Actualité gay et Lesbienne sur les personnalités

Actualisé le Mercredi 27.Juin.2007 

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  SIDA - Des chercheurs remettent en cause le fonctionnement du virus du sida  / 27.Juin.2007
 

Des scientifiques britanniques et américains ont remis en cause la façon dont le virus du sida détruit le système immunitaire, selon une étude publiée dans la revue mensuelle américaine PLoS Medicine.

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) se reproduit en détruisant certains des globules blancs qui jouent le rôle de chef d'orchestre du système immunitaire. Jusqu'ici, les scientifiques pensaient que les cellules infectées produisaient de nouvelles particules de VIH, provoquant l'activation de nouvelles cellules qui étaient à leur tour infectées et détruites. Ce cycle de destruction provoquant une déficience du système immunitaire.

Mais, selon les chercheurs américains et britanniques qui ont mené l'étude, si cette hypothèse était avérée, les cellules infectées devraient être détruites beaucoup plus rapidement qu'elles ne le sont. Utilisant un modèle mathématique simple, les chercheurs ont démontré que conformément à cette hypothèse, la destruction de ces cellules devrait prendre des mois plutôt que des années, ce qui est le cas.

L'étude montre donc qu'un "processus lent doit être en action" dans la raréfaction de ces cellules, selon l'un de ses principaux auteurs. Identifier ce processus "fournira un aperçu essentiel de la nature du VIH et permettra de potentielles nouvelles approches en matière de thérapie", affirment les auteurs de l'étude.

Source gay : Ellico.com

  Santé gay : Warning lance Sérolove / 31.Mai.2007
 

Warning a récemment mis en ligne un nouveau site web sur Belle tapiole. Baptisé "Séro Love" (http://serolove.belle-tapiole.fr), ce site est le premier site francophone pour les couples homos sérodifférents.

Selon Warning, "il vise à apporter de l’information et du soutien pour les hommes gay ou bisexuels, dans une relation où l’un d’entre eux est séropositif au VIH et l’autre ne l’est pas." Ce site est conçu de façon à aborder les "aspects particuliers de la relation en couple au statut VIH mixte". On y parle donc du risque de transmission du VIH au sein du couple et de la crainte que cette éventualité inspire. On y conseille sur les moyens de mieux communiquer. On y apprend à ne pas faire du VIH l’explication de difficultés ou de problèmes qui surviennent dans la vie quotidienne et qui n’y sont pourtant pas liés. Une dernière partie aborde la question de la rupture dans les relations, du chagrin mais aussi du deuil.

Le site de Warning sera complété prochainement d’informations et de propositions sur le fait de parler ou non de sa séropositivité à ses partenaires, ses amis, son conjoint, etc. Comme c’est le cas pour les sites de ce portail, "Séro Love" a été entièrement créé grâce au bénévolat des militants de Warning et sans aucun financement public. Avec ce site, Warning poursuit son objectif de faire une prévention sur Internet pour chacun d’entre nous, accessible au plus grand nombre et à la diffusion illimitée.

N.B. : Créé par Warning, Belle tapiole (www.belle-tapiole.fr) est un "portail visuel" consacré à la prévention et à l’information des gays sur les questions de santé gay et de santé sexuelle. On y trouve notamment un site sur les hépatites (http://abchepatites.belle-tapiole.fr), un site sur les gays en couple (http://couple.belle-tapiole.fr), un site sur les relations avec le médecin (http://doc.belle-tapiole.fr), etc. L’ensemble est très clair, très pro. Bref, très utile.

Infos sur : www.belle-tapiole.fr

Source gay : Ellico.com

  Sida - Conférence francophone sur le sida : «L'éridication du virus n'est plus tabou» selon le Pr. Katlama  /  30.Mars.2007
  Catherine Katlama, coprésidente de la Conférence francophone sur le sida qui se tient du 29 au 31 mars à Paris, estime qu'il n'est plus tabou de parler d'éradication du virus avec l'arrivée des nouvelles molécules. Elle évoque un "tournant" dans les colonnes de Libération du 29 mars. L'éradication du virus, voilà bien longtemps que les spécialistes du sida n'évoquaient plus cette perspective. Depuis plusieurs années, ce mot était même devenu tabou. Catherine Katlama, coprésidente de la Conférence francophone sur le sida qui se tient du 29 au 31 mars à Paris et professeure de maladies infectieuses à l'hôpital la Pitié Salpétrière, à Paris, qui a traversé depuis 20 ans, toutes les étapes du traitement de la maladie
, estime dans les colonnes de Libération que l'arrivée de nouvelles molécules constitue un tournant. "Aujourd‚hui, arrivent de nouvelles molécules qui vont agir avec d'autres dans la réplication (reproduction, ndlr) du virus. En particulier, des molécules qui agissent sur l'entrée du virus dans la cellule, et d'autres sur l'intégration du virus dans le génome. Ces nouvelles molécules peuvent être associées à celles qui, aujourd'hui, attaquent la machinerie virale à différents points vitaux pour le virus. Tout cela nous conduit à changer de paradigme. Et nous renvoie à la nécessité de reprendre ce concept d'éradication", explique la spécialiste au journaliste Eric Favereau. "Une étape a été franchie: auparavant nous étions limités et, lorsqu'il y avait échec, on remplaçait une molécule par une autre. Là, on peut relancer la recherche clinique sur de nouvelles bases. Ces nouveaux traitements apparaissent en outre bien tolérés. Combiner une très grande puissance antivirale et une bonne tolérance est fondamental." Lire l’article dans Liberation : http://www.liberation.fr/vous/sante/244168.FR.php
  Santé gay : des associations et mutuelles pour un nouveau contrat social et solidaire  /  10.Mars.2007
 

Des acteurs du mouvement mutualiste et associatif ont lancé mardi un appel à signatures pour "un nouveau contrat social et solidaire", plaidant pour un financement de la protection sociale "qui ne repose plus uniquement sur le travail mais bien sur la richesse nationale". Jean-Luc Bernard, président du Ciss (usagers de la santé), Jean-Paul Panzani, président de la Fédération des mutuelles de France, Marcel Royez, secrétaire général de la Fnath (accidentés de la vie), Christian Saout, président d'Aides (lutte contre le sida) ont lancé cet appel commun.

Ils y défendent "une véritable protection sociale solidaire et universelle", et considèrent que "le temps est venu de construire le bouclier social dont les citoyens ont besoin". Pour cela, le financement de la protection sociale, actuellement assis sur les cotisations sociales, donc sur les salaires, doit selon eux être révisé et élargi "à la richesse nationale". "Une réforme est devenue urgente et inévitable non seulement pour résorber les déficits (...), mais surtout pour répondre de manière pérenne aux évolutions de la condition humaine dans notre société", estiment-ils.

L'appel invite à "réformer les règles de démocratie sanitaire et sociale mais également les termes du contrat social passé entre la société et les professions médicales", avec "des tarifs remboursables négociés et maîtrisés". Il propose enfin de créer "une véritable instance d'évaluation et de recommandation des politiques sociales et de santé" et de faire en sorte que les régimes de sécurité sociale deviennent des "lieux concrets de représentation collective".

Source gay : Ellico.com

  Sida : deux nouveaux antirétroviraux expérimentaux prometteurs  /  02.Mars.2007
 

Deux nouveaux traitements antirétroviraux paraissent prometteurs pour les personnes malades du sida devenues résistantes à un, voire aux quatre médicaments actuellement sur le marché, selon des résultats d'essais cliniques présentés cette semaine aux Etats-Unis.
Deux études séparées conduites sur 700 personnes malades par le groupe pharmaceutique Merck ont montré que son antirétroviral Raltegravir réduisait la charge virale à un niveau indétectable chez 60% d'entre eux, contre 35% chez ceux ayant pris un placebo, ont précisé des chercheurs.

Deux autres essais cliniques de phase 3 -- le dernier stade avant une demande d'autorisation de commercialisation -- menés sur 1.049 personnes malades par le laboratoire Pfizer avec son traitement expérimental appelé Maraviroc, ont montré une quasi disparition de la charge virale chez 45% des sujets traités avec ce médicament, deux fois plus que pour ceux ayant pris un placebo. Ces deux nouveaux traitements, qui représentent la première nouvelle classe d'antirétroviraux depuis 2003, seront administrés sous forme de comprimés en combinaison avec des médicaments existants.

