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Dernière
news
Jean-Jacques
AILLAGON élu PDG de T.V.5
Suite
à son dernier conseil d’administration, la chaîne de
télévision francophone TV5 Monde, réuni le 6 avril 2005,
a élu l'ancien ministre français de a Culture et de la
Communication, Jean-Jacques Aillagon, 58 ans, au poste de
président-directeur général.
Notons
à cet égard qu’il était l'unique candidat officiel à
la succession de Serge Adda, décédé en novembre 2004.
L’ex
ministre est devant la grande mission de mettre en place, un
nouveau plan d’entreprise, tout en améliorant les
synergies du groupe, via le développement de la
complémentarité entre TV5 et Canal France International
dont il est Président momentanément.
Cet
événement auquel se sont opposés deux syndicats de
journalistes, en France, estimant que la nomination de
Jean-Jacques AILLAGON - très poche à Jacques CHIRAC - est
axée sur des critères purement politiques, a suscité, de
surcroît des réactions au-delà des frontières
Françaises.
À
l'étranger, le choix d’un patron français est aux
antipodes des actions médiatiques prévues par la France,
notamment le lancement d’une chaîne internationale
d'information (CII) qui risque de cannibaliser le produit
TV5. Chose que Mr AILLAGON qualifie d’ «approche
superficielle».
Avant
dernière
news
L'ancien
ministre de la culture du précédent gouvernement Raffarin,
Jean-Jacques Aillagon a rejoint le groupe Artemis en tant
que conseiller de son président, François Pinault, a
annoncé mercredi le groupe.
Nommé
"conseiller auprès du président pour les activités
culturelles", l'ancien ministre rejoindra la holding de
François Pinault le 1er septembre, précise le communiqué.
M.
Aillagon sera chargé des "affaires culturelles du
groupe Artemis au sens large, telles que le mécénat, la
fondation, etc." a déclaré à l'AFP une porte-parole
d'Artemis.
Jean-Jacques
Aillagon, 57 ans, a été ministre de la culture et de la
communication de mai 2002 au 31 mars 2004. Il avait été
auparavant président du centre Georges Pompidou de 1996
jusqu'à sa nomination au gouvernement.
Artemis
est la holding de contrôle de Pinault-Printemps-Redoute,
empire de François Pinault, qui recouvre de multiples
activités, notamment le Printemps, la Fnac, La Redoute,
Gucci. Il est aussi présent dans les vignobles et
l'assurance.
Dans
la presse, PPR contrôle des titres tels que Le Point, L'Agefi,
ou Historia.
Nomination
au gouvernement
Nomination
du gouvernement Raffarin (Politique) Par Judith Silberfeld
-
On
connaît désormais les noms des membres du gouvernement de
Jean-Pierre Raffarin. Parmi eux, il faut noter la présence
d’au moins un homosexuel. Jean-Jacques Aillagon a en effet
été nommé ministre de la Culture et de la Communication.
Ce
professeur certifié d’histoire et de géographie a déjà fréquenté
le ministère de la Culture, auprès duquel il fut détaché
en 1976, alors que Michel Guy était ministre. M. Aillagon
arrive à la mairie de Paris en 1985, en tant qu’adjoint
au Directeur des affaires culturelles. Il devient lui-même
directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris
en 1993, avant d’être nommé président du Centre national
d’art et de culture Georges Pompidou, par décret du 28 mars
1996.
Jean-Jacques Aillagon est ouvertement gay depuis plusieurs
années, ce qui constitue une différence notable avec les
gouvernements précédents. Vous le retrouverez en interview
dans le prochain numéro de Têtu, en kiosque le 23 mai.
A
ses côtés notamment Roselyne Bachelot au ministère de l’Ecologie,
Jean-François Mattéi (rapporteur des lois sur la bioéthique
en 1994 et sur l’adoption en 1996) au ministère de la Santé,
de la Famille et des Personnes handicapées (ça promet),
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre délégué aux Affaires
étrangères, Patrick Devedjian, ministre délégué aux Libertés
locales… On aura au moins échappé à Renaud Muselier, à l’origine
de la pétition contre l’adoption par les homosexuels, un
temps pressenti au ministère de la Jeunesse.
Homosexualité
Voici
l'extrait de son interview au monde où il parle de
sa sexualité :
"En
affirmant ma liberté de vivre ma sexualité,
et ce dans un contexte historique, géographique (la
province), et dans un contexte familial très répressif,
j'ai agi politiquement. Au-delà de mon sort, c'est
la situation de tous les homosexuels qui était concernée
par mon engagement".
Biographie
Jean-Jacques
Aillagon, l'amour de l'histoire au service de la culture
PARIS (AP) -
Nommé
mardi ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques
Aillagon, 55 ans, était jusqu'à présent président du Centre
Pompidou à Paris, à la tête duquel Lionel Jospin l'avait
reconduit en mars dernier pour un troisième mandat. Spécialiste
des grands événements culturels (cinquantenaire en 1987
du Palais de Chaillot, direction artistique du centenaire
de Charles de Gaulle en 1990, année France-Egypte en 1997-1998),
Jean-Jacques Aillagon a également présidé la Mission pour
la célébration de l'an 2000.
