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Bryan Singer

Né le 17 Septembre 1965 à New York, Etats-Unis

Réalisateur, Scénariste, Producteur, Acteur

Parcours

Diplômé en 1989 de l'USC School of Cinema-Television où il rencontre le compositeur John Ottman, Bryan Singer réalise son premier film, le thriller Public access récompensé aux Festivals de Sundance et Deauvile mais passé relativement inaperçu, en 1993. Deux ans après, le cinéaste explose aux yeux du grand public avec ses Usual suspects (The Usual suspects), diabolique thriller manipulateur tourné en 35 jours pour six millions de dollars, qui révèle Kevin Spacey est lauréat de deux Oscars (meilleur second rôle masculin et meilleur scénario original), nommé au César du meilleur film étranger et repris à de nombreuses reprises dans les palmarès de l'année des critiques américaines.

Toujours attaché au thème de l'identité, central dans sa filmographie, Bryan Singer signe Un élève doué (Apt Pupil) en 1998 d'après une oeuvre de Stephen King. Mais le thème sulfureux de ce nouveau thriller, un adolescent fasciné par un voisin ancien nazi, fait fuir le public et de nombreuses critiques. Quelques mois plus tard, le réalisateur surprend en dirigeant pour la première fois un blockbuster à effets spéciaux : X-Men (2000), dont il retrouve l'univers en 2003 dans X-Men 2 (X²).

Il devrait filmer le prochain Superman Return et produire Logan's Run (remarke de l'âge de cristal).

Filmographie : X-Men 2 (X²) (2002) de Bryan Singer avec Patrick Stewart, Hugh Jackman - Star Trek : nemesis (2002) de Stuart Baird avec Patrick Stewart, Whoopi Goldberg - X-Men (2000) de Bryan Singer avec Hugh Jackman, Ian McKellen - Un élève doué (Apt Pupil) (1997) de Bryan Singer avec Ian McKellen, Brad Renfro- Usual suspects (The Usual suspects) (1994) de Bryan Singer avec Gabriel Byrne, Kevin Spacey - Public access (1993) de Bryan Singer avec Ron Marquette, Burt Williams

Critique de Usual Suspects

Un port, une trentaine de morts, un bon paquet de drogue que l’on ne retrouve pas, 2 rescapés : un brûlé qui n’en a plus pour longtemps et un éclopé qui en sait plus qu’il n’en dit. Et, surtout, un nom qui fait frémir d’horreur ceux qui vivent encore : Keyser Söze… Il était une fois Keyser Söze… homme dont la crainte qu’il suscite n’est égalée que par le mystère qui l’entoure… La légende sera-t-elle vraiment consumée par le récit du boiteux ? Qui ou quoi se cache derrière ce nom ? Que vous ayez déjà vu le film (plusieurs fois même) ou non, une nouvelle vision ne pourrait entamer l’intérêt qu’il suscite. The Usual Suspects est tout bonnement une perle. Le scénario nous invite à nous laisser perdre dans ses brumes, la mise en scène est sobre et très efficace, l’atmosphère tendue comme une corde de violon, et tout concourt à se jouer de nous. L’une des plus belles scènes est sûrement la plus drôle de ce film noir qui ne manque pas d’humour : la séance d’identification qui tourne au concours de diction (« hand me the key, you cock sucker ») crée une palpable camaraderie entre 5 suspects très… inhabituels …

Chronique d'un succès immense, inattendu et légitime

Rejeté par de nombreux studios hollywoodiens avant que la MGM se décide à mettre une poignée de billes dedans, The Usual suspects a provoqué un ras de marée d’enthousiasme aussi bien auprès des critiques que du public lors de sa sortie en 1995. A voir et revoir le film, c’était largement mérité. Tout comme l’avalanche de prix remportés (dont 2 Oscars, l’un pour Kevin Spacey – meilleur second rôle – et l’autre pour Christopher McQuarrie – meilleur scénario original).

