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Parcours
Diplômé
en 1989 de l'USC School of Cinema-Television où il rencontre
le compositeur John Ottman, Bryan Singer réalise son premier
film, le thriller Public access récompensé aux Festivals
de Sundance et Deauvile mais passé relativement inaperçu,
en 1993. Deux ans après, le cinéaste explose aux yeux du
grand public avec ses Usual suspects (The Usual suspects),
diabolique thriller manipulateur tourné en 35 jours pour
six millions de dollars, qui révèle Kevin Spacey est lauréat
de deux Oscars (meilleur second rôle masculin et meilleur
scénario original), nommé au César du meilleur film étranger
et repris à de nombreuses reprises dans les palmarès de
l'année des critiques américaines.
Toujours
attaché au thème de l'identité, central dans sa filmographie,
Bryan Singer signe Un élève doué (Apt Pupil) en 1998 d'après
une oeuvre de Stephen King. Mais le thème sulfureux de ce
nouveau thriller, un adolescent fasciné par un voisin ancien
nazi, fait fuir le public et de nombreuses critiques. Quelques
mois plus tard, le réalisateur surprend en dirigeant pour
la première fois un blockbuster à effets spéciaux : X-Men
(2000), dont il retrouve l'univers en 2003 dans X-Men 2
(X²).
Il
devrait filmer le prochain Superman Return et produire
Logan's Run (remarke de l'âge de cristal).
Filmographie
: X-Men 2 (X²) (2002) de Bryan Singer avec Patrick Stewart,
Hugh Jackman - Star Trek : nemesis (2002) de Stuart Baird
avec Patrick Stewart, Whoopi Goldberg - X-Men (2000) de
Bryan Singer avec Hugh Jackman, Ian McKellen - Un élève
doué (Apt Pupil) (1997) de Bryan Singer avec Ian McKellen,
Brad Renfro- Usual suspects (The Usual suspects) (1994)
de Bryan Singer avec Gabriel Byrne, Kevin Spacey - Public
access (1993) de Bryan Singer avec Ron Marquette, Burt Williams
Critique
de Usual Suspects
Un
port, une trentaine de morts, un bon paquet de drogue que
l’on ne retrouve pas, 2 rescapés : un brûlé qui n’en a plus
pour longtemps et un éclopé qui en sait plus qu’il n’en
dit. Et, surtout, un nom qui fait frémir d’horreur ceux
qui vivent encore : Keyser Söze… Il était une fois Keyser
Söze… homme dont la crainte qu’il suscite n’est égalée que
par le mystère qui l’entoure… La légende sera-t-elle vraiment
consumée par le récit du boiteux ? Qui ou quoi se cache
derrière ce nom ? Que vous ayez déjà vu le film (plusieurs
fois même) ou non, une nouvelle vision ne pourrait entamer
l’intérêt qu’il suscite. The Usual Suspects est tout bonnement
une perle. Le scénario nous invite à nous laisser perdre
dans ses brumes, la mise en scène est sobre et très efficace,
l’atmosphère tendue comme une corde de violon, et tout concourt
à se jouer de nous. L’une des plus belles scènes est sûrement
la plus drôle de ce film noir qui ne manque pas d’humour
: la séance d’identification qui tourne au concours de diction
(« hand me the key, you cock sucker ») crée une palpable
camaraderie entre 5 suspects très… inhabituels …
Chronique
d'un succès immense, inattendu et légitime
Rejeté
par de nombreux studios hollywoodiens avant que la MGM se
décide à mettre une poignée de billes dedans, The Usual
suspects a provoqué un ras de marée d’enthousiasme aussi
bien auprès des critiques que du public lors de sa sortie
en 1995. A voir et revoir le film, c’était largement mérité.
Tout comme l’avalanche de prix remportés (dont 2 Oscars,
l’un pour Kevin Spacey – meilleur second rôle – et l’autre
pour Christopher McQuarrie – meilleur scénario original).
