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Présentation
Extrait
d'une interview à Elle.fr
Je
suis né dans les Caraïbes dans une petite île anglophone
qui s'appelle Sainte-Lucie. Je suis né dans une grande
famille : nous sommes 16.
A
l'âge de 13 ans je voulais travailler dans la mode. Mais à
Sainte-Lucie il n'y a pas assez de contacts pour travailler
dans ce milieu. J'ai accepté de faire mes études aux
Etats-Unis.
Une
fois rentré à Sainte-Lucie j'ai fait connaissance d'un
jeune homme qui travaillait à l'ambassade de France,
c'était l'attaché culturel. Et grâce à lui j'ai eu une
bourse pour venir faire mes études à Paris.
D'abord
j'ai commencé avec un stage d'un an chez Paco Rabanne, que
vous avez reçu dans cette émission. Merci Paco. Et après
le stage avec Paco Rabanne je suis entré directement à
l'école Esmod. Grâce à l'école Esmod j'ai fait des
stages chez Olivier Guillemin, Angela Talenzi, Guy Laroche
et plein d'autres créateurs, pour terminer chez André
Walker. C'est un ami à moi, j'aime beaucoup son univers
aussi. C'est un visionnaire, il se rapproche de mes
convictions sur la mode.
Après
10 ans de ce métier là j'ai décidé de prendre un an
sabbatique. J'ai commencé à faire un peu de relations
publiques. Les gens que je connaissais dans la mode m'ont
suivi.
Et
un jour dans une boîte de nuit, j'ai rencontré la
directrice adjointe de la chaîne, Sabrina Azoulay à Paris
Première et c'est comme ça que tout est arrivé. C'est une
ascension rapide. Je ne sais pas si je le mérite mais
j'aime bien ce que je fais.
Et
moi je pense que le moment est arrivé pour montrer que des
gens comme moi existent et pour promouvoir la tolérance à
la télé, et je suis peut-être la voie idéale pour
éduquer les gens sur la tolérance. Je suis pas mère
Thérésa, elle m'a pas donné son flambeau mais je suis
prêt à faire le travail.
(elle.fr)
Vincent
McDoom et la télé
Vincent
révolutionnera le P.A.F. en réactualisant le métier de
speakerine, à sa manière avec cette élégance qui n'
appartient qu'à lui, drapé chaque soir dans différents
vêtements de créateurs, il fait découvrir au public sa
double sensibilité, de laquelle se dégage une sensation
profonde d'harmonie intérieure " avant tout le côté
masculin, le côté féminin ...ces deux choses sont unies
en moi en une seule personne qui est Vincent avant
tout". Et c' est cela qui constitue son charisme,
mélange de glamour et d'authenticité, doublé d'un
généreux humanisme.
Début
au cinéma également dans le film de Cheik Doukouré :
" Paris selon Moussa " présenté au festival de
Cannes et qui reçut en 2003 le premier prix du film
humanitaire : prix Unesco des droits de l' homme. Vincent y
joue le rôle d' une artiste de cabaret au grand coeur qui
offre son aide à Moussa, agriculteur africain venu à Paris
pour acheter une pompe à eau pour son exploitation, et aux
sans papiers qui occupent une église. " Quand on
pensait au respect de l'autre, commente Cheik Doukouré,
pourquoi pas un personnage ambiguë, qu on ne peut
classifier". Il en trouva l' incarnation métissée en
Vincent.
Inspirateur des artistes photographes de mode de l'agence
Métis, Vincent fut aussi la vedette de l'exposition "
Entre deux " dans le cadre du mois de la photo de Paris
en novembre 2002.
