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Vincent McDoom

Né le 27 octobre 1965 à Sainte-Lucie

Speakrin, animateur télé

Présentation 

Extrait d'une interview à Elle.fr

Je suis né dans les Caraïbes dans une petite île anglophone qui s'appelle Sainte-Lucie. Je suis né dans une grande famille : nous sommes 16. 

A l'âge de 13 ans je voulais travailler dans la mode. Mais à Sainte-Lucie il n'y a pas assez de contacts pour travailler dans ce milieu. J'ai accepté de faire mes études aux Etats-Unis. 

Une fois rentré à Sainte-Lucie j'ai fait connaissance d'un jeune homme qui travaillait à l'ambassade de France, c'était l'attaché culturel. Et grâce à lui j'ai eu une bourse pour venir faire mes études à Paris. 

D'abord j'ai commencé avec un stage d'un an chez Paco Rabanne, que vous avez reçu dans cette émission. Merci Paco. Et après le stage avec Paco Rabanne je suis entré directement à l'école Esmod. Grâce à l'école Esmod j'ai fait des stages chez Olivier Guillemin, Angela Talenzi, Guy Laroche et plein d'autres créateurs, pour terminer chez André Walker. C'est un ami à moi, j'aime beaucoup son univers aussi. C'est un visionnaire, il se rapproche de mes convictions sur la mode. 

Après 10 ans de ce métier là j'ai décidé de prendre un an sabbatique. J'ai commencé à faire un peu de relations publiques. Les gens que je connaissais dans la mode m'ont suivi.

Et un jour dans une boîte de nuit, j'ai rencontré la directrice adjointe de la chaîne, Sabrina Azoulay à Paris Première et c'est comme ça que tout est arrivé. C'est une ascension rapide. Je ne sais pas si je le mérite mais j'aime bien ce que je fais. 

Et moi je pense que le moment est arrivé pour montrer que des gens comme moi existent et pour promouvoir la tolérance à la télé, et je suis peut-être la voie idéale pour éduquer les gens sur la tolérance. Je suis pas mère Thérésa, elle m'a pas donné son flambeau mais je suis prêt à faire le travail.

(elle.fr)

Vincent McDoom et la télé 

Vincent révolutionnera le P.A.F. en réactualisant le métier de speakerine, à sa manière avec cette élégance qui n' appartient qu'à lui, drapé chaque soir dans différents vêtements de créateurs, il fait découvrir au public sa double sensibilité, de laquelle se dégage une sensation profonde d'harmonie intérieure " avant tout le côté masculin, le côté féminin ...ces deux choses sont unies en moi en une seule personne qui est Vincent avant tout". Et c' est cela qui constitue son charisme, mélange de glamour et d'authenticité, doublé d'un généreux humanisme.

Début au cinéma également dans le film de Cheik Doukouré : " Paris selon Moussa " présenté au festival de Cannes et qui reçut en 2003 le premier prix du film humanitaire : prix Unesco des droits de l' homme. Vincent y joue le rôle d' une artiste de cabaret au grand coeur qui offre son aide à Moussa, agriculteur africain venu à Paris pour acheter une pompe à eau pour son exploitation, et aux sans papiers qui occupent une église. " Quand on pensait au respect de l'autre, commente Cheik Doukouré, pourquoi pas un personnage ambiguë, qu on ne peut classifier". Il en trouva l' incarnation métissée en Vincent.

Inspirateur des artistes photographes de mode de l'agence Métis, Vincent fut aussi la vedette de l'exposition " Entre deux " dans le cadre du mois de la photo de Paris en novembre 2002.

Parallèlement à ces premières apparitions à l'écran, Vincent a eu une intense activité humanitaire dans son île natale à Ste Lucie. Il a interpellé le gouvernement en place, là-bas, pour permettre une prise de conscience du sort des enfants de Ste Lucie. Après maints blocages et pérégrinations, il a réussi à se faire entendre pour élaborer les premières ébauches de son association pour l'aide à l'enfance abusée : The Blue Angel of Ste Lucia. Muni des soutiens de l'Unesco , de Mme Duby de l'ambassade de France à Sainte Lucie, de Mme Perben, il compte développer toutes initiatives pouvant financer et encourager les actions du Blue Angel of Ste Lucia .

Avancement significatif également, grâce à son intervention : la loi limitant à un an la possibilité de dépôt de plainte en cas de viol d'enfant a été supprimée : première victoire.

