| Parcours
Jean-Claude
Brialy est pour le théâtre un apôtre
et plus généralement un ardent défenseur
de la Culture présent sur tous les fronts. Vétéran
du cinéma avec plus de cent quatre-vingt films à
son actif, sans compter ses rôles pour la télévision
dont le plus récent fut pour le Monte Cristo de Depardieu,
il est aussi directeur de théâtre (Hébertot
en 1977, puis Les Bouffes Parisiens depuis 1986 dont il
est le propriétaire), il est aussi metteur en scène
et réalisateur, et propriétaire d'un des meilleurs
restaurants de Paris, l'Orangerie.
Mais
c'est pas fini !!! Telle Shiva et tous ces bras qui s'agitent
de partout il y en a encore une paire qui s'occupe des Festivals
de Ramatuelle, d'Anjou, de Cannes. On va se limiter pour
l'instant à ce, déjà impressionnant,
début de bio.
A
Cannes précisément, en 1956, il fait ses débuts
en frimant sur la plage en jouant au ping-pong avec un autre
beau garçon qui revient d'Indochine, Alain Delon.
Il se fait remarquer par l'impressario de Rock Hudson, qui
va surtout flasher sur ... Delon. En 1996, il fête
ses quarante ans de festival en étant un des jurés,
sous la présidence de Jeanne Moreau. L'année
précédente, il était l'amiral Coligny
dans la Reine Margot,avec une fraise autour du cou (putain
de mode).
On
a souvent reproché à Jean-Claude Brialy de
toucher à tout, d'être un boulimique de la
comédie (il a joué en moyenne plus de cinq
cents fois chaque pièce), de trop se montrer.. Balivernes
! Le théâtre est vraiment un sacerdoce qui
l'oblige à faire de réelles concessions (financières,
vie privée..) et pas question d'arriver sur scène
crevé. Et à l'école de Pierre Brasseur,
l'important est de toujours s'amuser en jouant aussi bien
pour Chéreau, Godard, Chabrol, Miller, Téchiné,
Zidi, Jugnot, Lelouch, Pinoteau, Molinaro, de Broca. Un
autre de ses maîtres fut Jean Gabin pour qui il était
essentiel de se surpasser à chaque fois, de " passer
la surmultipliée." Il a été adopté
par la bande des Cahiers du Cinéma alors qu'il était
tout jeune, en se retrouvant à aller voir du Shakespeare
à Arles, dans une voiture américaine pure
année 1955, avec dedans Jacques Rivette, Jean-Luc
Godard, Claude Chabrol..
C'est
après avoir quitté le domicile familial, une
fois son service militaire effectué, qu'il retrouve
ces bons amis à la rédaction des Cahiers,
avec Chabrol (marié, deux enfants) se gavant de polars
et plein d'idées de scénarios, Truffaut amoureux
de tout ce qui passe et toujours en train d'écrire
des lettres d'amour, Rivette toujours puceau, pour qui il
avait joué dans son court métrage Le coup
du berger, Doniol Velcroze et Rhomer tous les deux mariés,
et Godard préférant les putes...Toutes ces
précisions sur la sexualité du moment étant
généreusement fournies par Brialy, conscient
de sa préférence et sa fascination pour les
garçons. Quelleépoque !
C'est
en fait Chabrol qui le fera devenir une vedette dans Les
Cousins en 1959. Pourtant il a déjà dix films
à son actif dont Les Quatre Cents Coups, Ascenseur
pour l'Echafaud, Le Beau Serge (qui n'est pas lui mais Gérard
Blain) ou même Le Triporteur avec Darry Cowl... (bio
de canal+)
Filmographie
:
Le
coup du berger (1956) de Jacques Rivette. Amour de poche
(1957) de Pierre Kast. L'ami de la famille (1957) de Jacques
Pinoteau. L'école des cocottes (1958) de Jacqueline
Audry. Et ta soeur (1958) de Maurice Delbez. Christine (1958)
de Pierre Gaspard-Huit . La notte brava (1959) de Mauro
Bolognini. Le beau Serge (1959) de Claude Chabrol. Les cousins
(1959) de Claude Chabrol. Tous les garçons s'appellent
Patrick (1959) de Jean-Luc Godard. Le chemin des écoliers
(1959) de Michel Boisrond . Les yeux de l'amour (1959) de
Denys de la Patellière.
