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Franc-maçonnerie et homosexualité
Même
les citadelles les plus «bunkérisées»
finissent par se fissurer. C'est le cas de la franc-maçonnerie,
où l'influence des homos s'est traduite par quelques
initiatives inattendues. Il y a deux ans s'est créée
Cambacérès, l'une des rares fraternelles de
la galaxie franc-maçonne fréquentée
exclusivement par des gays. Elle est présidée
par Donald Potard, PDG de la société Jean-Paul
Gaultier, et multiplie les débats et tables rondes
sur des questions de société touchant à
l'homoparentalité, à l'adoption, à
la place des gays au sein de l'Etat, au rôle de leurs
élites... Le tout en présence d'un parterre
de sommités - intellectuels, chercheurs, leaders
politiques - venues cautionner la démarche... Réunis
à la mi-mai, les animateurs de la Grande Loge nationale
française (GLNF) opéraient, de leur côté,
un virage sémantique, qualifié tout bonnement
d'historique par les homosexuels membres de cette loge:
la notion de «gens de bonnes mœurs», une exigence
qui figurait en bonne place dans le lexique de la GLNF,
a été biffée. Trop allusive, ont estimé
les actuels dirigeants! Qui viennent de lui substituer une
expression jugée plus neutre: «Des gens respectables
et de bonne renommée»...
(article
de l'express)
13.avril.2005
/ Donald Potard n'est plus PDG de la maison Jean Paul
Gaultier
Donald
Potard, PDG du groupe Jean-Paul Gaultier depuis 1990, avait
annoncé le 4 avril dernier qu'il quittait ses fonctions,
considérant sa "mission accomplie" après la
transformation de "la PME de prêt-à-porter des
débuts en la plus jeune des maisons de luxe".Dans un
communiqué à l'AFP, Donald Potard rappelle qu'"avec
la complicité de Jean-Paul Gaultier", il "a
donné l'essor au groupe qui est passé d'un chiffre
d'affaires de 6 millions d'euros en 1990 à 28 millions d'euros
en 2004" et que le groupe a vendu pour 570 MEUR de
produits griffés dans le monde" l'an passé.
M.
Potard, 52 ans, ami de maternelle du couturier, travaille
aux côtés de Jean-Paul Gaultier depuis ses débuts - sa
première collection date de 1976 -. Il a été également
directeur général de la griffe de 1985 à 1990 avant d'en
assumer la présidence.
Sous
la houlette conjointe de Jean-Paul Gaultier et Donald
Potard, un département parfum a été créé en 1991.
"Aujourd'hui, le parfum masculin Le Mâle est no1 des
ventes en Europe", écrit-il. En 1996, la société se
transforme en groupe de luxe en créant un département
haute couture. En 1999, elle se rapproche du groupe Hermès
qui entre dans le capital de Jean-Paul Gaultier à hauteur
de 35%. En 2002, un pôle accessoires est développé et
depuis 2002 un réseau de distribution qui compte 15
boutiques à l'enseigne.
En
2002, le groupe achète l'immeuble de l'avenir du
prolétariat, dans le IIIè arrondissement de Paris, qui
devient son nouveau siège social et regroupe la totalité
de ses activités.
"Mon but était de transformer la PME de
prêt-à-porter des débuts en la plus jeune des maisons de
luxe. L'objectif est atteint car notre groupe est adossé au
partenaire le plus prestigieux: Hermès. Ce partenariat
fonctionnant parfaitement depuis 5 ans, je considère
désormais ma mission accomplie", conclut Donald
Potard.
La
maison Gaultier a annoncé récemment un plan de
restructuration qui s'est traduit par la suppression de 31
emplois sur les 160 en France. La société a enregistré un
déficit en 2003, pour la première fois depuis 1991.
Ce
mercredi 13 avril 2005, la maison Jean Paul Gaultier a
annoncé la nomination d'Eric Labaume à la présidence du
directoire du groupe. Agé de 53 ans, Eric Labaume a
travaillé par le passé pour d'autres maisons de couture
comme Inès de la Fressange et Balmain.Il a été choisi par
le couturier Jean Paul Gaultier "pour la variété et
la qualité de son expérience dans le secteur du luxe, et
notamment dans les domaines de la production et de la
distribution", précise le groupe dans un communiqué.