C'est pour cette lutte qu'il s'est engagé dans une prestation de Real TV, à " La Ferme Célébrités ". Fermier en talons hauts, grand collectionneur et amoureux des chaussures - il en possède 900 paires - il a conquis le coeur du grand public qui a pu découvrir que souci de son image et humanisme ne sont pas antagonistes, bien au contraire. Battant en brêche les préjugés, sa présence a ouvert le coeur et l'esprit du plus grand nombre.

En mars 2006, il est le présentateur d'une émission de real-tv : Myriam et les garçons sur TF6.  Vincent McDoom présente Myriam et les garçons sur TF6 tous les mercredis à 22h20. Dans ce jeu de séduction les six hommes participants n’apprennent qu’à la fin que la très belle fille qu’ils doivent séduire est une femme transgenre, une transsexuelle non opérée. 

(à partir de http://fanclubvincentmcdoom.free.fr/   actualisé )

Interview de Vincent McDoom en 2006

Ariane Grassi : Votre présence dans Myriam et les garçons semble une évidence, la percevez-vous comme une nouvelle opportunité de battre en brèche certains préjugés ?

Vincent McDoom : Cette émission est avant tout la tendre histoire d’un être qui a envie qu’on l’aime tel qu’elle est. Elle cherche l’amour et est, pour cela, prête à braver tous les dangers. C’est une histoire vieille comme le monde !

Ariane Grassi : Mais l’ambivalence sexuelle est un thème auquel vous êtes sensibilisé ?

Vincent McDoom : Je milite pour la liberté d’être soi-même. La différence de Myriam, ce n’est finalement qu’un détail, et l’amour voit au-delà de ces détails. Myriam a un corps fantastique, elle est intelligente. Elle a tout pour plaire ! En participant à l’émission , elle veut démontrer qu’elle peut trouver un homme qui l’aime, et pas seulement être consommée sexuellement. Elle est vraiment en harmonie avec elle-même, je suis sûr qu’elle trouvera un jour l’homme de sa vie. Tout le monde a quelque part une paire de chaussures qui lui va !

Ariane Grassi : Que pensez-vous des six garçons qui gravitent autour de Myriam ?

Vincent McDoom : Ce sont de jeunes et beaux garçons, pas très éduqués et en pleine excitation sexuelle. N’oublions pas qu’au début de l’émission, ce sont eux qui choisissent Myriam au milieu d’autres filles. Elle veut apprendre à les connaître, mais eux essaient plutôt de l’amener vers des massages ou des contacts physiques explicites. Les hommes pensent avec leur sexe et choisissent de ne voir que ce qu’ils veulent. Ils côtoyaient Myriam en maillot de bain et n’auraient rien remarqué ? Il faut aussi prendre en compte les 15 000 euros qui attendaient le vainqueur, ça les motivait !

Ariane Grassi : Quel a été l’accueil réservé au programme à l’étranger ?

Vincent McDoom : Myriam et les garçons a marché très fort dans tous les pays où elle a été diffusée, l’Angleterre, l’Australie, la Norvège, l’Argentine... Il ne faut pas se voiler la face, les travestis et l’attirance qu’elles provoquent chez les hommes est une réalité. Ce n’est qu’en raison de l’hypocrisie de la société que cela reste caché.

Ariane Grassi : L’émission joue, cependant, clairement la carte de la provocation...

Vincent McDoom : Ce n’est pas le concept qui est racoleur, ce sont les candidats. Ils sont comme la plupart des autres hommes. Quand ils voient un travesti comme Myriam, ils ressemblent au loup dans Tex Avery, bouche ouverte, langue pendante, mais deviennent violents en découvrant la vérité. Myriam, elle, n’a rien de sulfureux, elle cherche simplement l’amour. Je pense que ce type d’émissions peut éduquer les gens, en rendant leur place aux gens hors-norme que la société tient tant à opprimer. Depuis ma sortie de La Ferme Célébrités, beaucoup de personnes du troisième genre m’arrêtent dans la rue pour me remercier de la visibilité que je leur ai apportée. Elles me racontent leur vie, souvent triste et isolée. Ma plus grande fierté est de marcher dans la rue en talons aiguille et de me faire appeler « Monsieur McDoom ». D’une certaine manière, je leur fais partager mon succès.

Ariane Grassi : Pour vous, la discrimination n’est plus qu’un lointain souvenir ?

Vincent McDoom : Je souffre toujours d’une forme de racisme sur le plan du travail. Depuis deux ans, beaucoup de projets n’ont pas abouti car on ne sait pas dans quelle case me mettre. En Italie, en Allemagne, en Angleterre... des personnes comme moi sont présentateurs. Je me verrais bien avoir mon propre talk-show comme Oprah Winfrey ou David Lettermann. Les gens veulent des animateurs spontanés et sensibles dans des émissions qui les font rêver. Mais les annonceurs publicitaires sont craintifs. Ce n’est pas de sitôt que je pourrais faire une pub « Parce que je le vaux bien » !