Pfizer a annoncé avoir déjà déposé une demande d'autorisation accélérée pour la commercialisation du Maraviroc auprès des autorités américaines et européennes de réglementation des médicaments. Pour les Etats-Unis, un comité d'experts de la FDA (Food and Drug Administration) doit examiner cette demande le 24 avril. Merck a pour sa part indiqué qu'il ferait une demande similaire auprès de la FDA et de son homologue européenne (EMEA) pour le Raltegravir dans le courant du deuxième trimestre.

Ces résultats cliniques ont été présentés dans le cadre de la 14e conférence annuelle du CROI (Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections), à Los Angeles.

  Actu gay - Sidaction : télévisions et radios se mobilisent les 23, 24 et 25 mars  /  17.fevrier.2007
 

Les grandes chaînes de télévisions et les principales radios se mobiliseront les 23, 24 et 25 mars contre le sida, en partenariat avec l'association Sidaction, poursuivant ainsi une opération de collecte de fonds annuelle entamée en 1994.
Onze chaînes de télévision (TF1, France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, le groupe Canal+, ARTE, le groupe M6, Pink TV, LCI)l et cinq radios (Europe 1, France Inter, France Info, le réseau France Bleu, et le groupe RTL) multiplieront pendant trois jours des programmes pour sensibiliser leurs auditeurs à ce fléau et les inviter à faire de dons.

Selon Pierre Bergé, qui a évoqué la mémoire d'Arnaud Marty-Lavauzelle, ancien président de l'association de lutte contre le sida Aides décédé le 12 février, "on meurt encore du sida" aujourd'hui, et "tout est encore à faire". "J'ai la tristesse de constater que les candidats à la présidence de la République ne se sont pas exprimés sur le sida", a-t-il ajouté, précisant que Sidaction interpellerait les candidats "les uns après les autres".

"Les donateurs sont plus nombreux à nous faire confiance d'année en année", a souligné Pierre Bergé, qui a indiqué que l'opération se déroulerait en 2007 sur le thème de la "solidarité".

Le dispositif mis en place par les télévisions et les radios sera notamment marqué le 23 mars par un clip de lancement de l'opération qui sera diffusé simultanément, de 2OH30 à 20H50, par tous les partenaires de Sidaction.

Source gay : Ellico.com
  28.Décembre.2006 / VIH : une étude de SIS sur les prises de risque sexuel
 

Sida Info Service (SIS) a récemment publié les résultats d’une étude sur la prise de risque sexuel dans la population homo à partir des appels téléphoniques reçus par SIS.

En moyenne, SIS reçoit, depuis 2001, trente appels quotidiens de personnes ayant eu des relations sexuelles avec une personne du même sexe. 95 % de ces appelants sont des hommes. Un appelant sur dix est séropositif. Selon les données de l’étude de SIS : "une prise de risque sexuel est évoquée par près de trois appelants sur cinq en 2005". Les trois quarts des appels de ce type concernent des personnes âgées de 20 à 39 ans. Comme on pouvait l’imaginer, "la pratique la plus souvent évoquée pour ces prises de risque est la fellation (44,7 % des cas) devant la pénétration anale (34,4%).

Après analyses des appels, SIS constate, qu’en 2005, "un appelant sur cinq a évoqué une prise de risque sexuel majeur. Là encore, c’est parmi les personnes âgées de 20 à 39 ans qu’émanent le plus fort taux de "prise de risque sexuel majeur" (76.6 % des appelants de cette catégorie). Confirmant des données recueillies dans d’autres études, l’enquête de SIS indique que "la principale nature des prises de risque sexuel majeur est l’absence d’utilisation de préservatif pour les rapports de pénétration." Ces prises de risque s’effectuent à 77,7 % dans le cadre de relations occasionnelles. Alarmiste, le rapport de SIS indique qu’entre "2001 et 2005, le nombre d’entretiens [téléphoniques] suivant une prise de risques sexuel a augmenté de 47,5 %.

L’intégralité de cette étude réalisée par Cyril Giresse, Xavier Bertin et Michel Ohayon est consultable sur www.sida-info-service.org dans la rubrique "Etudes et recherches". Sida Info service : 0 800 840 800 (24 h sur 24).

Ellico.com
  8.Décembre.2006 / Transmission du VIH : l'ère du soupçon ?
 

Depuis la décision judiciaire de 2005, la pénalisation de la transmission par voie sexuelle du VIH fait débat. Alors que des affaires concernant des couples hétéros viennent en justice, qu’en est-il pour les homosexuels ? Le débat est complexe et devrait l’être encore davantage avec la montée en puissance de nouvelles approches de prévention, et avec la menace d’une éventuelle loi spécifique pour les séropositifs.

Eviter la criminalisation des séropos, tel est le credo, depuis des années des associations de lutte contre le sida. Ce n’est pas un choix de facilité, mais un choix issu d’un refus de la discrimination. Il est aussi défendu parce qu’une telle stratégie est jugée aberrante sur le plan de la prévention. Jusqu’à présent, la France n’a été que très peu concernée (deux affaires à ce jour) par les actions en justice pour transmission du VIH par voie sexuelle. Il n’en demeure pas moins que la décision de la cour d’appel de Colmar, en 2005, (voir p. XX) a obligé l’ensemble des acteurs de la lutte contre le sida à se repositionner sur des notions complexes comme la responsabilité pénale, la responsabilité morale, la responsabilité conjointe lors des relations sexuelles, le consentement, le risque, etc. Des associations importantes comme Aides, Act Up, Sida Info Service, Warning ont tenté de trouver un moyen de concilier ce qui ressort de la responsabilité individuelle et du développement de la solidarité avec les personnes et de la reconnaissance, dans certains cas, du tort fait aux victimes… Le débat n’est d’ailleurs pas clos.

Reste une question : pourquoi n’y a-t-il pas de plaintes d’homosexuels contaminés par leurs partenaires et doit-on craindre que ce qui survient chez certains couples hétéros arrive chez les couples homos ? Il y a bien des explications à cette situation dont celle de notre propre histoire. Dans les premiers temps du sida, personne ne recherchait l’origine de la contamination, l’épidémie était la conséquence d’un manque de connaissances, un aléa historique qui s’imbriquait presque logiquement à nos vies de gays. Une fatalité en somme. Alors à quoi bon savoir qui ? Pour certains, tout a changé avec l’arrivée du discours idéologique sur le bareback en 2002. "Dans un contexte de pratique de bareback, la signification de la contamination n’est plus la même (…) Il devient juridiquement valable de poser la question des contaminations volontaires ou dues à des négligences graves" avance ainsi Didier Lestrade (1).

"Faire face à l’épidémie de manière solidaire a marché par le passé, note Emmanuel Château, co-président d’Act Up-Paris. Aujourd’hui, tout le monde abandonne cette règle de solidarité. Tout concourt à dire que la prévention repose sur les seuls séropositifs et donc la responsabilité. Qu’est devenue notre solidarité lorsque des séronégatifs n’envisagent même pas qu’ils puissent avoir une histoire d’amour avec un séropo ? Nous sommes dans un contexte de déni où il est à craindre que la pénalisation de la transmission soit une manière d’exorciser le sida." Une autre crainte subsiste parmi les associations : celle que les politiques se saisissent de cette question et décident de créer une loi spécifique pour pénaliser la transmission par voie sexuelle comme c’est déjà le cas dans d’autres pays (voir p. X). "Nous avons tout à craindre d’une législation spécifique, explique Emmanuel Château. Ce que les pouvoirs publics doivent faire, c’est adapter la responsabilité conjointe à la réalité de terrain. C’est contribuer à ce que chacun, séropositif, séronégatif, ignorant de son statut, réfléchisse à ses propres responsabilités (2)."

Pour le moment, la menace politique ne semble pas imminente mais nous ne sommes à l’abri de rien dans l’avenir. Que vaut aujourd’hui cette idée que la pénalisation est là pour endiguer la propagation du virus du sida au moment où l’on note l’arrivée de nouveaux paramètres de prévention ? Il est aujourd’hui évident que le débat sur la pénalisation va changer de nature. Il sera à mettre en lien avec de nouvelles approches bio-médicales de la prévention du VIH comme la circoncision masculine, les tests de dépistage rapides, le traitement de pré-exposition, le traitement comme moyen de prévention. On n’a donc pas fini d’en parler.