The Usual Suspects renouvelle le film noir avec brio et avec un budget de… 5,5 millions de dollars. De quoi faire pleurer tout producteur hollywoodien qui n’a pas peur de balancer des centaines de millions sur une grosse machine sans réelle envergure mais frémit devant un projet intelligent qui ne requiert pas un investissement démesuré.

Le débat argent/art se poursuit, et ce n’est sûrement pas Bryan Singer qui se plaindrait du scénario de la sortie de son deuxième long métrage au budget modeste, lui à qui Hollywood a alors ouvert les portes, à raison d’ailleurs. Christopher McQuarrie non plus, puisqu’il a pu réaliser plus tard, avec le crédit de Usual Suspects, le réussi The Way of the Gun, avec à nouveau Benicio del Toro.

Le film a certainement contribué à la jolie carrière américaine de ce comédien de talent (vu entre autres dans Traffic, Snatch ou The Pledge). Kevin Spacey ne renierait pas non plus l’impact positif sur sa carrière déjà florissante. Si Hollywood a fait la part belle à Spacey et Del Toro, le casting est par ailleurs brillant avec une belle brochette d’acteurs (et non de stars) en osmose : un régal !

Scénario génialement subtil et complexe, dialogues brillants, mise en scène remarquable, acteurs impeccables, The Usual Suspects est un excellent thriller à voir et revoir absolument. (chroniscope.com)

Critique de X-Men 2

SYNOPSIS :

Les mutants poursuivent leur lutte contre une société qui les craint et se méfient d’eux. Leur cause devient d’autant plus désespérée qu’un assaillant encore inconnu et qui possède des pouvoirs extraordinaires, vient de commettre un incroyable crime.
Cette attaque choquante relance la polémique sur l’Acte d’Enregistrement des Mutants, et e mouvement anti-mutant dirigé à présent par William Stryker, un ancien commandant de l’armée devenu riche, dont la rumeur dit qu’il a mené des expériences sur des mutants. Le "travail" de Stryker sur les mutants est en quelque sorte lié au mystérieux et lointain passé de Wolverine.
Alors que celui-ci recherche des informations sur ses origines, Stryker met en route son programme anti-mutant – en lançant une attaque sur le manoir du Professeur Xavier.
Magneto, fraîchement sorti de sa prison de plastique, propose de s’associer avec les X-Men pour combattre leur redoutable ennemi commun : Stryker.
Avec le sort du Professeur Xavier enter leurs mains, ainsi que celui de l’humanité – et de tous les mutants – les X-Men font face à la plus dangereuse mission qu’ils aient jamais eu à remplir.

L'AVIS DE LA REDACTION :

Film ayant inspiré la vague d’adaptations cinématographiques de comic-book déferlant sur nos écrans, X-MEN posait les jalons d’un second opus axé, tout particulièrement, sur l’action. Mais Bryan Singer allait-il pouvoir gérer quantité de scènes spectaculaires sans pour autant altérer le travail réalisé sur chacun de ses personnages… ?

En guise de réponse introductive, le jeune premier nous assène une claque visuelle, au point de ne pouvoir s’en remettre de tout le film, dans une scène d’exposition d’anthologie. Cette dizaine de minutes est l’occasion pour le spectateur de découvrir l’étendue des pouvoirs du nouveau venu le plus attendu par les fans du comics, à savoir Kurt Wagner, plus connu sous le pseudo de Diablo (Nightcrawler pour la VO). Véritable acrobate (il était l’une des attractions d’un cirque germanique), le mutant, doté de la faculté de se téléporter dans un nuage de poussière violet, met à mal le service de sécurité de la Maison Blanche dans un jeu d’apparitions/disparitions de toute beauté. Ponctuées par un bruit sourd, ces téléportations sont intégrées à une mise en scène dynamique, aérienne et stylisée, rappelant la virtuosité d’un certain David Fincher, repoussant les limites physiques (le plan de raccord transperçant le judas). Le ton est donné dans cette entrée en matière virevoltante, inespérée !