Parallèlement
à ces premières apparitions à l'écran, Vincent a eu une
intense activité humanitaire dans son île natale à Ste
Lucie. Il a interpellé le gouvernement en place, là-bas,
pour permettre une prise de conscience du sort des enfants
de Ste Lucie. Après maints blocages et pérégrinations, il
a réussi à se faire entendre pour élaborer les premières
ébauches de son association pour l'aide à l'enfance
abusée : The Blue Angel of Ste Lucia. Muni des soutiens de
l'Unesco , de Mme Duby de l'ambassade de France à Sainte
Lucie, de Mme Perben, il compte développer toutes
initiatives pouvant financer et encourager les actions du
Blue Angel of Ste Lucia .
Avancement
significatif également, grâce à son intervention : la loi
limitant à un an la possibilité de dépôt de plainte en
cas de viol d'enfant a été supprimée : première
victoire.
C'est pour cette lutte qu'il s'est engagé dans une
prestation de Real TV, à " La Ferme Célébrités
". Fermier en talons hauts, grand collectionneur et
amoureux des chaussures - il en possède 900 paires - il a
conquis le coeur du grand public qui a pu découvrir que
souci de son image et humanisme ne sont pas antagonistes,
bien au contraire. Battant en brêche les préjugés, sa
présence a ouvert le coeur et l'esprit du plus grand
nombre.
En
mars 2006, il est le présentateur d'une émission de
real-tv : Myriam et les garçons sur TF6. Vincent
McDoom présente Myriam et les garçons sur TF6 tous les
mercredis à 22h20. Dans ce jeu de séduction les six hommes
participants n’apprennent qu’à la fin que la très
belle fille qu’ils doivent séduire est une femme
transgenre, une transsexuelle non opérée.
(à
partir de http://fanclubvincentmcdoom.free.fr/
actualisé )
Interview
de Vincent McDoom en 2006
Ariane
Grassi : Votre présence dans Myriam et les garçons semble
une évidence, la percevez-vous comme une nouvelle
opportunité de battre en brèche certains préjugés ?
Vincent
McDoom : Cette émission est avant tout la tendre histoire d’un
être qui a envie qu’on l’aime tel qu’elle est. Elle
cherche l’amour et est, pour cela, prête à braver tous
les dangers. C’est une histoire vieille comme le monde !
Ariane
Grassi : Mais l’ambivalence sexuelle est un thème auquel
vous êtes sensibilisé ?
Vincent
McDoom : Je milite pour la liberté d’être soi-même. La
différence de Myriam, ce n’est finalement qu’un
détail, et l’amour voit au-delà de ces détails. Myriam
a un corps fantastique, elle est intelligente. Elle a tout
pour plaire ! En participant à l’émission , elle veut
démontrer qu’elle peut trouver un homme qui l’aime, et
pas seulement être consommée sexuellement. Elle est
vraiment en harmonie avec elle-même, je suis sûr qu’elle
trouvera un jour l’homme de sa vie. Tout le monde a
quelque part une paire de chaussures qui lui va !
Ariane
Grassi : Que pensez-vous des six garçons qui gravitent
autour de Myriam ?
Vincent
McDoom : Ce sont de jeunes et beaux garçons, pas très
éduqués et en pleine excitation sexuelle. N’oublions pas
qu’au début de l’émission, ce sont eux qui choisissent
Myriam au milieu d’autres filles. Elle veut apprendre à
les connaître, mais eux essaient plutôt de l’amener vers
des massages ou des contacts physiques explicites. Les
hommes pensent avec leur sexe et choisissent de ne voir que
ce qu’ils veulent. Ils côtoyaient Myriam en maillot de
bain et n’auraient rien remarqué ? Il faut aussi prendre
en compte les 15 000 euros qui attendaient le vainqueur, ça
les motivait !
Ariane
Grassi : Quel a été l’accueil réservé au programme à
l’étranger ?
Vincent
McDoom : Myriam et les garçons a marché très fort dans
tous les pays où elle a été diffusée, l’Angleterre, l’Australie,
la Norvège, l’Argentine... Il ne faut pas se voiler la
face, les travestis et l’attirance qu’elles provoquent
chez les hommes est une réalité. Ce n’est qu’en raison
de l’hypocrisie de la société que cela reste caché.