Ariane Grassi : Vous semblez désabusé par le monde du show-business...

Vincent McDoom : Dieu me donne du courage et je sais qu’il y a aussi des gens bons dans ce métier qui donnent leur chance aux débutants. Bernard Tapie, par exemple, m’a proposé de jouer à ses côtés dans Commissaire Valence. Je suis une pierre brute prête à être poncée, il faut juste trouver la bonne personne pour tailler le diamant !

Ariane Grassi : Que diriez-vous à ceux que votre ambiguïté sexuelle dérange ?

Vincent McDoom : A mes yeux, un artiste n’a pas de sexe. Il véhicule une esthétique qui dépasse ce genre de considérations. Ceux qui se sentent mal-aimés pour leur différence, quelle qu’elle soit, se reconnaissent en moi. De nos jours, je trouve ça vulgaire d’avoir encore à justifier sa sexualité.

Ariane Grassi : Avez-vous gardé contact avec les autres participants de La Ferme Célébrités ?

Vincent McDoom : Bien sûr, je revois Mouss, qui est une personne extraordinaire, Mia, Pascal aussi mais moins souvent puisqu’il habite en Corse. J’apprécie toujours autant la gentillesse d’Eve. Je ne comprends pas qu’elle insiste à médiatiser sa descente, j’aimerais pouvoir la protéger. Elodie Gossuin est une fille bien, mais elle devrait prendre du recul vis à vis des médias, sinon elle va se griller. Et il y a un an et demi, j’ai tenté de reprendre contact avec Sébastien Mourra, pour arranger ce qui n’était finalement que de la télé, mais il n’a rien voulu entendre.

Ariane Grassi : TF1 s’apprête à lancer sa nouvelle émission de télé-réalité Sortez-moi de là, je suis une célébrité, sorte de Koh-Lanta pour personnalités. Seriez-vous tenté d’y participer ?

Vincent McDoom : La télé-réalité a vraiment été une chance pour moi, mais je n’envisage pas d’en refaire, en tout cas pas en France. Je préfère explorer d’autres voies, comme celle de présentateur. Cela dit, je me verrais bien incarner une sorte de Paris Hilton dans The simple life, ce serait un bon moyen de faire passer des messages. Je serais également très excité à l’idée de participer à une série télé. Je rêve d’un rôle comme celui de Gabrielle dans Desperate housewives, Samantha dans Sex and the City ou bien encore Phoebe dans Friends.

Ariane Grassi : Votre projet d’association a-t-il fini par aboutir malgré les démêlés juridiques qui vous opposait à L’Ange bleu ?

Vincent McDoom : Les 45 000 euros gagnés à La Ferme sont maintenant dans les comptes de la Blue Angel Foundation, une fondation et non pas une association, qui offre une écoute psychologique et un refuge pour que les nombreux enfants de Sainte Lucie victimes de sévices sexuels reprennent goût à la vie. Je veux leur donner une chance, même si cela prend du temps. Rome ne s’est pas faite en un jour, et petit à petit je vais construire ma Rome, ce sera une Rome pleine de tolérance !

Affaire de l'Ange bleu : la justice donne raison à Vincent McDoom

Après le purin, le pétrin. Celui dans lequel se retrouve Vincent McDoom, ancien candidat de la Ferme Célébrités de TF1, depuis qu'il refuse de voir l'association qu'il représentait toucher le gain promis. Résultat : l'Ange bleu ­ qui lutte contre la pédophilie ­ traînait hier TF1 et So Nice, la filiale d'Endemol qui produit la Ferme, devant la justice. Et c'est parole contre parole.

Pour l'Ange bleu. Le 10 avril, jour du démarrage de la télé-réalité champêtre de TF1, l'animateur Christophe Dechavanne interroge Vincent McDoom : «Quelle association avez-vous choisie ? ­ J'ai décidé de me battre pour une association qui s'appelle l'Ange bleu.» Car TF1 a voulu habiller sa nouvelle real-TV d'un alibi caritatif : les candidats sont payés (15 000 euros environ par semaine), mais chaque semaine de présence rapporte 10 000 euros à une association. McDoom reste en course neuf semaines, soit 90 000 euros pour l'Ange bleu... qui n'en a toujours pas vu la couleur. Défense de l'avocate de So Nice : «Le choix de l'association n'appartient qu'au candidat et il n'est pas dit que ce choix n'est pas irrévocable.»