Bien que l’action soit le fer de lance de cette séquelle inscrite dans la continuité du précédent épisode, Singer n’en oublie pas pour autant que le succès de X-MEN 2 passe par la consistance de ses personnages. Et du soin, il en apporte à chacun d’entre eux.
Introduit en grandes pompes, Alan Cumming (Diablo) peut alors insuffler toute l’humanité d’un protagoniste tourmenté et attachant, marqué par les stigmates de ses péchés. Tout simplement bouleversant !
Autre pilier de ce second épisode, Logan, plus couramment appelé Wolverine, s’illustre lors de l’assaut spectaculaire de l’institut Xavier. Hugh Jackman, animé de toute la hargne et la bestialité l’habitant, écharpe à tours de bras quantité de vilains "marins" venus troubler le repos des jeunes mutants. C’est l’occasion pour lui de jouer de ses lames rétractables en Adamantium, et de se confronter à son passé en la personne de Stryker.
Motivé par sa haine viscérale des mutants, le militaire auquel Bryan Cox (le Hannibal Lecter originel de Michael Mann) prête ses traits, se lance dans une croisade contre ces monstres de la Nature… Véritable gros méchant du film, Stryker illustre toute l’intolérance d’une espèce capable d’exécrer et de trahir (cf. la famille Drake) ses proches jugés extraordinaires.
Seule grande déception du film, la pourtant très alléchante Lady Deathstrike ne se montre malheureusement pas à la hauteur de nos espérances. Il faut en effet attendre son combat final l’opposant à Logan pour découvrir la découvrir toutes griffes dehors. Cette confrontation laisse perplexe quant au tapage orchestré autour de ce personnage interprété par Kelly Hu, que l’on aurait, par ailleurs, aimé voir se fritter avec la très gracieuse et aérienne Mystique…

Singer ne se contente d’ailleurs pas de creuser les héros déjà existants, ni même d’en injecter d’autres dans le circuit, il pose les bases d’un troisième film… Le réalisateur nous offre en effet quelques apparitions suffisamment prometteuses pour nous mettre l’eau à la bouche. On retiendra ainsi la mue de Colossus, le cri perçant de Syrin sonnant l’alarme, ou encore les facultés de Kitty Pride lui permettant de franchir n’importe quel obstacle. La relation de Malicia et Iceman, ainsi que le côté obscure de Pyro sont également autant de points à approfondir dans un épisode que l’on voudrait encore plus soufflant !

Un blockbuster qui se donne parfois des airs "auteurisant", et qui place, d’ores et déjà, la barre très haute pour les adaptations des comics à venir. Singer jongle avec ses personnages dans un style léger et fluide, sans jamais se fourvoyer dans des délires n’ayant de raisons d’être. Il satisfait ses fantasmes (et les nôtres) avec un plaisir orgasmique dans un montage de scènes visuellement jouissives. Mais qu’il est difficile de s’en relever, quelle claque !

Grégory Delavallée (mcm.net)

Homosexualité

Alors qu'il venait assurer la promotion de "X Men 2" (qui devrait attirer plus d'un million de spectateurs dès la première semaine de sortie en France), Bryan Singer a évoqué, comme si de rien n'était, sa vie privée dans les colonnes du Parisien le 30 avril 2003. Le réalisateur faisait remarquer que son voyage en France lui avait été un peu pénible car notre pays lui rappelait une histoire d'amour brisée avec un Français.

Même s'il était resté en bons termes avec cet ex-ami, puisqu'il avait dîné avec lui la veille de l'interview. Il n'y avait pas de "coquille" (terme journalistique employé pour qualifier une faute d'impression) dans l'article. Et c'est bien de son "ami" que Singer parlait. Dans le milieu des réalisateurs de "blockbusters", cette franchise tranquille est à signaler !

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