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Parcours
L'homme
est né au Havre en 1968. Il a été couronné
du prix Renaudot pour son livre "Comme ton père".
Livres
Voici
trois commentaires pèchés sur le net sur trois
romans de Guillaume Le Touze.
Etonne-moi,
(edition L'olivier).
"Etonne-moi",
c’est le message que lancent les personnages de ce livre.
Il y a un écrivain célèbre homosexuel
qui oublie que Essaouira et son ciel gris perle ne sont
plus à la mode depuis vingt ans. Il y a François
et Margot, qui se quittent après avoir croisé
sur leur passage Luc, l’homme fatal, l'éternel personnage
de roman relooké à la mode bisexuelle. Il
y a Matthieu, homo qui pourtant tombe amoureux de Margot.
Et réciproquement. Et tout le monde est amoureux
de Luc. On se ballade au Maroc, dans le Marais. Quelques
ballades en province. On peut assurément reprocher
à ce livre de tomber un peu trop souvent dans le
cliché, et à moins peut-être d’élever
des moutons en Corrèze et de n’avoir jamais quitté
son village de 27 habitants le lecteur de moins de quarante
ans ne verra pas grand chose d’intéressant dans ces
banalités. Etonne-moi se lit avec un certain plaisir,
mais il fait partie de ces romans que l’on oubliera aussitôt
refermés avec peut-être, si vous êtes
homo, une pensée émue et nostalgique pour
Luc, l’homme que vous rêveriez de rencontrer....
Dis
moi quelque chose (éd. actes sud)
"Lorsqu'ils
se rencontrent, Mathilde a près de soixante-dix ans,
Igor n'a pas trente ans. Rien na laissait présager
cette amitié, ce lien absolu et rare. Un sentiment
qui pourrait être familial mais dont la force, au-delà
du hasard, est de l'ordre du choix.
Ces
deux êtres se reconnaissent alors que ni l'un ni l'autre,
pour des raisons bien différentes, ne semblait prêt
à aimer. Sans craindre d'évoquer les drames,
les absents-morts ou vivants-ayant marqué leur destinée,
sans redouter la complaisance dans le regard de l'autre,
ils vont ensemble dépasser leurs peurs, sans que
jamais n'intervienne l'empreinte des années qui les
séparent.
Avec
ce quatrième roman, Guillaume Le Touze aborde le
thème de la filiation dans ce qu'elle a de plus précieux
et d'irremplaçable. Entraînant ses personnages
dans le tumulte de l'abandon et de la perte, il inscrit
son territoire romanesque dans un univers où, bien
au-delàde la souffrance, seules la sensibilité
et la puissance de certaines rencontres protègent
ceux qui osent vivre pleinement."
"On
m’a oublié" (L’École des loisirs - Collection
Neuf) dans la catégorie "Jeunesse"
Le
Touze propose un roman très sympa où fourmillent
les détails de ce que Guillaume vit et pense sur
sa mère, l’école, son oncle homo, etc. Ce
portrait d’un gamin très isolé de ses camarades,
dont le rejet le pousse à enchaîner les tours
de cour, voguant entre insouciance et peur enfantine dans
ces événements précipités est
très touchant.
On
m’a oublié de Guillaume Le Touze où là,
le mot homosexuel n’est même pas prononcé et
l’homosexualité d’un des personnages n’a strictement
rien à voir avec l’histoire et relève de l’anecdotique
(à la mort de sa grand-mère, le petit Guillaume
est confié à son oncle par ses parents le
temps de l’enterrement. Le lecteur découvre au détour
d’une phrase que cet oncle est homosexuel, ce que Guillaume
savait déjà, sans que cela n’influence en
rien l’histoire). Certains jugeront qu’on peut voir une
frileuse timidité dans cette approche tronquée
de l’homosexualité et que, parfois, pour éveiller
ou réveiller les consciences il faut jouer la carte
de la provocation (il n’existe pas à ma connaissance
de roman français pour adolescents dont le narrateur
serait homosexuel ou se découvrirait homosexuel).
Mais il y a fort à parier que la perception de l’homosexualité
chez les enfants aura fort à gagner du subtil traitement
qui lui est pour l’instant réservé dans la
fiction pour la jeunesse.

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page fait partie d'un site très complet sur les personnalités
gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
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