  7.Décembre.2006 / Les personnes touchées par le VIH/Sida sont de nouveau autorisées a entrer sur le territoire des Etats-Unis
 

Jean-Luc Romero, président d’ELCS, prend donc note, avec satisfaction, de la décision du président des Etats-Unis d’entamer un processus législatif qui autoriserait les personnes touchées par le VIH/Sida à entrer sur le territoire américain.

Actuellement, alors que la moitié des pays de l’ONU appliquent des mesures restrictives à la liberté de circulation des séropositifs pour le long séjour, les Etats-Unis font partie des onze pays au monde où la simple entrée des séropositifs est interdite. Le consul américain à Paris déclarait même, le 1er décembre dernier, que les séropositifs seraient fichés à vie s’ils mentaient à la douane !

C’est pourquoi Jean-Luc Romero, président d’ELCS, dénonce et interpelle sans relâche les autorités nationales et internationales sur ce terrible problème des restrictions discriminatoires à la liberté de circulation des séropositifs dans le monde. Jean-Luc Romero avait très récemment envoyé une lettre ouverte au président des Etats–Unis, via l’ambassadeur des Etats-Unis en France, dans laquelle il lui demandait de revenir sur l’interdiction faite aux personnes touchées par le VIH/Sida d’entrer sur le territoire américain.

Jean-Luc Romero appelle toutefois à la prudence : en effet, déjà en 1993, une modification de la loi avait été envisagée, sans être concrétisée ; par ailleurs rien n’indique un changement de régime pour les visas long séjour.

Pour autant, si ce changement devait se concrétiser, cela constituerait une grande victoire pour les personnes touchées par le VIH/sida.

Jean-Luc Romero restera extrêmement vigilant sur le processus législatif qui va suivre et qui pourrait conduire à la fin d’une discrimination intolérable à l’encontre des personnes séropositives.

  7.Décembre.2006 / Les séropositifs dans les médias : entretien avec Nathalie Sapena
 

Nathalie Sapena est journaliste santé à la rédaction de France 2. Le Comité des familles l’a aidé à préparer son sujet sur les familles vivant avec le VIH, qui a été diffusé au journal télévisé du 1er décembre 2006.

TF1, France 2 et France 3 : Les familles vivant avec le VIH s’affichent aux trois principaux journaux télévisés du 1er décembre 2006 Nathalie Sapena est venue à Gonnesse avec son équipe pour faire une interview de Dalila. C’est pendant le tournage que je lui ai proposé de discuter [1] des difficultés pour traiter du sujet du sida et pour donner la parole aux personnes concernées.

Nous invitons les auditeurs à écouter attentivement ses propos. L’histoire des familles vivant avec le VIH est liée à celle de l’épidémie en banlieue : au début des années quatre vingt, l’héroïne entre dans les cités, suivie juste derrière par le virus du sida. Comment une journaliste fait ses choix dans la manière d’en parler, vue la complexité de ces histoires imbriquées ? Selon Sapena, pour d’autres pathologies ou d’autres sujet très difficiles, les gens veulent en parler, mais « pas quand c’est le sida ». Elle pense que le grand public ne comprend pas ce que c’est de vivre avec le sida, et sa hiérarchie « n’aime pas qu’on parle des pauvres, des immigrés ». Elle raconte : « Avec le sida, c’est compliqué ! Cela s’est souvent mal passé avec les associations... Les gens sont à fleur de peau, ils ont toujours l’impression qu’on ne les comprend pas. C’est difficile sur le terrain, et c’est difficile à l’intérieur pour faire passer de tels sujets auprès de notre hiérachie. On est toujours entre deux feux ! »

Enfin, on parle des choses qui fâchent : pourquoi ne parlez-vous du sida que le 1er décembre ? Sapena le reconnait, mais répond que « c’est déjà pas mal », d’en parler à cette occasion. Il y a d’autres maladies qui touchent plus de gens, mais on n’en parle jamais. « On ne peut pas parler que du sida ! »

Elle raconte comment elle s’est engueulée avec les associations et battues avec ses chefs pour faire passer un sujet sur la pauvreté et le sida, avec le témoignage « extraordinaire » d’une femme d’une quarantaine d’annés qui racontait ses difficultés. C’était à l’occasion du dernier Sidaction... Mais serait-il inimaginable d’imaginer cette femme sur le plateau de France 2, à la place de Line Renaud ou Pierre Bergé ?

Survivreausida.net
  6.Décembre.2006 / La gestion hasardeuse de Sida Info Service
 

L’association, chargée de répondre aux questions du public via un numéro vert, se retrouve dans l’oeil du cyclone à cause de ses finances.
CETTE année, pour la première fois, la campagne d’information lancée par les pouvoirs publics, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, ne va pas relayer le numéro de téléphone (0 800 840 800) de l’association Sida Info Service (SIS). Il ne figure sur aucune des milliers d’affichettes qui vont être distribuées aujourd’hui dans les différentes manifestations prévues en France. Pourtant, c’est bien cet organisme, financé à près de 80 % par le ministère de la Santé (à 90 % par les pouvoirs publics), qui est en charge en France de répondre aux questions du public par téléphone et par Internet sur la maladie.

Un oubli ? La disparition du numéro vert est en tout cas révélatrice du grand embarras que provoque l’association Sida Info Service chez les autorités de tutelle. L’organisme, géré de façon très approximative depuis plusieurs années, est aujourd’hui confronté à une situation financière désastreuse qui menace son existence même. En 2004 et en 2005, il a accusé un déficit de 550 000 euros sur un budget d’un peu plus de sept millions d’euros. Ses fonds propres sont réduits à leur plus simple expression. Excédés, inquiets et révoltés, les salariés de SIS (environ 140 aujourd’hui) vont de plans sociaux en mesures d’économie et leurs représentants au comité d’entreprise multiplient les recours (délits d’entrave, droit d’alerte) pour obtenir des réponses à leurs questions. D’autant que l’une des maladies graves de SIS, ce sont précisément les sureffectifs. Le nombre d’appels reçus a baissé de plus de 50 % entre 1995 et 2005, si bien qu’aujourd’hui les « écoutants » n’écoutent plus que 17 minutes par heure. Inspections à répétition

Ces derniers mois, les inspecteurs se sont succédé au siège de SIS, ceux de la Cour des comptes, de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), l’organisme de contrôle du ministère de la Santé, et enfin, ceux du cabinet Syndex, l’organisme d’expertise appelé au secours par le comité d’entreprise. Le Figaro s’est procuré l’ensemble de leurs conclusions, accablantes pour les dirigeants de l’association. « Les outils de gestion sont, jusque très récemment, restés frustes et cantonnés à la gestion comptable de base », pointe notamment Thierry Dieuleveux, le rapporteur de l’Igas. Son rapport, qui propose plusieurs scénarios de redressement, a été remis au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, le mois dernier. < /p>

Les experts indépendants du cabinet Syndex, qui ont dû faire appel à la justice pour avoir accès aux comptes de l’association, ne mâchent pas eux non plus leurs mots, parlant d’une « situation calamiteuse » et de « dirigeants décrédibilisés ». Ils s’étonnent en outre que les commissaires aux comptes chargés de certifier les comptes de l’association n’aient rien vu et que les pouvoirs publics restent étrangement muets. < /p>

Contacté par Le Figaro, Yves Ferrarini, le directeur général de l’association, reconnaît que Sida Info Service est abonnée aux difficultés de trésorerie. « Elles ne sont pas dues à une mauvaise gestion », plaide-t-il, mais au fait que des organismes tels que la Caisse nationale d’assurance-maladie ou l’association Sidaction (présidée par Pierre Bergé) ont cessé de financer SIS. Une explication peu convaincante car l’État a puisé dans ses caisses. « Nous avons compensé les défaillances des autres partenaires », confirme Philippe Lamoureux, le directeur de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), l’office d’information santé du ministère de la Santé. C’est ainsi qu’au fil des ans « SIS est passé sous la coupe des pouvoirs publics », souligne le dirigeant d’une autre grande association de lutte contre le sida.

