«J'ai été surpris par ma sœur, avec mon partenaire, dans la chambre. Elle a tellement crié qu'elle a attiré l'attention des voisins, qui ont commencé à me battre jusqu'à l'arrivé de la police. J'ai été arrêté et incarcéré quarante jours au commissariat. C'est un ami homo qui m'a aidé à sortir et qui m'a dit de partir le plus loin possible.»
Le jeune homme de 24 ans, qui tient à être désigné comme «fils de Malam», s'est rendu à Douala mais a été pris à partie au marché par des musulmans qui le savaient être le fils d'un imam. Arrêté de nouveau, il est retourné en prison et n'a pu sortir qu'après avoir cédé à «une proposition» du commissaire, qui lui promettait la liberté contre des faveurs sexuelles.
«Quand je suis sorti, avec l'aide d'amis homos, on a rassemblé de l'argent et on a trouvé un passeur qui m'a laissé au commissariat des refugiés. Je suis passé à l'audition vendredi le 18 janvier. Ils vont m'envoyer la réponse après étude… Je ne sais vraiment quand», conclut-il, moralement affaibli par les épreuves vient de traverser.
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