Entre
les deux tours de l'élection présidentielle, ce proche de
Jacques Chirac avait organisé un rassemblement d'artistes
contre l'extrême droite devant le parvis du Centre Pompidou.
Né
le 2 octobre 1946 à Metz (Moselle), Jean-Jacques Aillagon,
titulaire d'une maîtrise d'histoire moderne et d'un diplôme
d'études approfondies d'histoire de l'art, a d'abord enseigné,
dans les années 70, l'histoire et la géographie aux lycées
d'Egletons et de Tulle, en Corrèze, dans le fief de Jacques
Chirac.
Appelé par Jacques Chirac à la mairie de Paris, il a ensuite
exercé divers postes importants au sein de l'administration
culturelle parisienne: sous-directeur de l'Ecole nationale
supérieure des Beaux-Arts (1978-1982), administrateur du
Musée national d'art moderne (1982-1985), adjoint au directeur
des affaires culturelles de la ville de Paris (1985-1988),
directeur de la Vidéothèque de Paris (1992-1993), directeur
des affaires culturelles de la ville de Paris (1993-1996).
Il
était depuis 1996 président du Centre national d'art et
de culture Georges-Pompidou. Premier président de Beaubourg
à bénéficier d'un troisième mandat, il a refondu les statuts
du Centre, dont les grands travaux de rénovation se sont
achevés le 1er janvier 2000. Jean-Jacques Aillagon a aussi
promu une politique d'expositions des collections du musée
national d'art moderne (MNAM, une des composantes du Centre
Pompidou) dans les grands musées de province.
Il ne cachait pas son désir d'être nommé rue de Valois.
"Je serais hypocrite en démentant l'intérêt que m'inspire
la Culture", expliquait-il en mars dernier à "Libération".
"Si le sort m'y appelait, je saurais qu'y faire et avec
qui", dans le "souci de l'intérêt général". Il cite parmi
ses auteurs, compositeurs et peintres favoris François Villon,
Clément Marot, Flaubert, Beckett, Monteverdi, Stravinski,
Boulez, Velasquez, Manet ou Le Nain. Le nouveau ministre
confiait récemment à "L'Express" aimer "la campagne au mois
de juin, quand le jour semble ne jamais devoir finir", la
"tolérance". Il s'efforce de se "jouer de la fatalité",
admire les "infirmières et tous les héros discrets qui font
leur métier d'être humain, loin des caméras". Et déteste
"les conversations téléphoniques qui s'éternisent".
Questionnaire
de Proust
Quel
est le trait de votre caractère dont vous êtes le moins
fier? Réagir trop vite. Encore que cela fasse souvent du
bien.
La
qualité que vous préférez chez un homme? La tolérance.
Et
chez une femme? La même. La femme est homme.
Votre
plus grande peur? Manquer d'air.
Que
possédez-vous de plus cher? Pas grand-chose: je ne suis
pas possessif.
Qu'avez-vous
réussi de mieux dans votre vie? A me jouer de la fatalité.
Et je continue.
Les
noms que vous préférez? Les lieux-dits, témoins de l'histoire
et de la géographie.
La
figure historique à laquelle vous auriez aimé ressembler?
Michel de L'Hospital, réconciliant catholiques et protestants.
Vos
auteurs favoris? François Villon, Clément Marot, Flaubert,
Beckett, Edmund White. Et petit message personnel: la poétesse
Michelle Grangaud, auteur du Bébégaiement du beau Beaubourg.
Votre
livre de chevet? La Légende dorée, de Jacques de Voragine.
La
couleur que vous aimez? Celles du centre Pompidou.
Votre
fleur préférée? L'hortensia.
Vos
compositeurs préférés? Monteverdi, Rameau, Stravinsky, Boulez
et Aperghis.
La
chanson que vous sifflez sous votre douche? Aucune. J'aime
trop le bruit de l'eau.
Vos
peintres préférés? Vélasquez et Manet, Matthias Grünewald
et Matta, Le Nain et Richter.
Votre
film culte? Un revenant, de Christian-Jaque. Jouvet s'y
appelle Jean-Jacques. On y entend: «Jean-Jacques est revenu.
Quel culot!» On s'identifie souvent plus à son prénom qu'à
son nom. Le prénom, c'est l'intimité.
Vos
héros dans la vie réelle? Les infirmières et tous les héros
discrets qui font leur métier d'être humain. Loin des caméras.
Votre
boisson préférée? L'eau de source et le château-pape-clément.
Le talent que vous voudriez avoir? Savoir chanter.
Votre
plus grand regret? Rien de rien...
Que
détestez-vous par-dessus tout? Les conversations téléphoniques
qui s'éternisent.
Si
vous deviez changer une chose dans votre apparence physique?
Trop de choses. Et, de ce fait, rien.
Comment
aimeriez-vous mourir? Dans mon lit, calmement. Comme dit
Pascal: «Mort soudaine, seule à craindre.»
Etat
présent de votre esprit? Plein d'espoir.