Dernier rebondissement en date, le ministre de la Santé a officiellement mandaté hier Philippe Lamoureux, le patron de l’INPES, pour qu’il agisse sur les responsables de l’association afin de « mettre en oeuvre les mesures les plus urgentes énoncées dans le rapport de l’Igas ». Le scénario le plus probable est celui d’un nouveau plan d’économies, avec la suppression probable de plusieurs postes au siège parisien et d’une dizaine d’emplois « équivalents temps plein ». Un secteur très concurentiel Bien entendu, à une période où la maladie tend à se banaliser, et où le grand public relâche sa vigilance, tout ce qui pourrait affaiblir la prévention inquiète les ONG et les pouvoirs publics. Mais les difficultés de SIS reflètent assez bien la profonde mutation de l’image et du traitement du sida en France.

De péril imminent et spectaculaire, l’épidémie est devenue une longue maladie moins inquiétante dans l’esprit du grand public. C’est ce qui explique la chute du nombre d’appels sur la ligne SIS. « Nous nous sommes adaptés à ces changements en répondant à des questions juridiques et plus seulement médicales, et en créant de nouvelles lignes consacrées à d’autres pathologies telles que l’hépatite », souligne Yves Ferrarini. Mais cette diversification n’a pas suffi et, dans le même temps, l’association a été éliminée de plusieurs appels d’offres lancés par les pouvoirs publics pour la création de numéros verts d’information. « Nous travaillons dans un secteur très concurrentiel », se désole le dirigeant associatif.

  5.Décembre.2006 / Préservatif à 20 centimes : Aides reproche au ministre de tirer la couverture à lui
 

Christian Saout, président d'Aides, reproche au ministre de la Santé Xavier Bertrand de "tirer la couverture à lui" à propos de l'opération des préservatifs à 20 centimes.
"Je suis un peu fâché car Aides et Hachette ont monté l'opération et Xavier Bertrand tire la couverture à lui", a déclaré Christian Saout en marge de la manifestation organisée par Act-up Paris à la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida. "Je ne trouve pas convenable alors que nous avons mis 100.000 euros dans ce partenariat que vendredi le ministre se rende dans des pharmacies et organise une conférence de presse sans nous avoir invités", a-t-il expliqué.
Xavier Bertrand a annoncé lundi la généralisation de l'opération pilote "préservatifs à 20 centimes" dans les kiosques, buralistes, pharmacies et lycées.
Ellico.com
  4.Décembre.2006 / Journée mondiale contre le Sida : 5 000 personnes manifestent à Paris
 

5 000 personnes ont répondu à l'appel d'Act Up, soutenu par d'autres associations, et ont marché de la Bastille à Beaubourg, le 30 novembre, veille de la Journée mondiale contre le Sida.Objectif : interpeller les candidats à la présidentielle en France et souligner "les responsabilités politiques" dans le développement de l'épidémie.

L'organisation a mis sur pied jeudi soir "une manifestation revendicative qui doit avoir un écho particulier car nous sommes particulièrement désespérés de voir à quel point le sida est absent des discours politiques avant la présidentielle", explique à Emmanuel Château, d'Act Up. Avec cette manifestation, soutenue par de nombreuses associations dont l'inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans), et une campagne d'affichage, Act Up veut "dénoncer les responsabilités politiques dans cette épidémie et interpeller les candidats en leur demandant des engagements précis", explique-t-il.
5.000 personnes selon Act Up ont marché de la Bastille à Beaubourg, où des patchworks portant les noms de victimes ont été déployés.

"L'immense majorité des 3,4 millions de morts annuelles pourraient être évitées", assure Emmanuel Château. Act Up dénonce notamment le fait que "les traitements adéquats demeurent inaccessibles du fait d'un système de brevet à la solde de l'industrie pharmaceutique et de financements totalement insuffisants". L'association demande à la France d'"atteindre 100% de la part qui lui revient dans l'effort financier mondial" et de "soutenir l'abrogation, dans les pays pauvres, des monopoles portant sur des produits vitaux comme les médicaments".

Concernant l'accès aux soins en France, Act Up veut que les pouvoirs publics cessent "d'imposer à toute force le suivi par un médecin généraliste" et "forment rapidement des médecins à la prise en charge spécifique des personnes vivant avec le VIH". L'association souligne en outre que la "précarisation des malades ruine tous les progrès réalisés dans le domaine thérapeutique". Elle réclame ainsi "des solutions d'urgence adaptées et débouchant sur un logement social de droit commun (...) pour éviter que des malades se retrouvent à la rue", une réforme de la loi sur le handicap pour "prendre en compte la situation réelle des personnes atteintes de pathologies graves" et un meilleur accès au crédit bancaire et aux assurances pour les malades.


La France reste le pays d'Europe de l'Ouest le plus touché par l'épidémie, notamment à cause de "l'incurie des politiques publiques en matière de prévention", assure Act Up.
Ellico.com
  28.novembre.2006 / Sida: des préservatifs bon marché contre une épidémie en progression
 

PARIS (AFP) - Avec quelque 6.700 personnes ayant découvert leur séropositivité en 2005, l'épidémie de sida continue de progresser en France, même si c'est "moins vite", a relevé lundi le ministre de la Santé Xavier Bertrand, en annonçant la généralisation du dispositif "préservatifs à 20 centimes d'euros".

Le ministre a souhaité qu'on puisse "trouver des préservatifs partout, pour tous." La distribution de préservatifs à 20 centimes d'euros dans tous les lycées de France, souhaitée voici un an par le Président Jacques Chirac, devrait se concrétiser début 2007, espère M. Bertrand qui avait d'abord annoncé en mars une application du dispositif pour la rentrée scolaire. Or, a-t-il regretté lundi, actuellement seulement "la moitié des lycées mettent des préservatifs à disposition" soit dans des distributeurs, soit auprès des infirmières, mais "pas forcément des préservatifs à 20 centimes".

Avant même leur généralisation dans les lycées, ces préservatifs bon marché seront mis en vente chez les marchands de journaux et quelque 6.000 buralistes sous forme de pochettes de cinq pour 1 euro. Et les 23.000 pharmacies d'officine disposeront "bientôt" de préservatifs vendus à 20 centimes l'unité.

Dès vendredi 1er décembre, date de la Journée mondiale de lutte contre le sida, "plus de 10 millions de préservatifs à 20 centimes seront accessibles dans 20.000 points de vente", ce qui n'est "qu'un début", a annoncé M. Bertrand, qui a appelé la grande distribution à se lancer aussi dans cette opération.

"Il faut trouver le préservatif dans un maximum d'endroits pour que son usage devienne un réflexe", a-t-il insisté, souhaitant "qu'il y en ait partout, y compris dans les discothèques, les cinémas, les hôpitaux et autres établissements de santé.

Une expérience pilote, lancée depuis juin dans le département de la Côte d'Or, a permis la vente de 120.000 préservatifs à 20 centimes l'unité, selon le ministre. "Le seul vaccin que nous avons contre le VIH, c'est le préservatif", a relevé le président de l'association Aides Christian Saout, espérant qu'on réussira aussi à faire baisser le prix du préservatif féminin actuellement "si cher à 2 euros".

La moitié des quelque 6.700 nouveaux séropositifs diagnostiqués en 2005 ont été contaminés par rapports hétérosexuels, un type de contamination qui touche une majorité (57%) de femmes et en particulier celles originaires d'Afrique subsaharienne, selon les derniers chiffres publiés lundi par l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Le préservatif féminin, dont 1 million d'exemplaires ont été distribués gratuitement depuis un an dans le cadre de campagnes de prévention, est "trop souvent le seul moyen pour la femme de se protéger", a reconnu M. Bertrand.

Les homosexuels ont représenté 27% de l'ensemble des découvertes de séropositivité en 2005, avec une forte proportion (44%) d'infections au cours des six mois précédents, selon l'InVS qui alerte "sur la recrudescence des comportements à risque dans cette population". 2% des nouveaux cas de séropositivité découverts sont attribués à l'usage de drogue injectable. Dans 20% des cas, le mode de contamination n'est pas signalé. Parmi les personnes ayant découvert leur séropositivité en 2005, 16% l'ont fait "tardivement au stade sida", c'est-à-dire de la maladie déclarée, alors que plus de 5 millions de tests de dépistage ont été pratiqués l'an dernier en France.

Fin 2005, 60.833 cas de sida au total avaient été notifiés en France depuis le début de l'épidémie, dont environ 1.200 pour la seule année 2005 et 1.400 en 2004. Près de 29.000 patients atteints du sida (syndrome de l'immuno-déficience acquise) vivent en France où la maladie continue d'entrainer quelque 400 décès par an. Le nombre total de séropositifs est estimé à 150.000.