«Violé». Pourquoi McDoom a-t-il changé d'avis ? Son avocat sort les violons : «Un drame personnel a bouleversé sa vie, il a été violé à 7 ans. C'est pourquoi il a choisi de mettre sa notoriété au profit d'enfants et exclusivement d'enfants.» Problème, selon McDoom, l'Ange bleu ne se contente pas d'aider les victimes de pédophiles, mais «oriente vers des psys ceux qui appellent l'association en disant avoir ce désir horrible». Et il affirme avoir découvert après l'émission que l'Ange bleu fait de la prise en charge de pédophiles, aspect auquel il «refuse d'associer son nom et sa notoriété». D'où son choix de verser l'argent à une association qui s'occupe uniquement de victimes de pédophiles. TF1 et So Nice demandent que l'argent soit versé à une association désignée par la justice. 

Le tribunal de Paris a rejeté vendredi la demande de l'association de lutte contre la pédophilie L'Ange Bleu, qui réclame le paiement des gains glanés par Vincent Mc Doom lors de l'émission de télé-réalité "La Ferme Célébrités", comme prévu avant la diffusion du programme.

Devant les juges du référé, l'Ange Bleu demandait à TF1 et la société de production So Nice le versement de l'argent. Mais le tribunal a estimé que l'association n'était pas fondée à agir en justice en tant que personne morale, sa création n'ayant pas été régulièrement déposée en préfecture.

M. Mc Doom, qui n'était pas présent à l'audience en référé, demandait de son côté que la part des gains qui devait être versée à L'Ange Bleu soit finalement versée par TF1 et la société de production So Nice à une autre association, l'Enfant Bleu.

Le tribunal a également rejeté cette demande, tout comme celle de TF1 et de So Nice de geler les 90.000 euros en attendant que la justice se prononce éventuellement sur le fond dans cette affaire.

Parmi les associations de lutte contre la pédophilie, L'Ange Bleu est un cas à part puisque toutes les autres concentrent leurs efforts sur l'aide aux victimes et la protection de l'enfance, pas sur les pédophiles eux-mêmes.

(libération et voilà)

Livre : L’homme que je suis

Date de publication : 4/11/2004
Editeur : Michel Lafon
Pages : 278
Prix du livre : 19 Euros

RÉSUMÉ DU LIVRE

Différent dès l'enfance, rejeté par les siens, hué à l'école, battu chez lui, esclave à tout faire, Vincent Mc Doom est violé à douze ans par un proche, un notable de son île, Sainte-Lucie. Un viol à répétition qui va le marquer à vie... Les femmes et la mode le sauveront. Car Vincent a des robes plein la tête, et le talent au bout des doigts. Il dessine ses modèles, les coud, les porte, juché sur ses talons aiguilles qui l'entraînent jusqu'à Paris, dans le sillage des plus grands couturiers, et, aussi, dans les somptueuses galères des jeunes créateurs en mal de mécène. Un personnage en quête d'identité, mais surtout d'amour, dont le but le plus cher est de venir en aide aux enfants abusés de son pays, où l'arrogance des uns et la misère des autres font tant de victimes innocentes.

(fnac)

Bisexualité

CONFIDENCES Dans son autobiographie «L'homme que je suis», l'ancien candidat de «La ferme Célébrités» a levé le voile sur des années de combat pour atteindre une vie affective équilibrée.

Après avoir lu le récit que Vincent McDoom a fait des premières années de sa vie jusqu'à aujourd'hui dans son livre «L'homme que je suis» (paru aux Editions Michel Laffont), on est consterné. Face au styliste qui confie sans retenue les nombreux épisodes difficiles qu'il a vécus, l'astro-interview s'efface. Tout commence pour lui le 27 octobre 1965, lorsqu'il naît à Sainte-Lucie, dans les Antilles, en milieu pauvre, à même le sol de la cuisine, du ventre de sa mère que son père venait de frapper à coups de pied. Depuis, son quotidien a rimé avec survie. Entre 9 et 13 ans, il a subi en silence le viol, pris de force par son oncle, président du Sénat à Sainte-Lucie.