Ariane
Grassi : L’émission joue, cependant, clairement la carte
de la provocation...
Vincent
McDoom : Ce n’est pas le concept qui est racoleur, ce sont
les candidats. Ils sont comme la plupart des autres hommes.
Quand ils voient un travesti comme Myriam, ils ressemblent
au loup dans Tex Avery, bouche ouverte, langue pendante,
mais deviennent violents en découvrant la vérité. Myriam,
elle, n’a rien de sulfureux, elle cherche simplement l’amour.
Je pense que ce type d’émissions peut éduquer les gens,
en rendant leur place aux gens hors-norme que la société
tient tant à opprimer. Depuis ma sortie de La Ferme
Célébrités, beaucoup de personnes du troisième genre m’arrêtent
dans la rue pour me remercier de la visibilité que je leur
ai apportée. Elles me racontent leur vie, souvent triste et
isolée. Ma plus grande fierté est de marcher dans la rue
en talons aiguille et de me faire appeler « Monsieur McDoom
». D’une certaine manière, je leur fais partager mon
succès.
Ariane
Grassi : Pour vous, la discrimination n’est plus qu’un
lointain souvenir ?
Vincent
McDoom : Je souffre toujours d’une forme de racisme sur le
plan du travail. Depuis deux ans, beaucoup de projets n’ont
pas abouti car on ne sait pas dans quelle case me mettre. En
Italie, en Allemagne, en Angleterre... des personnes comme
moi sont présentateurs. Je me verrais bien avoir mon propre
talk-show comme Oprah Winfrey ou David Lettermann. Les gens
veulent des animateurs spontanés et sensibles dans des
émissions qui les font rêver. Mais les annonceurs
publicitaires sont craintifs. Ce n’est pas de sitôt que
je pourrais faire une pub « Parce que je le vaux bien » !
Ariane
Grassi : Vous semblez désabusé par le monde du
show-business...
Vincent
McDoom : Dieu me donne du courage et je sais qu’il y a
aussi des gens bons dans ce métier qui donnent leur chance
aux débutants. Bernard Tapie, par exemple, m’a proposé
de jouer à ses côtés dans Commissaire Valence. Je suis
une pierre brute prête à être poncée, il faut juste
trouver la bonne personne pour tailler le diamant !
Ariane
Grassi : Que diriez-vous à ceux que votre ambiguïté
sexuelle dérange ?
Vincent
McDoom : A mes yeux, un artiste n’a pas de sexe. Il
véhicule une esthétique qui dépasse ce genre de
considérations. Ceux qui se sentent mal-aimés pour leur
différence, quelle qu’elle soit, se reconnaissent en moi.
De nos jours, je trouve ça vulgaire d’avoir encore à
justifier sa sexualité.
Ariane
Grassi : Avez-vous gardé contact avec les autres
participants de La Ferme Célébrités ?
Vincent
McDoom : Bien sûr, je revois Mouss, qui est une personne
extraordinaire, Mia, Pascal aussi mais moins souvent puisqu’il
habite en Corse. J’apprécie toujours autant la
gentillesse d’Eve. Je ne comprends pas qu’elle insiste
à médiatiser sa descente, j’aimerais pouvoir la
protéger. Elodie Gossuin est une fille bien, mais elle
devrait prendre du recul vis à vis des médias, sinon elle
va se griller. Et il y a un an et demi, j’ai tenté de
reprendre contact avec Sébastien Mourra, pour arranger ce
qui n’était finalement que de la télé, mais il n’a
rien voulu entendre.
Ariane
Grassi : TF1 s’apprête à lancer sa nouvelle émission de
télé-réalité Sortez-moi de là, je suis une
célébrité, sorte de Koh-Lanta pour personnalités.
Seriez-vous tenté d’y participer ?