  25.novembre.2006 / Le Conseil National du Sida propose de renforcer et d'améliorer le dépistage
 

 

A quelques jours de la journée mondiale de lutte contre le sida, le Conseil National du Sida (CNS) a rendu public son rapport sur l'évolution du dispositif de dépistage du VIH en France.

Malgré plusieurs millions de tests de dépistage du VIH chaque année en France, 18.000 à 61.000 personnes ignorent être porteuses du virus, selon le Conseil national du sida qui recommande "d'optimiser le dépistage" pour améliorer accès aux soins et prévention.

Quelque 106.000 à 130.000 personnes étaient séropositives ou malades du sida fin 2005 en France, selon les estimations, mais 18.000 à 61.000 ignoraient leur contamination, relève le Conseil national du sida (CNS) dans un rapport rendu public jeudi.

"L'enjeu du dépistage, c'est la prise en charge précoce des malades" afin de permettre aux patients "d'être suivis et traités au bon moment de manière efficace", et c'est aussi une question de prévention, selon le Pr Willy Rozenbaum, président du CNS. "Une personne qui se sait contaminée a énormément plus de chances de modifier son comportement qu'une personne qui l'ignore", a-t-il relevé lors d'une conférence de presse, pointant l'impact du dépistage sur le risque de transmission du virus.

Pour les malades, un retard de dépistage entraîne une surmortalité. Or, en France, plus de 35% des patients accèdent aux soins alors qu'ils ont déjà déclaré la maladie (stade sida) ou que leur immunité est déjà très altérée (taux de lymphocytes CD4 inférieur à 200 par mm3), souligne le rapport, en se référant à une étude récente. Avec un tel retard, la mortalité est "quatorze fois plus importante dans les dans les six mois qui suivent l'entrée dans le système de soins", a relevé le Pr Rozenbaum.

Près de la moitié (45%) des personnes chez lesquelles un sida a été diagnostiqué en 2004 ignoraient leur infection par le VIH, selon une étude de l'Institut de veille sanitaire publiée l'an dernier. Pourtant, près de 5 millions de tests de dépistage du sida sont effectués chaque année en France, sans compter les 2,8 millions de tests concernant les seuls donneurs de sang, a précisé le Pr Rozenbaum.

Fort de ce constat, le CNS recommande d'élargir les propositions de dépistage, en particulier dans les régions à forte prévalence du VIH/sida (Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et DOM), et d'améliorer les conditions dans lesquelles ces tests sont proposés et leurs résultats expliqués. La discussion avant les tests vise "à préparer les gens à un éventuel résultat positif, à évaluer les risques, préparer la prévention", explique le Pr Rozenbaum. Au moment de la communication des résultats, il faut "expliquer aux gens positifs ce qu'ils doivent faire et à ceux qui sont négatifs comment le rester", résume-t-il.
Or, cette pratique de "counseling" est "très inégalement réalisée" dans les 353 Consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), où sont effectués 7% des tests et constatés 11% des cas de contamination, voire "mal ou pas du tout" lors des autres dépistages, regrette-t-il. Les médecins, trop "intrusifs" dans leurs questions ou manquant de temps, auraient un rôle "dissuasif", selon certains patients. D'où la recommandation formulée dans le rapport de former les généralistes à cette tâche.

Les populations à risques (dont les homosexuels) doivent être "incitées fortement au dépistage", les CDAG devant accueillir plus spécifiquement les personnes fragilisées "à fort risque d'exposition". Au delà des tests, les CDAG pourraient aussi proposer l'accès au traitement. < /p> Ellico.com

  24.novembre.2006 / L'épidémie progresse toujours parmi les gays
 

Selon les derniers chiffres publiés mardi 21 novembre par l'Onusida et l'OMS dans Le Point sur l'épidémie mondiale de sida, on estime à 39,5 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH. Il y a eu 4,3 millions de nouvelles infections en 2006, dont 2,8 millions (65%) en Afrique subsaharienne, et d'importantes augmentations en Europe orientale et en Asie centrale. En 2006, 2,9 millions de personnes sont mortes de maladies liées au sida. L'Onusida souligne que «lorsque les programmes de prévention du VIH n'ont pas été maintenus et/ou adaptés à l'évolution des épidémies, les taux d'infection restent stables ou sont à nouveau en hausse».

Si plusieurs pays africains ont réussi à faire baisser le nombre de nouvelles infections, «il est de plus en plus apparent que des flambées de VIH sévissent parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes au Cambodge, en Chine, en Inde, au Népal, au Pakistan, en Thaïlande et au Vietnam ainsi qu'à travers toute l'Amérique latine, mais la plupart des programmes nationaux de lutte contre le sida n'abordent pas les besoins spécifiques de ces personnes». Le constat est le même pour d'autres groupes, comme les usagers de drogue. En Europe de l'Est, l'utilisation de seringues non-stériles par les toxicomanes reste le principal mode de transmission du VIH. En Amérique du Nord et en Europe occidentale, affirme le rapport, «les rapports non protégés entre hommes restent le principal facteur de risque d'infection à VIH. Dans plusieurs pays d'Europe occidentale, les taux de prévalence du VIH se situent entre 10% et 20% parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, et on observe une augmentation des rapports sexuels occasionnels et non-protégés dans ce groupe de la population».
Le rapport peut être consulté sur www.unaids.org

tetu.com

  22.novembre.2006 / Sida : moins de morts, plus d'infections en dix ans aux Pays-Bas
 

Dix ans après l'introduction de la trithérapie pour combattre l'épidémie du sida aux Pays-Bas, le mortalité due à une infection par le VIH a fortement diminué, mais le nombre de contaminations continue de croître, selon un rapport publié lundi.

Le nombre de personnes infectées par le VIH aux Pays-Bas était de 950 en 2006, soit 329 de plus qu'il y a dix ans, indique dans son rapport annuel la fondation néerlandaise HIV Monitoring. Le nombre de contaminations provenant de rapports homosexuels est surtout en progression (500 nouveaux cas en 2006), selon la fondation. "L'épidémie du VIH n'est pas sous contrôle dans la communauté homosexuelle masculine aux Pays-Bas, malgré la trithérapie. A côté de la trithérapie, la prévention reste donc nécessaire", insiste HIV Monitoring.

Plus que 1,54% des personnes soignées par trithérapie sont décédées des suites du sida en 2005, a précisé la fondation. La thérapie a permis de réduire la mort directement liée au virus de 76% en 1996 à 39% aujourd'hui.

Ellico.com
  20.novembre.2006 / Sida: l’anti-fatalisme du Ministre de la santé : Xavier Bertrand
 

Peu connu jusqu'à sa prise de fonctions au ministère de la Santé en juin 2005, Xavier Bertrand s'exprime pour la première fois dans «Têtu». A quelques jours du 1er décembre, il annonce plusieurs mesures importantes sur la prévention auprès des homosexuels et la prise en charge des séropositifs.

Vous avez déclaré en juillet dernier que vous étiez prêt à revoir les dispositions relatives au don de sang afin notamment de permettre aux homosexuels de donner leur sang. Où en est-on?

Je tiens toujours mes engagements. Le questionnaire qui est proposé avant tout don de sang va être modifié car je ne veux plus entendre parler de population à risque. Le questionnaire évoquera les pratiques à risque et l'entretien qui suit prendra en compte cette nouvelle réglementation. On m'avait opposé de nombreuses raisons pour ne pas bouger mais il faut savoir évoluer si l'on veut éviter les discriminations.

Quelles nouvelles mesures vous inspire la banalisation du sexe à risque parmi les gays? Est-ce une fatalité? Je ne le crois pas. Il faut intensifier les actions de prévention des pouvoirs publics en milieu gay. Tous les trois mois, je réunis les associations de lutte contre le sida et quand elles m'ont demandé si j'étais prêt à aller plus loin, je leur ai répondu?: «Oui, mais dites-moi comment travailler ensemble.» Je suis ainsi prêt à m'impliquer pour convaincre les producteurs de films X gay d'avoir des actions de sensibilisation au port du préservatif. La banalisation du sexe à risque n'est pas irréversible. Mais sur le ton des campagnes, les avis sont très partagés dans les associations et nous ne pouvons pas avancer sans avoir l'assentiment des publics concernés.