Paris
nous appartient (1960) de Jacques Rivette. Les godelureaux
(1960) de Claude Chabrol. L'éducation sentimentale
(1961) d'Alexandre Astruc. Le puits aux trois vérités
(1961) de François Villiers. Les amours célèbres
(1961) de Michel Boisrond. Une histoire d'eau (1961) de
Jean-Luc Godard et François Truffaut. Une femme est
une femme (1961) de Jean-Luc Godard. Les lions sont lâchés
(1961) d'Henri Verneuil. Arsène Lupin contre Arsène
Lupin (1962) d'Edouard Molinaro . Les sept péchés
capitaux (1962) de Philippe de Broca et Claude Chabrol .
Les petits matins (1962) de Jacqueline Audry . La chambre
ardente (1962) de Julien Duvivier. Le diable et les dix
commandements (1962) de Julien Duvivier . Cléo de
5 à 7 (1962) d'Agnès Varda. Château
en Suède (1963) de Roger Vadim . Carambolages (1963)
de Marcel Bluwal . La bonne soupe (1963) de Robert Thomas
. Le glaive et la balance (1963) d'André Cayatte
. La ronde (1964) de Roger Vadim . La chasse à l'homme
(1964) d'Edouard Molinaro . Tonio Kröger (1964) de
Rolf Thiele . Les siffleurs (1964) de Eino Ruutsalo. Un
monsieur de compagnie (1965) de Philippe de Broca . La mandragola
(1965) d'Alberto Lattuada. Cent briques et des tuiles (1965)
de Pierre Grimblat. Anna (1965) de Pierre Koralnik.Le roi
de coeur (1966) de Philippe de Broca. Io la conoscevo bene
(1966) d'Antonio Pietrangeli. La mariée était
en noir (1967) de François Truffaut. Lamiel (1967)
de Jean Aurel . Caroline chérie (1967) de Denys de
la Patellière . Le plus vieux métier du monde
(1967) de Claude Autan-Lara. Un homme de trop (1967) de
Costa Gavras. Die Abenteuer des Kardinal Braun (1968) de
Julio Fulci . Manon 70 (1968) de Jean Aurel.
Una
Stagione all'inferno (1970) de Nelo Risi . Le genou de Claire
(1970) d'Eric Rohmer. Le bal du comte d'Orgel (1970) de
Marc Allégret . Cose di Cosa Nostra (1971) de Steno
. Un meurtre est un meurtre (1972) d'Etienne Périer
. Un amour de pluie (1973) de Jean-Claude Brialy. Le fantôme
de la liberté (1974) de Luis Bunuel. Le juge et l'assassin
(1975) de Bertrand Tavernier. Catherine et Cie (1975) de
Michel Boisrond. Les oeufs brouillés (1976) de Joel
Santoni. L'année sainte (1976) de Jean Girault. Barocco
(1976) d'André Téchiné. Julie - Pot
de Colle (1977) de Philippe de Broca . L'imprécateur
(1977) de Jean-Louis Bertucelli. Robert et Robert (1978)
de Claude Lelouch.
La
banquière (1980) de Francis Girod. Les uns et les
autres (1981) de Claude Lelouch. Notre Dame de la croisette
(1981) de Daniel Schmid . La nuit de Varennes (1982) de
Ettore Scola. Cap Canaille (1982) de J.H.Roger, J.Berto.
Mortelle randonnée (1982) de Claude Miller . Le démon
dans l'île (1982) de Francis Leroi . La Ragazza di
Trieste (1983) de Pasquale Festa Campanile. Édith
et Marcel (1983) de Claude Lelouch. Sarah (1983) de Maurice
Dugowson. Stella (1983) de Laurent Heynemann. La crime (1983)
de Philippe Labro. Papy fait de la résistance (1984)
de Jean-Marie Poiré. Pinot simple flic (1984) de
Gérard Jugnot . Le téléphone sonne
toujours deux fois (1984) de Jean-Pierre Vergne. Le mariage
du siècle (1985) de Philippe Galland . Le quatrième
pouvoir (1985) de Serge Leroy . L'effrontée (1985)
de Claude Miller. Maschenka (1986) de John Goldschmidt.