Vincent
McDoom : La télé-réalité a vraiment été une chance
pour moi, mais je n’envisage pas d’en refaire, en tout
cas pas en France. Je préfère explorer d’autres voies,
comme celle de présentateur. Cela dit, je me verrais bien
incarner une sorte de Paris Hilton dans The simple life, ce
serait un bon moyen de faire passer des messages. Je serais
également très excité à l’idée de participer à une
série télé. Je rêve d’un rôle comme celui de
Gabrielle dans Desperate housewives, Samantha dans Sex and
the City ou bien encore Phoebe dans Friends.
Ariane
Grassi : Votre projet d’association a-t-il fini par
aboutir malgré les démêlés juridiques qui vous opposait
à L’Ange bleu ?
Vincent
McDoom : Les 45 000 euros gagnés à La Ferme sont
maintenant dans les comptes de la Blue Angel Foundation, une
fondation et non pas une association, qui offre une écoute
psychologique et un refuge pour que les nombreux enfants de
Sainte Lucie victimes de sévices sexuels reprennent goût
à la vie. Je veux leur donner une chance, même si cela
prend du temps. Rome ne s’est pas faite en un jour, et
petit à petit je vais construire ma Rome, ce sera une Rome
pleine de tolérance !
Affaire
de l'Ange bleu : la justice donne raison à Vincent McDoom
Après
le purin, le pétrin. Celui dans lequel se retrouve Vincent
McDoom, ancien candidat de la Ferme Célébrités de TF1,
depuis qu'il refuse de voir l'association qu'il
représentait toucher le gain promis. Résultat : l'Ange
bleu qui lutte contre la pédophilie traînait hier
TF1 et So Nice, la filiale d'Endemol qui produit la Ferme,
devant la justice. Et c'est parole contre parole.
Pour
l'Ange bleu. Le 10 avril, jour du démarrage de la
télé-réalité champêtre de TF1, l'animateur Christophe
Dechavanne interroge Vincent McDoom : «Quelle association
avez-vous choisie ? J'ai décidé de me battre pour une
association qui s'appelle l'Ange bleu.» Car TF1 a voulu
habiller sa nouvelle real-TV d'un alibi caritatif : les
candidats sont payés (15 000 euros environ par semaine),
mais chaque semaine de présence rapporte 10 000 euros à
une association. McDoom reste en course neuf semaines, soit
90 000 euros pour l'Ange bleu... qui n'en a toujours pas vu
la couleur. Défense de l'avocate de So Nice : «Le choix de
l'association n'appartient qu'au candidat et il n'est pas
dit que ce choix n'est pas irrévocable.»
«Violé».
Pourquoi McDoom a-t-il changé d'avis ? Son avocat sort les
violons : «Un drame personnel a bouleversé sa vie, il a
été violé à 7 ans. C'est pourquoi il a choisi de mettre
sa notoriété au profit d'enfants et exclusivement
d'enfants.» Problème, selon McDoom, l'Ange bleu ne se
contente pas d'aider les victimes de pédophiles, mais
«oriente vers des psys ceux qui appellent l'association en
disant avoir ce désir horrible». Et il affirme avoir
découvert après l'émission que l'Ange bleu fait de la
prise en charge de pédophiles, aspect auquel il «refuse
d'associer son nom et sa notoriété». D'où son choix de
verser l'argent à une association qui s'occupe uniquement
de victimes de pédophiles. TF1 et So Nice demandent que
l'argent soit versé à une association désignée par la
justice.
Le
tribunal de Paris a rejeté vendredi la demande de
l'association de lutte contre la pédophilie L'Ange Bleu,
qui réclame le paiement des gains glanés par Vincent Mc
Doom lors de l'émission de télé-réalité "La Ferme
Célébrités", comme prévu avant la diffusion du
programme.
Devant les juges du référé, l'Ange Bleu demandait à TF1
et la société de production So Nice le versement de
l'argent. Mais le tribunal a estimé que l'association n'était
pas fondée à agir en justice en tant que personne morale,
sa création n'ayant pas été régulièrement déposée en
préfecture.
