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Stephen Fry

Né(e) le 24 Août 1957 à Londres (Angleterre)

Acteur, britannique

Parcours

Après une enfance passée à Norfolk, en Angleterre, Stephen Fry passe trois mois à la prison de Pucklechurch pour fraude à la carte bancaire. Après cet épisode peu glorieux, il intègre en 1979 le Queens College de Cambridge et s'y lie d'amitié avec de futurs grands artistes britanniques comme Hugh Laurie ou encore Emma Thompson.

Dès 1981, Stephen Fry se lance dans l'écriture. Une piste professionnelle vite récompensée puisque sa version de la pièce de théâtre Me and my girl lui rapporte un Tony award en 1987. Au long de cette décennie, le britannique, scénariste et comédien, travaille surtout pour la radio et la télévision, sans pour autant négliger d'écrire pour quelques magazines.

Ses principaux rôles au petit écran, Stephen Fry les décroche sans doute dans les séries Blackadder II en 1986 et Jeeves and Wooster en 1990, mais aussi dans Le Bon père de Mike Newell en 1987.

Pour le cinéma, il s'offre d'abord un petit rôle dans Un poisson nomme Wanda (A Fish Called Wanda) en 1988. C'est néanmoins en 1992 que sa carrière sur grand écran prend un tournant décisif lorsqu'il incarne Peter, le héros séropositif du Peter's Friends de Kenneth Branagh.

Par la suite, Stephen Fry s'illustre au sein de différents genres cinématographiques. S'il se distingue surtout en 1997 en incarnant le personnage d'Oscar Wilde dans Oscar Wilde (Wilde), on le voit également dans la comédie Spice world le film (Spice world the movie) en 1997 et dans Prejudice (A Civil Action) en 1998 au côté de John Travolta.

En 2001, il est à l'affiche de Gosford Park, satire de la société britannique réalisée par Robert Altman. Et en 2003, Stephen Fry est attendu à l'affiche de Monsieur N., long métrage sur la vie de l'Empereur Napoléon Bonaparte que doit mettre en scène Antoine de Caunes.

En plus de sa carrière d'acteur, il s'est essayé à l'écriture (voir plus bas).

Filmographie : Le Divorce (2002) de James Ivory avec Kate Hudson ......Monsieur N. (2002) de Antoine de Caunes avec Philippe Torreton ..... The Discovery Of Heaven (2001) de Jeroen Krabbe avec Stephen Fry ...... Gosford Park (2001) de Robert Altman avec Kristin Scott Thomas .... Sabotage ! (2000) de Esteban Ibarretxe avec Stephen Fry ..... Oscar Wilde (Wilde) (1998) de Brian Gilbert avec Stephen Fry ....... Prejudice (A Civil Action) (1998) de Steven Zaillian avec Robert Duvall ..... Spice world le film (Spice world the movie) (1997) de Bob Spiers avec Melanie Brown......L' Amour en équation (I.Q.) (1995) de Fred Schepisi avec Tim Robbins ....... Peter's Friends (1992) de Kenneth Branagh avec Emma Thompson Plus...

(allociné.com)

Homosexualité

interview de e-llico.com

Après "Mensonge, mensonge" et "L’hippopotame", "L’île du Dr Mallo" est le nouveau roman très gay de l’acteur et romancier Stephen Fry. Un livre baroque, incisif, drôle et terrifiant sur fond d’intrigue politique et de règlements de comptes.

Comment justifiez-vous les actes de vengeance que le personnage principal vient à commettre ?

Pour tout vous dire, je ne crois pas du tout à la vengeance. Quand j’étais gamin, j’ai vu ma mère pleurer devant la télévision : elle regardait un vieil homme conduit par la police, il s’agissait d’un des criminels de guerre d’Auschwitz, enfin capturé. Ma mère, qui est juive, m’a dit "Mais ça ne sert à rien, c’est devenu un grand père, un vieillard, ce n’est pas maintenant qu’il fallait l’arrêter mais au moment des faits." Je ne crois pas au proverbe français qui dit que la vengeance est un plat qui se mange froid : au contraire c’est un plat qui se mange chaud. Par exemple, elle est plus justifiée dans le cas d’un crime passionnel, sous le coup de l’instinct. Ned, le personnage principal du livre, se prend pour un ange de la vengeance, pour l’instrument de Dieu : c’est ce qui explique sa folie.

Ashley, le personnage homosexuel, est particulièrement diabolique dans le roman. Vous n’avez pas eu peur de donner une image négative de l’homosexualité ?

Fort heureusement, j’ai tout à fait conscience d’être à une époque où ce n’est plus une tare d’être homosexuel. Ce n’est un secret pour personne, je suis homo, et pour moi, ce qui est négatif chez Ashley, bien entendu ce n’est pas son homosexualité mais c’est qu’il refuse aussi bien ses préférences sexuelles que ce qu’il est socialement. Il déteste tout chez lui, la seule chose qui le valorise c’est son intelligence. C’est sa honte, le refus de son homosexualité qui le condamnent.

Par le biais de vos personnages, vous exprimez des réserves sur internet, le e-business ou le cybersexe. Quelles sont vos positions à ce sujet ?

Je suis très mitigé sur la question. Dès le début des années 90 j’ai été un fanatique d’internet, un des premiers à échanger des tas de choses avec des groupes. C’était pour moi le symbole d’une liberté totale. Et puis j’ai vu internet évoluer vers quelque chose d’hyper commercialisé, illustré par cet affreux Bill Gates, qui n’est pas du tout un spécialiste mais un bon businessman. Il y a eu une distorsion de tout cet idéal. Concernant le cybersexe, pour moi internet c’est comme une grande ville où vous avez tout, des églises, des musées, des bibliothèques mais aussi des bordels. De la même façon que vous ne laisseriez pas votre gamin se balader n’importe où, on ne peut pas le laisser errer sur internet. Mais il ne faut pas démolir la ville pour autant !

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