"Ses compétences et sa maîtrise des métiers de la
mode permettront d'accompagner le développement futur du
groupe Jean Paul Gaultier", ajoute-on.
14.septembre.2005
/ Donald Potard : de Gaultier à Castelbajac
C'était à la fois l'ami de longue date de Jean Paul
Gaultier et le patron de sa maison de couture. Mais les
difficultés financières et les restructurations ont eu
raison de leur amitié : en avril dernier, l'enfant terrible
de la mode se séparait de son compagnon de route depuis
trente ans. Sous la pression de son nouvel actionnaire
Hermès ? Un professionnel de la production et de la
distribution, Eric Labaume, passé par les maisons Mendès,
Inès de la Fressange et Balmain, se voyait alors confier
les commandes.
Depuis,
Donald Potard (de son vrai prénom... Jean-Paul) eut tout le
loisir de s'adonner à ses passions, du théâtre à
l'opéra en passant par l'équitation. Il a aussi ouvert un
restaurant d'un nouveau concept à Paris. A 52 ans, il
reprend du service dans le luxe en rejoignant le groupe
britannique Marchpole Holdings comme responsable de
l'Europe. Coté en bourse et spécialisé dans la
distribution de produits de luxe, le groupe poursuit sa
montée en puissance. Titulaire des licences Yves Saint
Laurent et Ozwald Boateng pour l'ensemble du Royaume-Uni, il
a racheté l'an dernier la griffe Jean-Charles de
Castelbajac (JCC) à son créateur, et repris la licence
Ungaro homme. On le dit prêt à réaliser une nouvelle
acquisition...
Pour
l'heure, Donald Potard sera à la fois PDG des maisons JCC
et Ungaro Europe. Avec comme premier chantier pour le
couturier italien le lancement de la collection homme
signée José Lévy, ancien styliste notamment de Cacharel
et Holland & Holland.
(le figaro)
Interview
au Figaro (août 2004)
Donald
Potard aime à répéter la formule. Compagnon des tout
débuts, et aujourd'hui président du directoire de
l'entreprise Jean-Paul Gaultier, il vous fait visiter le
nouveau siège avec une fierté non dissimulée. «C'est
presque aussi grand que la galerie des Glaces... On va
pouvoir défiler chez nous!» Mais ce qui amuse le plus
Donald Potard, ce sont les mille et un souvenirs de
carrière auxquels la décoration de cette ancienne boîte
de nuit fait référence. Car Jean-Paul Gaultier n'est pas
un créateur parachuté à la tête de la maison par son
actionnaire. Il est le fondateur et l'artisan de sa propre
marque. Patron discret, mais stratège aguerri, Donald
Potard analyse, pour Le Figaro, la richesse et la
complexité des rapports entre un homme et la marque qui
porte son nom.
LE FIGARO. – A ses débuts, Jean-Paul Gaultier a misé
sur des physionomies de mannequin encore jamais vues dans la
mode. Etait-ce une démarche en partie destinée à se faire
connaître ?
Donald POTARD. – Quand Jean-Paul Gaultier travaillait chez
Patou, la maison refusait systématiquement les mannequins
noirs à cause des préjugés raciaux en vogue chez les
acheteuses américaines. La crainte s'avérait fondée, mais
en même temps personne n'essayait de rompre la règle.
C'est, bien sûr, Yves Saint-Laurent qui s'y est risqué le
premier. Mais Gaultier a été encore plus loin en faisant
défiler des femmes fortes, des femmes petites, des femmes
de toutes les ethnies possibles et imaginables, des femmes
âgées et même des hommes au milieu des femmes !