Mais quel est votre point de vue?
Pensez-vous qu'il faudrait adopter un ton plus proche de celui des campagnes choc de la prévention routière?

Le problème est que la frontière est très étroite entre la responsabilisation et la stigmatisation. Nous avons déjà mieux ciblé nos messages auprès notamment des populations africaines, migrantes et des homosexuels. J'ai décidé de multiplier le nombre de campagnes lancées chaque année et cela va nous permettre de mener des campagnes auprès de publics divers avec des tonalités différentes.

Et sur Internet, ne faut-il pas aussi aller plus loin et rejeter les annonces qui proposent du sexe non-protégé ou du bareback?

Rappeler les règles de prévention clairement et fortement oui, interdire non. Est-ce qu'il est possible de mettre en place une police de l'Internet??
Je ne sais pas si c'est possible et je ne crois pas que ce soit souhaitable. Sur une charte de responsabilité en matière de prévention, à l'instar de celle qui existe pour les établissements gay, j'y suis prêt.

Jacques Chirac avait annoncé, il y a un an, que les préservatifs devaient être accessibles dans tous les lycées, à 20 centimes d'euros. Où en est-on?

Cela va être réalisé. J'annoncerai le 1er décembre l'ensemble du dispositif d'accès au préservatif à 20 centimes d'euros. Nous avons été beaucoup plus loin que ce qui était prévu. Des distributeurs seront également installés dans les hôpitaux. Et nous allons lancer une action avec des dépositaires de presse et avec les débitants de tabac. L'objectif est d'avoir des préservatifs dans un maximum d'endroits et à un prix beaucoup plus abordable. Je souhaite qu'on rattrape notre retard sur les pays européens où l'usage des préservatifs est beaucoup plus développé, notamment la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Qu'on puisse le trouver à un prix accessible permettra aussi de lever de nombreux freins et de réticences.

Ces deux dernières années, des séropositifs ont été poursuivis et parfois condamnés pour avoir transmis le VIH. Comment jugez-vous ce phénomène de judiciarisation?

Un ministre doit se garder de toute interprétation d'une décision de justice, mais je le dis clairement, évitons la judiciarisation à outrance. C'est un point de vue personnel sur l'évolution de la société. Mais pensez-vous qu'il faille légiférer sur cette question?

Quand des excès commencent à apparaître, il faut en tirer des conclusions. Mais toute la question en terme de responsabilité –et je parle en tant qu'ancien professeur de droit– c'est celle de l'intentionnalité. Comment déterminer l'élément intentionnel, c'est-à-dire d'avoir voulu contaminer?
Il est évidemment très difficile à établir,

mais c'est là tout le sujet. Le rapport Yeni, qui vous a été remis le 27 juillet dernier, recommande que les séropositifs passent, si besoin, une journée par an en hôpital de jour afin de réaliser un bilan approfondi.
Êtes-vous prêt à mettre en place cette mesure?

La consultation multidisciplinaire qui va permettre aux séropositifs de faire un bilan complet et des examens pendant une journée d'hospitalisation sera mis en place dès 2007. Et, bien sûr, elle sera financée. Cette prestation fait partie des programmes médicaux qui sont pris en charge par les missions d'intérêt général, dont j'ai augmenté les crédits de plus de 11% cette année. Pour les séropositifs, êtes-vous prêt à aller plus loin dans l'aide à l'arrêt du tabac?

Pour vous donner un chiffre, une étude a été réalisée en Lombardie après l'interdiction du tabac dans les lieux publics?: il y a eu 11% d'infarctus en moins dans la région. L'aide à l'arrêt du tabac s'appliquera à partir du 1er février à tous les fumeurs. L'assurance maladie prendra en charge un forfait de 50 euros, ce qui correspondra à peu près au tiers de ce que nécessite normalement le coût de l'arrêt. Je travaille avec les mutuelles pour que, grosso modo, elles puissent elles aussi prendre en charge un tiers de ce coût. Pour les patients souffrant de certaines pathologies, j'ai demandé à des experts, notamment aux tabacologues, d'évaluer leurs autres besoins pour aller plus loin dans cette prise en charge.

La réforme sur le handicap a créé de nombreux dysfonctionnements et les associations affirment que des séropositifs qui percevaient l'allocation adulte handicapé se sont vus notifier des refus de prise en charge par les nouvelles prestations…

Le problème c'est qu'aujourd'hui, on a du retard dans l'examen des dossiers, où on applique encore les anciennes grilles de barème. Or, ces grilles ne prennent pas suffisamment en compte la réalité de ces dossiers. J'ai donc demandé qu'on me fasse des propositions afin que l'on puisse traiter de façon quasi-automatique certains dossiers en fonction des handicaps concernés.

En ce qui concerne la Couverture maladie universelle (CMU), plusieurs associations se sont inquiétées d'un amendement en cours de discussion dans la loi de Finances 2007 qui envisage de contrôler les revenus des bénéficiaires, notamment leur patrimoine…

Il n'y a aucune réforme de la CMU. Mais pour les bénéficiaires de la CMU, comme pour les autres bénéficiaires de prestations sous conditions de ressources, on ne demande qu'une simple déclaration sur l'honneur des revenus. On veut tout simplement pouvoir vérifier les choses.
Je veux protéger les bénéficiaires de la CMU et je veux aussi les protéger des fausses informations et des rumeurs. J'en ai assez de ceux qui cherchent à remettre en cause la CMU. Dans un système comme le nôtre, il est tout à fait normal que l'on puisse assurer la gratuité des soins aux plus démunis.

Il y a eu beaucoup d'attaques contre l'Aide médicale d'État (AME) qui permet l'accès aux soins des malades étrangers sans papiers…

Je n'ai rien changé à l'AME. Contrairement aux rumeurs et aux fantasmes, je n'ai pas cassé l'AME! Oui, mais Nicolas Sarkozy s'est attaqué à plusieurs reprises aux bénéficiaires de l'AME… Le ministre en charge de ce dossier, c'est le ministre de la Santé.

Mais le ministre que l'on entend sur cette question, c'est le ministre de l'Intérieur…

Nous avons vérifié un certain nombre de dispositions, en concertation avec les associations et elles se sont aperçues que les craintes n'étaient pas fondées. Les étrangers en situation irrégulière sont bien pris en charge. Par ailleurs, je souhaite que l'on puisse développer l'accès aux soins en médecine de ville pour les bénéficiaires de l'AME. C'est ce que nous sommes en train de faire. J'ai bien conscience que, dans un pays comme le nôtre, on doit prendre en charge ces soins.

Sur le plan international, les séropositifs restent interdits d'entrée et de séjour dans de nombreux pays, comme les États-Unis. Allez-vous vous mobiliser sur cette question?

Je trouve inacceptable qu'au XXIe siècle des pays ferment leurs frontières aux séropositifs. On sait pertinemment que cela est complètement inopérant en terme de santé publique. Je compte intervenir fin novembre devant nos

partenaires européens afin que l'Europe prenne des initiatives sur le sujet. La voix de l'Europe en matière de lutte contre le sida est essentielle et devrait effectivement être plus forte. Comment qualifieriez-vous l'épidémie de sida, 25 ans après qu'elle ait débuté?

Pour moi, c'est une priorité majeure de santé publique. Ce n'est pas une épidémie comme les autres, parce qu'elle touche à l'amour, au sexe, à des choses essentielles dans la vie des uns et des autres. La politique de réduction des risques en matière d'usage de drogue a permis de considérables avancées et nous devons continuer de marteler sur la prévention du sida des messages très simples. Par rapport au sida, le fait de se protéger, c'est un gage d'efficacité. On est dans le cœur d'une démarche qui est tout sauf fataliste, qui est une démarche politique au sens large du terme. Je reste absolument persuadé qu'on doit pouvoir assister à une véritable décrue des contaminations.

Il ne reste que quelques mois avant l'élection présidentielle. Avez-vous encore le temps d'agir?
En matière de lutte contre le sida, vous pouvez toujours lancer des actions qui ne seront remises en cause par personne.

