Un an après la sortie du guide hard sur la sexualité réalisé par le SNEG, destiné plus particulièrement aux lieux avec backrom (25 000 ex. distribués à ce jour en France), c’est en dialoguant avec les exploitants que l’idée d’un guide plus soft est née afin d’être plus largement diffusé notamment dans plus de 400 lieux festifs sans backroom suivis en prévention par notre équipe prévention.
"Comme dans la précédente version, nous restons très attachés à engager les gays dans une réflexion sur le risque favorisant un changement individuel et collectif de comportement. Mais cette approche de la prévention ne peut se faire sans au préalable, un rappel le plus complet possible des règles de base et des paramètres de contamination du VIH et des IST auxquels toute personne est confrontée dans sa vie sexuelle, qu’elle le veuille ou pas, célibataire ou en couple", explique Antonio Alexandre, directeur national Prévention au SNEG.
Ce guide (diffusé à 60 000 exemplaires) propose au lecteur de se faire sa propre opinion sur ses pratiques et de prendre conscience de leurs conséquences sur sa santé. "Il n’a pas pour volonté de formuler un jugement moral, prévient le SNEG. Il ne s’agit pas de dire si une pratique ou un comportement est bon ou mauvais. Il décrit les faits et les réalités scientifiques établis pour se déterminer en pleine connaissance de cause".
L'initiative du SNEG prend place alors que l’actualité épidémiologique chez les gays multipartenaires ne cesse d'inquiéter. Après une augmentation des cas de découverte de séropositivité en 2006 (2 330 personnes soit 500 cas de plus qu’en 2005), les alertes sanitaires se multiplient devant la remontée parfois alarmante des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), qui traduit une banalisation des prises de risques dans la communauté. On assiste en effet de nouveau à la résurgence de cas de syphilis, de LymphoGranulomatose Vénérienne (LGV), d’hépatites C, de blennorragies et de chlamydioses.
Source :actualite-gay.com
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