Votre
devise? Lue dans De l'esprit des lois, de Montesquieu: «Il
faut mettre dans les vertus une certaine noblesse, dans
les moeurs une certaine franchise, dans les manières une
certaine politesse.»
(l'express)
Sa
réaction officielle à la condamnation de 23
homosexuels en Egypte
La
condamnation, au Caire, de 23 homosexuels est choquante,
surtout dans un pays réputé pour sa tolérance.
Un nouveau fanatisme en Egypte Par JEAN-JACQUES AILLAGON
Jean-Jacques
Aillagon est président du Centre Pompidou. Le mardi 20 novembre
2001
En
1996, la France et l'Egypte s'étaient accordées à présenter
une saison culturelle conjointe sous le beau titre de «France-Egypte.
Horizons partagés». Le commissariat général de cette manifestation
m'avait été confié. Je l'avais exercé avec joie, avec curiosité
pour la vitalité culturelle de l'Egypte, avec respect pour
la qualité de mes interlocuteurs officiels, responsables
d'institutions culturelles, artistes. La condamnation aujourd'hui,
par un tribunal du Caire, de 23 hommes, à divers motifs
visant, de fait, le délit d'homosexualité me chagrine et
me choque. Je tiens à apporter à mes amis égyptiens le témoignage
de mon indignation et aux représentants de ce pays que j'aime
celui de ma protestation.
Ce
procès a, de toute évidence, été motivé par le désir de
donner à une frange intégriste de l'opinion des gages de
rigueur. Il ébranle la tradition modérée de l'Egypte. Il
accentue la régression de sa capacité à faire vivre dans
la même république des femmes et des hommes différents.
La difficulté d'être, dans ce pays, homosexuel rejoint celle
d'y être copte.
Quel
que soit l'attachement de la nation égyptienne à sa tradition
religieuse majoritaire, même si l'islam y est religion d'Etat,
on ne peut se consoler de constater l'irruption d'un fanatisme
nouveau dans un pays dont la réputation de tolérance faisait
l'une des qualités. Ce signal fâcheux se produit au moment
où, la situation internationale faisant, se pose une nouvelle
fois la question de la relation entre l'islam et l'islamisme,
la question aussi de l'universalité ou de la relativité
des droits de l'homme.
On
aimerait croire que les droits de l'homme constituent une
référence pour tous, que l'islam n'est pas ennemi de ces
droits et notamment de celui à la différence... Qu'on nous
en donne la preuve sans ambiguïté, sans réticence. Qu'on
cesse de traduire des homosexuels devant des cours de justice.
Qu'on permette à chacun de vivre son inclination sexuelle
de façon sereine, avec simplicité et bonheur, dans le respect
naturellement des autres et des lois qui honorent l'humanité,
en Egypte, comme partout dans le monde.
Je
n'oublie pas naturellement que l'effacement des discriminations
sexuelles est, dans notre pays, une conquête récente et
qu'il aura fallu attendre la loi du 4 août 1982 pour que
l'homosexualité soit soumise, ni plus ni moins, au même
régime légal que l'hétérosexualité, l'âge de la majorité
sexuelle étant fixée à 15 ans pour l'une comme pour l'autre.
On
se souvient que jusqu'à l'adoption de cette loi, toute relation
d'un adulte avec une personne de même sexe de moins de 21
ans était tenue pour illicite. Rétrograde, cette législation
l'était certainement, et régressive même puisqu'elle n'était
rien d'autre que l'héritage en la matière de Vichy et du
décret signé par le maréchal Pétain le 6 août 1942.
L'histoire
de l'Occident montre que l'égalité des droits est une longue
marche ponctuée par de telles régressions. Une longue marche
commencée, en l'espèce, avec la dernière condamnation et
l'exécution, en 1757, d'un certain Jacques François Pascal
pour «crime contre nature» (et assassinat aussi il est vrai).
Une longue marche jalonnée par la parfaite égalité pour
les délits sexuels établis par le code civil dès 1810.
Est-ce
une raison pour s'accommoder de ce qui se passe en Egypte
en se résignant à ce qu'après tout chacun aille à son rythme,
avec ses propres régressions? Non. Certainement pas. Ce
serait faire insulte à ce pays de haute et vieille civilisation
que de lui accorder les circonstances atténuantes que les
tribunaux réservent habituellement aux brutes arriérées.
Notre
devoir n'est pas de comprendre et d'admettre, tout en déplorant
mollement, mais d'aider l'Egypte à faire plus vite son chemin
que nous, en lui rappelant solennellement, sur cette affaire,
une piteuse vérité qu'elle connaît bien.
Chacun
ses traditions, peut-être, dans certaines limites... Mais,
au moment où sort sur nos écrans Paragraphe 175, documentaire
sur les persécutions des homosexuels par les nazis, que
l'Egypte ait conscience qu'en stigmatisant l'identité sexuelle
pour se différencier de l'Occident moderne, elle prend le
risque de se rapprocher de la part la plus sombre de notre
histoire.

Cette
page fait partie d'un site très complet sur les personnalités
gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé
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