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Le 15 novembre, le plus haut responsable de la justice iranienne avait suspendu l'exécution de Makvan Mouloodzadeh et ordonné un nouveau procès.
Makwan Moloudzadeh, aujourd'hui âgé de 21 ans, avait été condamné à mort le 1er août dernier après avoir été jugé coupable du "viol d'un garçon" de 13 ans, l'âge qu'il avait lui-même au moment des faits.
Il aurait confessé sous la torture des relations sexuelles remontant à 1999, alors qu'il était encore mineur et cette circonstance aurait dû exclure sa responsabilité pénale selon le code pénal iranien.
Devant la forte mobilisation internationale, l'Ayatollah en Chef de la Justice iranienne, Seyed Mahmoud Hashemi Shahrudi, avait ordonné un sursis, indiquant même dans son jugement que la peine de mort constitue une violation de des enseignements islamiques, des décrets des religieux chiites et de la loi même. Une première en Iran qui avait été saluée comme "un symbole du pouvoir de la mobilisation" par Paula Ettelbrick, la directrice exécutive de l'IGLHRC (International Gay and Lesbian Human Rights Commission).
Toutefois, Makwan Mouloodzadeh était resté en prison et son cas avait été renvoyé à un réexamen par une autre instance judiciaire. Son sort continuait d'inquiéter les organisations de défense des droits humains LGBT qui avaient rappelé que la loi iranienne punit les relations homosexuelles de peines allant de la flagellation pour les mineurs à la pendaison pour les adultes.
Le cas de Makwan Mouloodzadeh a été réexaminé par le Bureau spécial de supervision du Ministère de la Justice iranienne, une instance composée de juges désignés pour la révision des jugements ordonnés par l'Ayatollah en Chef de la Justice.
Ces juges ont ratifié le jugement initial qui ordonnait la peine de mort et demandé son exécution.
Le jeune homme a été pendu à 5 heures du matin à la prison centrale de Kermanshah, mercredi. Son avocat et sa famille n'ont été informé du jugement qu'après l'exécution, a précisé l'International Gay and Lesbian Human Rights Commission dans un communiqué.
"C'est une parodie honteuse de justice", a déploré Paula Ettelbrick pour l'IGLHRC. "Combien de jeunes iraniens vont encore devoir mourir avant que la communauté internationale réagisse?", a-t-elle ajouté.
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