Cela a fait beaucoup parler de nous et a engendré
énormément de retombées presse. Mais la démarche de
Gaultier était très profonde. Il est le premier couturier
à avoir fait voler en éclats la notion de muse. La
«beauté classique» et «l'idéal féminin» lui
paraissent ennuyeux et limite fascisants. Pour lui, la
beauté se trouve en chaque être humain. La première chose
qu'il ait remis en question dans la mode, c'est le
«professionnalisme» des mannequins. Ses visages étaient
issus de castings sauvages. Certains d'entre eux,
d'ailleurs, ont été ensuite engagés par des agences de
mannequins ! Ainsi, Jean-Paul Gaultier a-t-il lancé des
personnalités, comme Farida par exemple, mais n'a jamais
cédé à la tentation du «top du moment».
Il est vrai que vos campagnes de pub ne mettent jamais en
scène des top models ou des personnalités du cinéma ou de
la chanson. Pourquoi ce choix ?
Parce
que la marque Jean-Paul Gaultier s'exprime au travers d'une
galerie de personnages propres à son histoire : l'homme au
pull marin, le dandy, la femme au corset, etc. A chaque
campagne, nous demandons à des visages de réinterpréter
et de réactualiser ces rôles, mais il ne s'agit pas de les
éclipser ce que ferait immanquablement une star. Ces
personnages sont à la fois des auto-références et des
fictions, car Jean-Paul Gaultier raconte à la fois «son»
histoire et «des» histoires. Or son imaginaire est plus
proche de celui de Caro et Jeunet que de Hollywood !
Un visage connu du monde entier n'est-il pas un vecteur
de communication nécessaire lorsqu'on cherche à s'exporter
?
Nous sommes numéro un des ventes de parfum masculin en
Europe. Preuve, qu'il n'y a pas besoin d'une star
internationale pour exporter un produit ou un message. En
outre, nos concepts de parfums ne sont pas pensés de toutes
pièces pour séduire tel ou tel segment de marché. Ils
émanent directement de la personnalité de Jean-Paul
Gaultier. Aussi, pour la publicité, une star n'aurait-elle
pas sa place entre Gaultier et ses propres créations.
Vous évoquez le personnage du marin. Jean-Paul Gaultier
a porté le pull rayé pendant dix ans. Aujourd'hui, c'est
presque un logo pour la marque...
Le pull marin est d'abord un objet qui intéressait
Jean-Paul Gaultier graphiquement à cause des rayures. En
plus, ce vêtement met en valeur le torse (masculin ou
féminin), c'est donc également un objet de désir. Enfin,
il est attaché à l'imaginaire du marin voyageur... A mes
yeux, il n'est pas devenu un logo, mais plutôt un emblème,
une sorte de drapeau. D'ailleurs, c'est ainsi que fonctionne
tout le discours de notre marque, par emblèmes et par clins
d'oeil visuels interposés. Jean-Paul Gaultier n'assène
jamais de message au premier degré. Il joue toujours avec
des codes patrimoniaux qu'il emprunte, qu'il revisite, qu'il
détourne et qu'il mélange avec ses propres fétiches. Au
final, on obtient des sortes de rébus qui s'adressent en
partie à l'inconscient. C'est pour cela, sans doute, qu'ils
interpellent tout le monde.
En clair, le territoire de communication de la marque
Jean-Paul Gaultier, c'est Jean-Paul Gaultier lui-même ?
Oui, évidemment. Mais il n'en est pas prisonnier non plus.
Le pull rayé, il ne le porte plus ! Jean-Paul Gaultier ne
se voit pas comme un homme-sandwich. Toutefois, les codes de
l'univers Gaultier sont en effet devenus de puissants
identifiants. Lors du lancement du parfum homme, en 1995, la
campagne d'affichage montrait simplement deux marins au
travers d'un hublot. A peine la notion de parfum ou même le
flacon étaient-ils illustrés. Nous avons pourtant été
immédiatement compris et repérés.