Si je n'avais pas lu votre livre, Vincent, en voyant votre Lune de naissance, je vous aurais demandé si vous aviez grandi loin de votre mère...
Au vu de la violence des circonstances dans lesquelles je suis né, ma mère m'a tout de suite rejeté. Elle ne pouvait pas me garder. Je lui rappelais la violence de mon père, un homme qui la rendait dépressive, séduisait les femmes et les abandonnait après leur avoir fait des enfants. C'est ma grand-mère paternelle, Mama Fa, qui m'a élevé, après avoir détecté, sur l'un de mes bras, une marque de naissance qui disait bien, à ses yeux, que j'étais son petit-enfant. Ma grand-mère a recueilli d'autres enfants de mon père. L'argent qu'elle recevait pour subvenir à leurs besoins lui offrait une forme de sécurité. Mais j'étais son chouchou.

Aveuglée par votre éducation, qu'elle veut pourtant rigide, votre grand-mère ne voit pas que votre oncle vous fait des avances sous son toit...
Parce que tout simplement, dans les familles comme la nôtre, on ne voit rien. Et mon oncle savait où mettre ses mains à des moments inattendus où personne ne nous regardait. Ensuite, entre 9 et 13 ans, c'est sous le toit de ma tante, chez qui je suis allé vivre, que j'ai subi les viols multiples de mon oncle.

Votre tante, elle, vous surprend sur le fait, mais ne dit rien...
A cause de la sacro-sainte loi du silence qui règne à Sainte-Lucie, où les enfants sont traités comme des poubelles à sperme. Excusez-moi du terme! Et ma tante subissait aussi la situation. Au lieu de me venir en aide, elle a donc préféré me rejeter, partant du principe que c'était moi qui faisais des avances à son mari. Il y a deux ans, j'ai dénoncé mon oncle dans les médias à Sainte-Lucie. A ce moment-là, tous ses habitants ont suspendu leurs activités, scandalisés par le fait que mon oncle, président du Sénat, ait agi de la sorte. Ce dernier a bien sûr dû démissionner.

Avec ce passé douloureux, il vous a été ensuite pénible de vous laisser aller à l'amour une fois adulte... Votre premier amour a été Corey.
Notre première rencontre s'est faite dans la rue, à Paris, où il s'est mis à me suivre, en rigolant. Elle a eu lieu le jour de la mort de ma grand-mère, à l'enterrement de laquelle je n'ai pu me rendre, faute d'argent. Et tout de suite, nous avons vécu ensemble. C'était une racaille, un fumeur de pétards. Mais les racailles ont le coeur tendre.

C'est avec lui que vous avez appris vos premiers gestes d'amour, vos premières caresses?
Chaque fois que nous essayions quoi que ce soit, les visions de mon agresseur me revenaient à l'esprit. Alors nous n'en sommes restés qu'au stade des bisous et des caresses. C'est à 31 ans que j'ai connu l'amour. Il a fallu que j'attende donc de 13 à 31 ans pour qu'il se passe vraiment quelque chose avec quelqu'un.

Bon, on a un peu oublié l'astro-interview, tout étant dit dans votre autobiographie. Par contre, nous avons su qu'aujourd'hui il y a un certain Nicolas dans ta vie...
C'est un jeune comédien dont j'ai fait la connaissance il y a deux ou trois ans. Pendant un an, nous n'avons été qu'amis. Et un jour ça s'est passé. Je ne souhaite pas dévoiler son identité au public, car il n'a encore pas eu le courage de parler de nous à ses parents. Nous ne vivons par conséquent pas ensemble, et sommes un peu clandestins. Et puis, Nicolas a envie d'exister par lui-même et non pas à travers moi. On verra bien où cette relation nous mènera.

(lematin.ch)

en plus ...

L'ancien "speakrin" de Paris Première accepte de parler de son petit ami et de ses projets à l'hebdomadaire Télé Loisirs.

Vincent Mc Doom raconte au sujet de Nicolas, son petit ami, qu'il a assez mal supporté le séjour de Vincent dans la Ferme Célébrités : "Nous ne nous sommes pas parlés avant cette 9ème et dernière semaine. Je ne voulais pas médiatiser notre relation, car c'est un jeune acteur qui a besoin d'exister par lui-même, il ne veut pas décrocher un rôle parce que j'ai fait la ferme."

Il ajoute que Nicolas n'était jaloux de son amitié avec Pascal Olmeta : "Non, il n'est pas jaloux. En fait, il a les mêmes sensibilité et générosité que Pascal, mais il a 26 ans, il n'a pas encore son vécu et sa sagesse."

pour finir ...

Interviewé par Stéphane Bern en mars 2006, il s'est défini comme aimant indifféremment les hommes et les femmes. D'où son classement en bisexuel !!

Cette page fait partie d'un site très complet sur les personnalités gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé par la page principale, cliquez ICI pour accèder à celle-ci.