Grand Guignol (1986) de Jean Marboeuf. Inspecteur Lavardin
(1986) de Claude Chabrol. Suivez mon regard (1986) de Jean
Curtelin . Le débutant (1986) de Daniel Janneau .
Le moustachu (1987) de Dominique Chaussois . Lévy
et Goliath (1987) de Gérard Oury. Maladie d'amour
(1987) de Jacques Deray . Les innocents (1987) d'André
Téchiné. Comédie d'été
(1989) de Daniel Vigne.
C'era
un castello con 40 cani (1990) de Duccio Tessari . Ripoux
contre ripoux (1990) de Claude Zidi. S'en fout la mort (1990)
de Claire Denis . Août (1992) d'Henri Herre . Le monstre
de Roberto Benigni (1994). La reine Margot (1994) de Patrice
Chéreau. Les cent et une nuits (1995) d'Agnès
Varda . Le fils de Gascogne (1995) de Pascal Aubier . Une
femme française (1995) de Régis Wargnier .
Beaumarchais, l'insolent (1996) d'Edouard Molinaro. Portraits
chinois (1996) de Martine Dugowson. L'homme de ma vie (1999)
de Stéphane Kurc. Kennedy et moi (1999) de Sam Karmann.
Les
acteurs (2000) de Bertrand Blier
Principale
récompense : 1988 César du meilleur acteur
dans un second rôle pour son interprétation
dans "Les innocents" d'André Téchiné
Homosexualité
On
trouve son coming-out page 493 de son livre "le ruisseau
des singes", un grand succès de librairie (300 000
exemplaires, 13 semaines best-seller). Il raconte que jouer
le rôle d'un homo dans le film "les acteurs" n'a posé
aucun problème. Voici ce qu'il en dit :
"
Jamais je ne me suis vanté ni n'ai eu honte de mes
penchants homosexuels. Certains m'ont questionné
sur ma discression concernant ma sexualité, avec
un peu de reproche dans la voix pour mon manque d'engagement
militant. Sans doute faut-il faire bouger les mentalités
mais je déplore que sous l'étendart des homosexuels,
se regroupent les furies de tous bords. En fait, si je suis
discret sur ce sujet, c'est qu'il relève de la vie
intime, qu'il ne regarde que moi et surtout qu'il n'y a
pas grand chose à en dire !
Mes
parents étaient au courant mais jamais nous n'en
parlâmes ensemble, nous réfugiant de part et
d'autre, dans un silence hypocrite. (...) Ils furent toujours
courtois avec les garçons que je leurs présentais."
mars.2003
/
Jean Claude Brialy se dévoile à nouveau
Personnage
haut en couleurs dans le monde des vedettes du cinéma
ou du théatre, Jean Claude Brialy reste très
pudique par rapport à sa vie privée et à
son homosexualité.
Il
était hier soir chez Mireille Dumas et en a dit un
peu plus que d'habitude.
Il
a été avec de très belles femmes, il
en a été amoureux, mais ne se considère
pas pour autant comme bisexuel. Il a eu une aventure avec
Noureev mais il est avant tout quelqu'un de très
fidèle. Il a connu deux grandes histoires d'amours
(dont celle actuelle) qui ont duré plus de vingt
ans chacune (cela nous change des clichés ardissonesques
sur le coté obligatoirement volage des gays !).
Si
le public a du attendre son livre "le ruisseau des
singes" pour avoir un coming-out, tout le monde du
spectacle connaissait sa sexualité. Il a en fait
attendu la mort de ses parents pour rendre public son homosexualité,
pour ne pas les blesser.

Cette
page fait partie d'un site très complet sur les personnalités
gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé
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