Tetu.com
  20.novembre.2006 / Afrique: plus de 4 millions d’orphelins du sida
 

Lors d'un colloque sur les enfants affectés par le virus, séropositifs ou non, Esther Guluma, directrice du bureau régional de l'Unicef de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a rappelé l'ampleur du cataclysme. Dans ces 24 pays vivent plus de 4 millions d'orphelins du sida et 680?000 enfants porteurs du virus.
En 2005, 220?000 enfants ont été infectés et 170?000 sont décédés. Seules 1,3?% des femmes séropositives ont pu recevoir un traitement empêchant la transmission du virus à leur bébé. L'Unicef, l'Onusida, l'Agence des états-Unis pour le Développement International (Usaid) et le Programme alimentaire mondial, rejointes par plusieurs ONG ont lancé un «Appel de Dakar» pour répondre au plus vite aux besoins des enfants touchés.
  9.novembre.2006 / VIH et assurances : les promesses non tenues du gouvernement
 

On devrait s’habituer aux promesses gouvernementales non tenues. Il y en a pléthore. L’une des dernières en date concerne une amélioration tangible de l’accès à l’assurance et aux prêts des personnes présentant un risque de santé aggravé. Il s’agissait — noble dessein — de permettre une meilleure assurabilité des personnes atteintes de pathologies chroniques comme le VIH et surtout de lutter contre les pratiques discriminatoires. Des discussions lancées en mai étaient suivies en juin 2006 de la signature par les ministres de la Santé, Xavier Bertrand, et de l’Economie, Thierry Breton, d’une nouvelle convention baptisée "Aeras" (Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé).

L’objectif était alors d’une entrée en vigueur du nouveau dispositif "à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine", avait alors précisé le ministre de l’Economie. La promesse ne sera pas tenue. C’est ce dont s’alarme le Collectif Interassocitatif sur la santé (CISS) dans un récent communiqué. Le CISS, composé d’associations de santé dont Aides, constate qu’aujourd’hui il n’existe, sur ce projet "aucun encadrement législatif".

"Les dispositions de la convention doivent être encadrées afin d’en garantir son application effective. Or à ce jour, le projet de texte n’est pas un encadrement législatif et il ne figure dans aucun calendrier parlementaire." note le CISS qui constate aussi que les critères concernant la "couverture du risque invalidité" n’ont pas été davantage définis. "En l’absence de ces critères, il n’y a plus d’avancées substantielles." affirme le CISS qui constate, avec amertume, que "les outils nécessaires que sont la commission de suivi, la commission des études et des recherches et la commission de médiation ne sont quant à elles pas mises en place ni dans leur composition ni dans leurs moyens." "Aujourd’hui la convention AERAS est sans encadrement législatif, sans couverture de l’invalidité et sans moyens de fonctionner. La volonté présidentielle et l’engagement des ministres de la santé et des finances seraient-ils lettre morte ?" s’interroge le CISS. Bonne question, en effet.

Ellico.com
  8.novembre.2006 / Etude : un rétrovirus du sida génétiquement modifié prometteur
 

Un rétrovirus du sida, génétiquement modifié pour combattre d'autres rétrovirus responsables de cette infection, s'est révélé prometteur dans le cadre d'un un essai clinique sur cinq malades, ont annoncé lundi des chercheurs américains.

Les cinq malades, qui ne réagissaient plus à au moins deux antirétroviraux, ont connu une diminution de leur charge virale et enregistré une stabilisation, voire un accroissement de leur taux de lymphocytes T.

Cet étude, parue dans les Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS) et conduite à l'école de médecine de l'université de Pennsylvanie, montre pour la première fois qu'un virus génétiquement modifié peut être utilisé chez des humains sans danger.

Ce virus appelé VRX496, produit par la firme VIRxSYS corp. "a donné des résultats encourageants chez certains malades pour lesquels tous les autres traitements avaient échoué", relève le Dr Carl June, qui a conduit cette recherche.

Cependant, met en garde le Dr Bruce Levine, co-auteur de cette recherche, "ce n'est pas parce que ce traitement génétique a donné des résultats encourageants avec un ou deux malades que cela va marcher pour tout le monde". "Nous avons encore beaucoup de travail à faire", ajoute-t-il précisant que les cinq malades de l'étude seront suivis pendant quinze ans.

Le VRX496 a été modifié pour fonctionner comme un cheval de Troie en portant un gène empêchant la reproduction de nouveaux virus du sida. Un essai clinique de phase deux est en cours avec des malades atteints du sida dont l'infection est bien contrôlée par des antirétroviraux.

Ellico.com
  6.novembre.2006 / Comment se prémunir de la maladie ?
 


I. Le préservatif
Avant toute pénétration (y compris fellation), dérouler le préservatif sur la verge en érection.
Si le préservatif n’est pas muni d’un réservoir en pincer l’extrémité afin de créer une petite poche qui recevra le sperme
Pour une parfaite utilisation du préservatif, il est impératif de se retirer immédiatement après l’éjaculation tout en maintenant le préservatif à la base.
Une fois retiré, le préservatif doit être jeté à la poubelle.
II. Le Gel
Le gel est le complément indispensable du préservatif en cas de pénétration anale ; afin d’éviter les ruptures, utiliser uniquement un lubrifiant soluble dans l’eau.
III. Le carré de latex
Pour les relations entre bouche et le sexe ou les relations entre la bouche et l’anus, il est utile d’utiliser le « carré de latex » : Il s’agit d’une feuille de film de latex actuellement difficile à trouver mais peut être remplacée par un préservatif coupé dans sa longueur, et qui permet d’avoir des relations bucco-génitales ou bucco-anales sans prendre de risque.
Dossier prévention : Liens
Si vous connaissez d’autres sites n’hésitez pas à nous les communiquer.
Les incontournables
http://www.aides.org/
Aide et soutien aux personnes atteintes, accès aux traitements, prévention
http://www.actupp.org/ www.multisexualités-et-sida.org
Multisexualités et sida est un site de prévention Sida, MST, violences, drogues, suicide... en milieu multisexuel.
Différentes sexualités et pratiques sont abordées : multisexualité, hétérosexualité, homosexualité, lesbianisme, bisexualité, transsexualité, travestisme, échangisme, non conformisme, libertinage, etc Séro-zéro (Québec)
http://www.sero-zero.qc.ca/index.html
Organisme communautaire de prévention du VIH/sida auprès des hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes
http://www.solensi.asso.fr/
solidarité enfants sida
http://www.solidarite-sida.asso.fr/
présentation de l’association avec
Prévention MTS-SIDA
www.sante.umontreal.ca/mts.htm
http://www.positifs.org/
Témoignages et forums
http://www.who.int/inf-fs/fr/am186.html
Situation des jeunes et les maladies sexuellement transmissible ( VIH/SIDA, MST)
http://www.sidaction.org/
Sidaction.org, le site de l’association Ensemble contre le Sida, qui a pour mission de développer l’aide aux personnes touchées par le VIH, la prévention et la recherche sur le sida.
http://www.sida-info-service.org/
tout savoir sur le sida, les hépatites et les MST, prendre connaissance de l’actualité,trouver l’information sur internet,trouver l’adresse d’un centre de dépistage,trouver l’adresse d’une association,obtenir une réponse à vos questions,témoigner et échanger.
ALS. association de lutte contre le sida
http://www.sidaweb.com/
Première structure de ce type créée en Province, en 1985 à Lyon. Association généraliste qui a développé au cours des années de nombreux services qui s’articulent autour de 3 axes : l’accueil, la prévention, le soutien aux personnes touchées par le VIH
Les sites généralistes sur le SIDA
VIHinternet
Organisme oeuvrant contre le SIDA et l’infection VIH en Afrique Esculape : HIV
Ne jouez pas à la courte paille
Les sites plus médicaux caducee.net
Réseaux santé au service des professionnels
http://www.chu-rouen.fr/ssf/pathol/sida.html
Répertorie les site francophones traitant du SIDA http://www.chu-toulouse.fr/sida/
Service des Maladies Infectieuses
http://www.frm.org/Scientifique/Sujetsfond/Sida/cadsida.htm
Présente les recherches sur le SIDA
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/publicat/stdmts/index_f.html Ce qu’il faut savoir au sujet des maladies transmissibles sexuellement
http://home.worldnet.fr/ acttreat
Association de personnes séropositives, se mobilise pour l’information sur les traitements de l’infection à VIH et l’accès aux nouvelles molécules, à travers ses divers outils de communication, (journal, Minitel, internet, ligne téléphonique, organisation de réunions d’information...
  4.novembre.2006 / Act Up-Paris reproche au PS d'être «parfaitement inaudible sur le sida»
 

Act Up-Paris reproche au parti socialiste d'être "parfaitement inaudible sur le sida" et espère "un sursaut de la part du candidat" à la présidentielle prochainement désigné, dans un dossier publié jeudi. La lecture du projet socialiste au regard des enjeux de l'épidémie de sida en France et dans le monde est consternante. Le mot sida n'y apparaît qu'à deux reprises pour de vagues engagements", écrit l'association issue de la communauté homosexuelle, qui regroupe des personnes séropositives et des activistes, défendant "toutes les populations touchées par le sida".