M. Mc Doom, qui n'était pas présent à l'audience en référé,
demandait de son côté que la part des gains qui devait être
versée à L'Ange Bleu soit finalement versée par TF1 et la
société de production So Nice à une autre association,
l'Enfant Bleu.
Le tribunal a également rejeté cette demande, tout comme
celle de TF1 et de So Nice de geler les 90.000 euros en
attendant que la justice se prononce éventuellement sur le
fond dans cette affaire.
Parmi les associations de lutte contre la pédophilie, L'Ange Bleu est un cas à part puisque toutes les autres
concentrent leurs efforts sur l'aide aux victimes et la
protection de l'enfance, pas sur les pédophiles eux-mêmes.
(libération
et voilà)
Livre
: L’homme que je suis
Date de publication : 4/11/2004
Editeur : Michel Lafon
Pages : 278
Prix du livre : 19 Euros
RÉSUMÉ
DU LIVRE
Différent
dès l'enfance, rejeté par les siens, hué à l'école,
battu chez lui, esclave à tout faire, Vincent Mc Doom est
violé à douze ans par un proche, un notable de son île,
Sainte-Lucie. Un viol à répétition qui va le marquer à
vie... Les femmes et la mode le sauveront. Car Vincent a des
robes plein la tête, et le talent au bout des doigts. Il
dessine ses modèles, les coud, les porte, juché sur ses
talons aiguilles qui l'entraînent jusqu'à Paris, dans le
sillage des plus grands couturiers, et, aussi, dans les
somptueuses galères des jeunes créateurs en mal de
mécène. Un personnage en quête d'identité, mais surtout
d'amour, dont le but le plus cher est de venir en aide aux
enfants abusés de son pays, où l'arrogance des uns et la
misère des autres font tant de victimes innocentes.

(fnac)
Bisexualité
CONFIDENCES
Dans son autobiographie «L'homme que je suis», l'ancien
candidat de «La ferme Célébrités» a levé le voile sur
des années de combat pour atteindre une vie affective
équilibrée.
Après
avoir lu le récit que Vincent McDoom a fait des premières
années de sa vie jusqu'à aujourd'hui dans son livre
«L'homme que je suis» (paru aux Editions Michel Laffont),
on est consterné. Face au styliste qui confie sans retenue
les nombreux épisodes difficiles qu'il a vécus, l'astro-interview
s'efface. Tout commence pour lui le 27 octobre 1965,
lorsqu'il naît à Sainte-Lucie, dans les Antilles, en
milieu pauvre, à même le sol de la cuisine, du ventre de
sa mère que son père venait de frapper à coups de pied.
Depuis, son quotidien a rimé avec survie. Entre 9 et 13
ans, il a subi en silence le viol, pris de force par son
oncle, président du Sénat à Sainte-Lucie.
Si je
n'avais pas lu votre livre, Vincent, en voyant votre Lune de
naissance, je vous aurais demandé si vous aviez grandi loin
de votre mère...
Au vu de la violence des circonstances dans lesquelles je
suis né, ma mère m'a tout de suite rejeté. Elle ne
pouvait pas me garder. Je lui rappelais la violence de mon
père, un homme qui la rendait dépressive, séduisait les
femmes et les abandonnait après leur avoir fait des
enfants. C'est ma grand-mère paternelle, Mama Fa, qui m'a
élevé, après avoir détecté, sur l'un de mes bras, une
marque de naissance qui disait bien, à ses yeux, que
j'étais son petit-enfant. Ma grand-mère a recueilli
d'autres enfants de mon père. L'argent qu'elle recevait
pour subvenir à leurs besoins lui offrait une forme de
sécurité. Mais j'étais son chouchou.
Aveuglée
par votre éducation, qu'elle veut pourtant rigide, votre
grand-mère ne voit pas que votre oncle vous fait des
avances sous son toit...