The
Usual Suspects renouvelle le film noir avec brio et avec
un budget de… 5,5 millions de dollars. De quoi faire pleurer
tout producteur hollywoodien qui n’a pas peur de balancer
des centaines de millions sur une grosse machine sans réelle
envergure mais frémit devant un projet intelligent qui ne
requiert pas un investissement démesuré.
Le
débat argent/art se poursuit, et ce n’est sûrement pas Bryan
Singer qui se plaindrait du scénario de la sortie de son
deuxième long métrage au budget modeste, lui à qui Hollywood
a alors ouvert les portes, à raison d’ailleurs. Christopher
McQuarrie non plus, puisqu’il a pu réaliser plus tard, avec
le crédit de Usual Suspects, le réussi The Way of the Gun,
avec à nouveau Benicio del Toro.
Le film a certainement contribué à la jolie carrière américaine
de ce comédien de talent (vu entre autres dans Traffic,
Snatch ou The Pledge). Kevin Spacey ne renierait pas non
plus l’impact positif sur sa carrière déjà florissante.
Si Hollywood a fait la part belle à Spacey et Del Toro,
le casting est par ailleurs brillant avec une belle brochette
d’acteurs (et non de stars) en osmose : un régal !
Scénario
génialement subtil et complexe, dialogues brillants, mise
en scène remarquable, acteurs impeccables, The Usual Suspects
est un excellent thriller à voir et revoir absolument. (chroniscope.com)
Critique
de X-Men 2
SYNOPSIS
:
Les mutants poursuivent leur lutte contre une société qui
les craint et se méfient d’eux. Leur cause devient
d’autant plus désespérée qu’un assaillant encore
inconnu et qui possède des pouvoirs extraordinaires, vient
de commettre un incroyable crime.
Cette attaque choquante relance la polémique sur l’Acte
d’Enregistrement des Mutants, et e mouvement anti-mutant
dirigé à présent par William Stryker, un ancien commandant
de l’armée devenu riche, dont la rumeur dit qu’il
a mené des expériences sur des mutants. Le "travail" de
Stryker sur les mutants est en quelque sorte lié au mystérieux
et lointain passé de Wolverine.
Alors que celui-ci recherche des informations sur ses origines,
Stryker met en route son programme anti-mutant – en
lançant une attaque sur le manoir du Professeur Xavier.
Magneto, fraîchement sorti de sa prison de plastique, propose
de s’associer avec les X-Men pour combattre leur redoutable
ennemi commun : Stryker.
Avec le sort du Professeur Xavier enter leurs mains, ainsi
que celui de l’humanité – et de tous les mutants
– les X-Men font face à la plus dangereuse mission
qu’ils aient jamais eu à remplir.
L'AVIS DE LA REDACTION :
Film ayant inspiré la vague d’adaptations cinématographiques
de comic-book déferlant sur nos écrans, X-MEN posait les
jalons d’un second opus axé, tout particulièrement,
sur l’action. Mais Bryan Singer allait-il pouvoir
gérer quantité de scènes spectaculaires sans pour autant
altérer le travail réalisé sur chacun de ses personnages…
?
En guise de réponse introductive, le jeune premier nous
assène une claque visuelle, au point de ne pouvoir s’en
remettre de tout le film, dans une scène d’exposition
d’anthologie. Cette dizaine de minutes est l’occasion
pour le spectateur de découvrir l’étendue des pouvoirs
du nouveau venu le plus attendu par les fans du comics,
à savoir Kurt Wagner, plus connu sous le pseudo de Diablo
(Nightcrawler pour la VO). Véritable acrobate (il était
l’une des attractions d’un cirque germanique),
le mutant, doté de la faculté de se téléporter dans un nuage
de poussière violet, met à mal le service de sécurité de
la Maison Blanche dans un jeu d’apparitions/disparitions
de toute beauté. Ponctuées par un bruit sourd, ces téléportations
sont intégrées à une mise en scène dynamique, aérienne et
stylisée, rappelant la virtuosité d’un certain David
Fincher, repoussant les limites physiques (le plan de raccord
transperçant le judas). Le ton est donné dans cette entrée
en matière virevoltante, inespérée !
