve
très bien que des gens qui ont du goût en relookent
d'autres. Mais là aussi évitons la caricature. Je ne suis
pas sûr que ce soit une bonne idée que ces relookeurs
soient gays. Je connais beaucoup d'hétéros qui ont du
goût vous savez.
-
TF1 et M6 se disputeraient actuellement l'achat d'une
version gay de Popstars intitulée Gaystars. On peut
comprendre l'intérêt que susciterait un programme que
seuls des participants gays pourrait rendre intéressant.
Mais dans le cas de ce Gaystars, on peut penser que des
candidats homos n'apportent rien de plus que des candidats
hétéros. Trouveriez vous légitime un tel programme ?
-
Alors là, je trouve ça parfaitement ridicule. On tombe
bien bas. Se poser la question de savoir si un gay chante
mieux qu'un hétéro, c'est dégradant et ridicule.
-
Que croyez vous que la culture gay, via les médias, peut
apporter aux téléspectateurs hétéros?
-
Qu'est ce que c'est que la culture gay ? J'ai des potes
homos qui ne savent même pas qui est Kylie Minogue (NDLR :
icône gay). Ceci dit, on explore quand même une certaine
façon d'aborder la fête. Mais comme j'aime à le
répéter, je ne suis pas d'accord pour dire qu'il y a une
communauté gay. Cela peut tout de même apporter une
certaine ouverture. Et si cela peut faire en sorte que
madame Michu accepte la sexualité de son petit-fils qu'elle
ne sait pas être homosexuel, c'est déjà très bien.
-
Que pensez-vous de la nuit gay que propose Canal+ depuis 10
ans ?
-
Génial ! On est dans quelque chose de plus intéressant et
de plus artistique. Certaines choses peuvent paraître plus
outrancières, mais il en faut aussi. Et puis à trois
heures du mat', madame Michu est couchée.
-
L'homosexualité n'est plus taboue à la télévision, en
témoigne le nombre d'émissions et de présentateurs
grandissant. On constate pourtant un oubli de taille dans le
P.A.F : Les lesbiennes. Comment expliquez-vous cela ?
-
Elles me semblent plus acceptées au niveau de la pratique
sexuelle, d'où leur côté moins revendicatrices. Comme me
l'a dit un jour Fred Coppula (NDLR: réalisateur de films
pornos), la représentation de l'image de la sexualité
féminine est moins choquante, plus entendue. Et puis c'est
peut-être déjà rentré dans les moeurs. A contrario,
imaginer le maire de Paris (NDLR : Bertrand Delanoë) se
faire empapaouter exige un effort d'imagination plus
difficile. A côté de ça, pour moi, une femme comme
Daphné Roulier représente la parfaite nouvelle icône du
lesbianisme. Elle a quelque chose de distant, de chic. Sans
contraintes, sans tabous, incroyablement provocante, comme
Coco Chanel.
-
Pink TV, d'abord prévue pour la rentrée 2002, ensuite pour
l'automne 2003, puis pour mi-janvier est sur le point de
voir le jour (elle est en discussions avec le CSA concernant
la programmation des diffusions classés X ). Pensez-vous
qu'une chaîne à thème pour les gays trouvera son public ?
Allez vous participer à cette aventure ?
-
Je ne vois pas ce que je pourrais apporter de plus chez
PinkTV. Je sers plus la cause sur M6, même si je ne suis
pas là pour ça. Sur le câble, je trouve ça très bien,
le concept est très séduisant. Et puis le public existe
déjà. Par exemple, avec tout le respect que j'ai pour ma
concierge, j'attends plus de PinkTV que de ConciergeTV.
-
En 2003, de nombreuses émissions ont fait le choix d'un
thème lié à l'homosexualité pour leur premier numéro ou
pour essayer de doper un concept au score d'audience
décevant. Le résultat escompté ne fut pas toujours au
rendez-vous avec Tribus (échec d'audience, abandon de
l'émission), Affaires de famille (battu par TF1 et France
2), Les coulisses du pouvoir (battu par TF1 et M6),
Scrupules (échec d'audience, modification du concept) et La
vie à deux (échec du casting, suppression du groupe de
participants gays). Les émissions de société
n'auraient-elles pas épuisé le filon ?
-
Je pense que ce sont surtout les émissions de société mal
faites qui ont épuisés le filon. En presse aussi, on tombe
toujours sur les mêmes vieux poncifs. A la télé, le sujet
de l'homosexualité est en général pris comme prétexte
pour combler le temps d'antenne et, à mon avis, le
téléspectateur en a un peu marre. C'est exactement
comparable avec les sujets sur la jet-set. On nous montre
des choses qui n'ont rien à voir avec la réalité, on veut
faire du sensationnel. A force de se répéter, les chaînes
se cassent fatalement les dents.
-
Les coming-out sont de plus en plus fréquents dans les
médias, notamment dans les émissions de téléréalité.
Trouvez-vous normal de s'exprimer publiquement sur sa
sexualité ?
-
Personnellement, j'essaie de cacher ma vie privée à mon
entourage, mais pas ma nature. Le fait d'en parler, c'est
surtout pour exprimer sa personnalité et expliquer que l'on
n'est pas un monstre. C'est tout à fait louable d'exposer
son cas quand il y a équivoque, cela fait avancer la cause
de l'acceptation. Laurent Ruquier est très bien dans ce
sens car il donne une image qui n'est pas marginalisée,
très loin de la folle furieuse.
Propos
recueillis par Florent Quet (Ring.com)
Homosexualité
Comme
dans l'exemple ci-dessus, Magloire était visiblement queer
dans ses interviews mais ne faisait pas vraiment de
Coming-out.
Comme
pour Steevy,
l'acte de coming-out est venu du manifeste pour l'homoparentalité
qu'il a signé et qui fut publié fin octobre 2004 par le
Nouvel Obs. Le manifeste commence ainsi : "Nous
sommes, parmi mille autres traits de notre personnalité,
homosexuels."

Cette
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gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé
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