Parce que tout simplement, dans les familles comme la
nôtre, on ne voit rien. Et mon oncle savait où mettre ses
mains à des moments inattendus où personne ne nous
regardait. Ensuite, entre 9 et 13 ans, c'est sous le toit de
ma tante, chez qui je suis allé vivre, que j'ai subi les
viols multiples de mon oncle.
Votre
tante, elle, vous surprend sur le fait, mais ne dit rien...
A cause de la sacro-sainte loi du silence qui règne à
Sainte-Lucie, où les enfants sont traités comme des
poubelles à sperme. Excusez-moi du terme! Et ma tante
subissait aussi la situation. Au lieu de me venir en aide,
elle a donc préféré me rejeter, partant du principe que
c'était moi qui faisais des avances à son mari. Il y a
deux ans, j'ai dénoncé mon oncle dans les médias à
Sainte-Lucie. A ce moment-là, tous ses habitants ont
suspendu leurs activités, scandalisés par le fait que mon
oncle, président du Sénat, ait agi de la sorte. Ce dernier
a bien sûr dû démissionner.
Avec ce
passé douloureux, il vous a été ensuite pénible de vous
laisser aller à l'amour une fois adulte... Votre premier
amour a été Corey.
Notre première rencontre s'est faite dans la rue, à Paris,
où il s'est mis à me suivre, en rigolant. Elle a eu lieu
le jour de la mort de ma grand-mère, à l'enterrement de
laquelle je n'ai pu me rendre, faute d'argent. Et tout de
suite, nous avons vécu ensemble. C'était une racaille, un
fumeur de pétards. Mais les racailles ont le coeur tendre.
C'est
avec lui que vous avez appris vos premiers gestes d'amour,
vos premières caresses?
Chaque fois que nous essayions quoi que ce soit, les visions
de mon agresseur me revenaient à l'esprit. Alors nous n'en
sommes restés qu'au stade des bisous et des caresses. C'est
à 31 ans que j'ai connu l'amour. Il a fallu que j'attende
donc de 13 à 31 ans pour qu'il se passe vraiment quelque
chose avec quelqu'un.
Bon, on
a un peu oublié l'astro-interview, tout étant dit dans
votre autobiographie. Par contre, nous avons su
qu'aujourd'hui il y a un certain Nicolas dans ta vie...
C'est un jeune comédien dont j'ai fait la connaissance il y
a deux ou trois ans. Pendant un an, nous n'avons été
qu'amis. Et un jour ça s'est passé. Je ne souhaite pas
dévoiler son identité au public, car il n'a encore pas eu
le courage de parler de nous à ses parents. Nous ne vivons
par conséquent pas ensemble, et sommes un peu clandestins.
Et puis, Nicolas a envie d'exister par lui-même et non pas
à travers moi. On verra bien où cette relation nous
mènera.
(lematin.ch)
en plus ...
L'ancien
"speakrin" de Paris Première accepte de parler de
son petit ami et de ses projets à l'hebdomadaire Télé
Loisirs.
Vincent Mc
Doom raconte au sujet de Nicolas, son petit ami, qu'il a
assez mal supporté le séjour de Vincent dans la Ferme
Célébrités : "Nous ne nous sommes pas parlés avant
cette 9ème et dernière semaine. Je ne voulais pas
médiatiser notre relation, car c'est un jeune acteur qui a
besoin d'exister par lui-même, il ne veut pas décrocher un
rôle parce que j'ai fait la ferme."
Il ajoute que
Nicolas n'était jaloux de son amitié avec Pascal Olmeta :
"Non, il n'est pas jaloux. En fait, il a les mêmes
sensibilité et générosité que Pascal, mais il a 26 ans,
il n'a pas encore son vécu et sa sagesse."
pour finir
...
Interviewé
par Stéphane Bern en mars 2006, il s'est défini comme
aimant indifféremment les hommes et les femmes. D'où son
classement en bisexuel !!

Cette
page fait partie d'un site très complet sur les personnalités
gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé
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