Bien que l’action soit le fer de lance de cette séquelle
inscrite dans la continuité du précédent épisode, Singer
n’en oublie pas pour autant que le succès de X-MEN
2 passe par la consistance de ses personnages. Et du soin,
il en apporte à chacun d’entre eux.
Introduit en grandes pompes, Alan Cumming (Diablo) peut
alors insuffler toute l’humanité d’un protagoniste
tourmenté et attachant, marqué par les stigmates de ses
péchés. Tout simplement bouleversant !
Autre pilier de ce second épisode, Logan, plus couramment
appelé Wolverine, s’illustre lors de l’assaut
spectaculaire de l’institut Xavier. Hugh Jackman,
animé de toute la hargne et la bestialité l’habitant,
écharpe à tours de bras quantité de vilains "marins" venus
troubler le repos des jeunes mutants. C’est l’occasion
pour lui de jouer de ses lames rétractables en Adamantium,
et de se confronter à son passé en la personne de Stryker.
Motivé par sa haine viscérale des mutants, le militaire
auquel Bryan Cox (le Hannibal Lecter originel de Michael
Mann) prête ses traits, se lance dans une croisade contre
ces monstres de la Nature… Véritable gros méchant
du film, Stryker illustre toute l’intolérance d’une
espèce capable d’exécrer et de trahir (cf. la famille
Drake) ses proches jugés extraordinaires.
Seule grande déception du film, la pourtant très alléchante
Lady Deathstrike ne se montre malheureusement pas à la hauteur
de nos espérances. Il faut en effet attendre son combat
final l’opposant à Logan pour découvrir la découvrir
toutes griffes dehors. Cette confrontation laisse perplexe
quant au tapage orchestré autour de ce personnage interprété
par Kelly Hu, que l’on aurait, par ailleurs, aimé
voir se fritter avec la très gracieuse et aérienne Mystique…
Singer ne se contente d’ailleurs pas de creuser les
héros déjà existants, ni même d’en injecter d’autres
dans le circuit, il pose les bases d’un troisième
film… Le réalisateur nous offre en effet quelques
apparitions suffisamment prometteuses pour nous mettre l’eau
à la bouche. On retiendra ainsi la mue de Colossus, le cri
perçant de Syrin sonnant l’alarme, ou encore les facultés
de Kitty Pride lui permettant de franchir n’importe
quel obstacle. La relation de Malicia et Iceman, ainsi que
le côté obscure de Pyro sont également autant de points
à approfondir dans un épisode que l’on voudrait encore
plus soufflant !
Un blockbuster qui se donne parfois des airs "auteurisant",
et qui place, d’ores et déjà, la barre très haute
pour les adaptations des comics à venir. Singer jongle avec
ses personnages dans un style léger et fluide, sans jamais
se fourvoyer dans des délires n’ayant de raisons d’être.
Il satisfait ses fantasmes (et les nôtres) avec un plaisir
orgasmique dans un montage de scènes visuellement jouissives.
Mais qu’il est difficile de s’en relever, quelle
claque !
Grégory Delavallée (mcm.net)
Homosexualité
Alors
qu'il venait assurer la promotion de "X Men 2" (qui devrait
attirer plus d'un million de spectateurs dès la première
semaine de sortie en France), Bryan Singer a évoqué, comme
si de rien n'était, sa vie privée dans les colonnes du Parisien
le 30 avril 2003. Le réalisateur faisait remarquer que son
voyage en France lui avait été un peu pénible car notre
pays lui rappelait une histoire d'amour brisée avec un Français.
Même s'il était resté en bons termes avec cet ex-ami, puisqu'il
avait dîné avec lui la veille de l'interview. Il n'y avait
pas de "coquille" (terme journalistique employé pour qualifier
une faute d'impression) dans l'article. Et c'est bien de
son "ami" que Singer parlait. Dans le milieu des réalisateurs
de "blockbusters", cette franchise tranquille est à signaler
!

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gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
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