Il
s'agit donc, en termes d'image, de creuser un seul et même
sillon, le nôtre. Ainsi tous les signes émis par la marque
se montrent-ils parfaitement cohérents. De cette manière,
le public nous reconnaît dans toutes nos formes
d'expression. C'est une façon de le fidéliser et de rendre
hommage à sa fidélité en faisant référence à des
souvenirs communs. Certains de nos concurrents, au
contraire, adoptent la stratégie du miroir brisé,
c'est-à-dire de la marque aux mille visages selon les
produits mis sur le marché et les différentes cibles
auxquelles ils s'adressent. Or je pense que des images
fortes ne peuvent pas s'additionner, elles se soustraient
les unes des autres.
En termes d'images, quelle vocation a une opération
telle que celle réalisée par Jean-Paul Gaultier à la
Fondation Cartier ?
Au-delà des retombées presse, c'est justement l'occasion
de mettre en scène une autre facette du même créateur.
Pour Jean-Paul Gaultier, la mode est nécessairement quelque
chose de vivant, quelque chose qui se porte en mouvement. Le
mannequin dans un musée, c'est la mort de son art. D'où
l'envie, avec le travail du pain, non pas de montrer de la
mode, mais de faire passer une idée de la mode. Son idée
de la mode.
Les
marques de luxe font de l'inauguration d'un siège ou d'une
boutique un événement médiatique majeur. D'ailleurs,
elles se battent à coups d'architectes connus. Est-ce pour
marquer délibérément votre différence que vous
choisissez de vous installer dans le «Palais de l'avenir du
prolétariat» ?
Evidemment, cette appellation nous a fait rire. Nous nous en
sommes emparés, car l'idée que l'avenir du prolétariat se
trouve dans la haute couture nous amuse beaucoup ! En fait,
nous savions, dès le départ, que nous ne voulions pas
faire construire un bâtiment. Jean-Paul Gaultier est un
amoureux du patrimoine parisien et c'est dans sa culture
d'investir des lieux et de jouer avec leurs codes. En outre,
la dimension signifiante d'un bâtiment, lorsqu'il est le
siège d'une entreprise, s'avère incontournable. Or, ici,
nous sommes chez Jean-Paul Gaultier, pas chez telle ou telle
star de l'architecture contemporaine. Nous avons
délibérément choisi des architectes renommés et
talentueux mais pas des stars. Ce sont bien les codes de la
marque Gaultier qu'on retrouve dans tous les détails de
notre aménagement, pas la griffe d'un autre designer.
Il n'y a que pour les boutiques que nous avons travaillé
avec Starck. Ce sont des lieux d'image très importants et
nous avions besoin de quelqu'un qui sache créer des univers
miniatures très cohérents et expressifs. Par ailleurs,
Philippe Starck appartient à la même génération que
Jean-Paul Gaultier. Ils ont en commun un goût pour le jeu
et les détournements. En clair, il s'agit de deux
personnalités créatives qui peuvent conjuguer leurs
talents au service d'une idée, au lieu de se phagocyter.
Vous êtes désormais lié au groupe Hermès. Comment
gérez-vous l'image de ce rapprochement et celle des deux
maisons ?
En terme d'univers de création, tout semble opposer ces
deux maisons. Et ce, même si elles avaient déjà effectué
un grand pas l'une vers l'autre. Nous sommes partis du
prêt-à-porter pour devenir la plus jeune maison de haute
couture. A l'inverse, Hermès est une dame respectable qui a
su prouver qu'elle savait continuer à danser en nommant
Martin Margiela à la tête de ses collections. Il était
donc naturel que nous nous rencontrions à mi-chemin.
Toutefois, chaque marque reste fidèle à son territoire de
communication et c'est précisément ce que nous souhaitons
des deux côtés. Il était hors de question de s'allier à
un partenaire dont le positionnement aurait été proche du
nôtre. Nous voulions justement éviter les collisions et
conserver intacte l'image de Gaultier. Pour le reste, ce
mariage est en fait des plus naturel. Les deux enseignes ont
bien des valeurs
en commun et, en coulisse, elles présentent nombre de
synergies à exploiter. Mais cela, c'est de la popote
interne et nous avons l'habitude de recevoir au salon, pas
dans la cuisine... !

Cette
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gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé
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