"Le PS se contente de vouloir relancer une politique de prévention ciblée et d'annoncer la création d'une fondation nationale associant financement public et privé", relève Act Up. "La situation sociale des personnes séropositives s'est considérablement dégradée et Act Up-Paris attend du PS des engagements clairs à la fois sur la reconnaissance du handicap et l'accession au logement social des personnes malades ou handicapées", écrit l'association. Elle regrette l'absence d'engagement sur "une revalorisation précise de la prestation de compensation, alors que de très nombreux séropositifs, lourdement handicapés par la maladie, doivent aujourd'hui se nourrir, se loger et éventuellement se soigner avec 610 euros par mois".

Concernant la prostitution, Act Up critique "le projet du PS qui prévoit explicitement "l'engagement de la responsabilité du client" des travailleurs du sexe": "le PS n'a pas encore compris, écrit-elle, que pousser les clients, comme les prostituées, vers la clandestinité ne favorise évidemment en rien les comportements responsables en termes de prévention du VIH et des IST" (infections sexuellement transmissibles).

Ellico.com

  3.novembre.2006 / Quelle est l’origine exacte du sida ?
 

Comme on pourrait s’en douter les origines du SIDA sont un peu brumeuses et necessitent donc un petit retour en arrière ci-après, les origines du sida sont objet à controverse.
Le VIH (virus du sida) vient du singe. Mais deux possibilités de contact entre le singe et l’homme restent plausibles. Laquelle est la bonne ?
Soit le contact se serait fait par le sang (ex. : un chasseur blessé se contamine avec le sang d’un chimpanzé qu’il vient de chasser). C’est la théorie du transfert naturel, émise en 1999, qui est aujourd’hui largement acceptée par la communauté scientifique.
Soit le contact se serait fait par la vaccination. En effet, les vaccins contre la polio sont fabriqués à partir de reins de singes. Celui du Dr Koprowski aurait été fabriqué à partir de reins de chimpanzés et a été administré à un million d’Africains au Congo belge à la fin des années 50. Et c’est l’hypothèse qui dérange...
Petit retour en arrière
1959. Première trace de VIH dans un échantillon de sang d’un homme de Léopoldville (Congo belge) découverte en 1985 par André Nahmias, chercheur.
5 juin 1981. Apparition des premiers cas de sida aux États-Unis.
20 mai 1983 Le VIH est pour la première fois isolé par l’Institut Pasteur.
1989. Une équipe de Montpellier annonce que le VIS du chimpanzé est apparenté au VIH de l’homme.
19 mars 1992. Tom Curtis met en cause les campagnes de vaccination antipolio menées par Hilary Koprowski au Congo belge à la fin des années 50.
Janvier 1999. Début de la théorie du transfert naturel. Une équipe de chercheurs annonce que le VIS des chimpanzés d’Afrique de l’Ouest est le virus ancêtre du VIH. Le virus aurait été transmis à l’homme par une morsure de singe.
Aout 1999. Publication de d’un pavé, fruit de 10 ans d’enquête, sur les origines du sida. Le livre fait également le lien entre les vaccinations du Congo belge et les origines du sida. 1er février 2000. Bette Korper annonce que le VIH serait apparu chez l’homme en 1930, avec une marge d’erreur de plus ou moins 20 ans. Cette affirmation est le résultat d’un calcul effectué à partir d’un modèle mathématique complexe.
Septembre 2000. Première conférence sur les origines du sida Londres. Edward Hooper y présente sa théorie aux plus éminents spécialistes sur le sujet, mais elle est balayée sans ménagement. Novembre 2000. Publication d’une étude qui indique que la République démocratique du Congo est l’épicentre de la pandémie.
Printemps 2001. Publication des résultats des analyses des échantillons du vaccin antipolio. Ils montrent qu’ils ne contiennent ni VIS, ni VIH, ni cellules de chimpanzés. Seul bémol : les échantillons testés ne sont jamais passés par le Congo !
28-29 septembre 2001. Nouvelle conférence sur les origines du sida, en Italie. De nouveaux travaux sur la datation sont avancés et Hooper apporte des compléments à son enquête.
  2.novembre.2006 / Bienvenue dans la partie santé/prévention :
 

Cette partie est dédiée à la communication d’informations sur tous les thèmes, approchant de près comme de loin des sujets sanitaires et médicaux. Vous y trouverez des brèves, des post-it, des articles, des news, des questions/réponses...
Son but :
Ras le bol des articles Internet dont le vocabulaire ne laisse pas apparaître un seul mot de moins de 12 syllabes. Ras le bol de devoir tomber dans votre dictionnaire latin/français pour comprendre les mots de moins de 12 syllabes quand ils y sont présents... Alors cette rubrique est faite pour vous. Ici, pas de jargon ! Car il vaut mieux trois bonnes bases comprises qu’un roman très (trop) précis. Les différentes rubriques aborderont des thèmes variés, de la prévention du SIDA et autres MST en passant par leur explication, des discussions sur la place de l’homosexualité dans le monde médical, la description des organismes d’aide, sans oublier quelques trucs et astuces... Vous pourrez aussi utiliser le mailing afin d’y poser toutes les questions qui vous tracassent. Elles feront, dans la mesure du possible, l’objet d’un article vous apportant des clés de réflexion. Avertissement :
Il est important de comprendre que cette rubrique n’a pas de vocation à poser un diagnostic. Votre médecin restera la personne la mieux placée pour vous soigner. Ici, vous pourrez trouver des outils de compréhension, d’information et de prévention.
Connaître son ennemi

Le SIDA est une infection causée par un virus, le HIV (virus d’immuno-dépression humaine), un ensemble complexe de molécules. Ce virus pénètre les globules blancs de notre organisme, s’y multiplie avant de s’en échapper en tuant la cellule, pour en envahir d’autre. C’est cette destruction des globules blancs qui aboutira à la dangerosité de cette maladie. Les globules blancs servant de défense à notre organisme, ce dernier sera plus sensible à des maladies de plus en plus graves. Evolution de la maladie

On découpe l’évolution de cette maladie en trois phases :
La primo-infection : stade de l’invasion.
La latence : c’est une phase où il n’y a pas de symptômes de la maladie, on dit que la personne est séropositive. Physiquement la personne ne semble pas malade mais la contagiosité par le sang ou les sécrétions sexuelles n’en est pas moindre. Tout agit comme si l’équilibre entre la destruction des globules blancs par le virus et la destruction du virus par les globules blancs s’équilibraient. Le SIDA stade maladie : c’est la phase pendant laquelle les symptômes du SIDA apparaissent. Le virus prend le dessus sur les globules blancs, et l’immunité se retrouve dépassée. La durée de chacune des phases est très variable selon chaque individu, mais il existe une prise en charge thérapeutique spécifique pour chacune.

Quand la maladie se déclare
Face à l’échec du système immunitaire, le virus va détruire une partie de plus en plus importante du système immunitaire. Notre organisme se retrouvant ainsi de moins en moins protégé aux différentes infections qui nous entourent tous les jours. On ne meurt pas du virus en lui même (sauf cas particuliers) mais des multiples infections qui seront déclarées à cause du manque d’immunité. Ainsi, une personne atteinte du SIDA déclara : tuberculose, cancer...
Le SIDA un mal gay ?
La réponse est non !
Il existe plus de 44 millions de personnes vivant avec le virus dans le monde. Avec 4000 à 5000 nouvelles contaminations par an en France.
Or, il est a noté que 54% des nouvelles contaminations touchent des personnes hétérosexuelles. Un chiffre à prendre toutefois avec des pincettes quand on sait que seulement 5 à 10% des personnes se déclarent homosexuelles.
 
 
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