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Présentation
Comment
definir Ani pour ceux qui ne la connaissent pas... mission
impossible..! C'est pas grave la bande s'est auto detruite,
je me met au boulot..
Tombée
dans la musique folk quand elle etait toute petite (c'est
pour ça qu'elle a pu besoin de potion maintenant..). Elle
affirme très tôt son caractère independant (on dirait rebelle
dans une BD..) en refusant de signer pour une maison de
disque officielle pour son premier disque (..à 19 ans..),
s'appercevant que ce genre de contrat s'apparente plus à
une forme d'exploitation de l'artiste qu'a autre chose (cette
attitude "d'empècheuse de tourner en rond" auprès de l'industrie
toute puissante du disque lui vaut d'ailleurs l'admiration
de Prince, specialiste embrouilles avec ses maisons de disque).
Que
faire alors .. facile (!) : monter sa propre maison de disque
et s'occuper de tout .. aussitot pensé aussitot fait!: le
label Righteous Babes est né.
Voila un premier petit apperçu du personnage.
L'attribut
"Folk-punk" utilisé par les critiques musicaux pour decrire
son style de musique , s'applique en fait plus a son état
d'esprit , et à son attitude anticonformiste. Les paroles
de ses chansons et son attitude antistar ("I'm no heroine")
étant la pour en temoigner.
En fait de style musical on devrait plutot parler de styles
musicaux.. En effet son evolution permanente est flagrante
lorsque l'on constate à quel point les interpretation de
certaines de ses chansons peuvent changer d'une tournée
à l'autre.
Son
premier disque (Ani difranco) à une tres forte couleur "folk,
folk-énervé" (sa voix ses mots et sa guitare).
Au cours des années (elle sort quasimement un cd par an),
avec l'arrivée d'une section rythmique exceptionelle (Andy
Stochansky à la batterie et Sarah Lee à la basse), ses compositions
et arrangements s'etoffent considérablement (le double live
"Living in clip" en est une preuve indiscutable).
Dernièrement Jason Mercer et Daren Hahn ont remplacé Sarah
et Andy dans le groupe et Julie Wolf (Clavier) est venu
s'ajouter au trio; et Ani a laissé des rivieres funky-jazzy
pénétrer sa musique , étoffant ainsi sa palette musicale.
Donc, ...sI ça voulait dire quelque chose..., on qualifierait
la musique d'Ani d'urban-folk-punko-rocko-funky-jazzy-alternatif...
le mieux c'est quand meme de l'écouter !!!
Et
pour l'écouter rien ne vaut de la voir en concert!
AussI impressionante à écouter qu'a voir se dépenser sur
scène, on peut alors aprecier toute sa technique de guitare
..unique (enfin sI vous trouvez quelqu'un quI a la même
faites moI signe..)
Sa principale caractéristique est sa façon fascinante de
boxer les cordes, ce qui d'ailleurs s'accorde parfaitement
avec ses mots prenant un malin plaisir à boxer tous les
travers de notre société (injustices et intolérances de
toutes sortes....). Ce quI ne l'empeche pas de savoir ausss
ranger ses gants pour exprimer la face plus sensible de
son instrument et de son ame.
(
http://sophiedrx.free.fr/ani.htm )
VoicI
la liste de ses albums (une bien belle production !)
demo-
1989 (unreleased) / ani difranco- 1990 (the first album)
/ not so soft- 1991 / imperfectly- 1992 / like I said -
1993 / puddle dive- 1993 / out of range- 1994 / not a pretty
girl- 1995 / dilate- 1996 / living in clip- 1997 / little
plastic castle -1998 / up up up up up up - 1999 / to the
teeth - 1999 / revelling / reckoning - 2001 / so much shouting,
so much laughter - 2002
Dernière
minute : Ani DiFranco avance toujours ... La militante folk
et féministe (et ouvertement bisexuelle) a intitulé son
prochain album Evolve . "Je me suis sentie évoluer lors
de l'enregistrement des dernières chansons de l'album" a-t-elle
expliqué. Ce sera son douzième album en treize ans de carrière.
Deux des chansons d' Evolve avaient déjà été jouées sur
scène lors de sa dernière tournée.
Bisexualité
Ani
DiFranco est fièrement féministe, bisexuelle
et clairement engagée dans la lutte contre les "anti
-bi ". Sa chanson "In or Out" parue dans son album
de 1992 "imperfectibly" est devenu un des piliers
de la communauté bisexuelle avec des paroles comme
"I just want more than one membership to more than one club,
because I owe my life to the people that I love..." En 1998,
elle a choqué ses fans les plus fanatiques en se
marriant avec Andrew Gilchrist.
Vous
pouvez retrouver sur le site http://www.geocities.com/anidifrancofrance/problemes.html
un classement des chansons d'Ani DiFranco par thèmes.
Celui de la bisexualité se retrouve dans The Whole
Night / If It Isn't Her / In Or Out / She Says / Light Of
Some Kind / Shameless. D'autres thèmes comme l'abus
sexuel (écoutez surtout Hyde and Seek) l'avortement,
les relations homme/femme, le racisme sont, bien entendu,
présents.
Sa
chanson "In or Out"
guess there's something wrong with me
guess I don't fit in
no one wants to touch it
no one knows where to begin
I've got more than one membership
to more than one club
and I owe my life
to the people that I love
he looks me up and down
like he knows what time it is
like he's got my number
like he thinks it's his
he says,
call me, miss difranco,
if there's anything I can do
I say,
it's mr. difranco to you
some days the line I walk
turns out to be straight
other days the line tends to
deviate
I 've got no criteria for sex or race
I just want to hear your voice
I just want to see your face
she looks me up and down
like she thinks that I 'll mature
like she's got my number
like it belongs to her
she says,
call me, ms. difranco
if there's anything I can do
I say, I 've got spots
I 've got
stripes, too
their eyes are all asking
are you in, or are you out
and I think, oh man,
what is this about?
tonight you can't put me
up on any shelf
'cause I came here alone
I 'm gonna leave by myself
I just want to show you
the way that I feel
and when I get tired
you can take the wheel
to me what's more important
is the person that I bring
not just getting to the same restaurant
and eating the same thing
guess there's something wrong with me
guess I don't fit in
no one wants to touch it
no one knows where to begin
I 've more than one membership
to more than one club
and I owe my life to the people that I love
Article
sur son album "To the teeth" de MCM.net en 1999
Ani
DiFranco n'a pas encore 30 printemps mais déjà plus de 15
productions à son actifs (et 2,5 millions d'albums vendus!).
La guitariste revient sur le devant de la scène entourée,
s'il vous plait, de Maceo Parker et Prince.
Largement
mésestimée de ce côté-ci de l'Atlantique, la folkeuse de
Buffalo n'a pourtant rien à envier aux plus grandes; de
Tori Amos à Sherryl Crow en passant par Alanis Morissette
ou même Fiona Apple. Toutes, et bien que parfois plus âgées,
revendiquent sa filiation spirituelle et musicale. Engagée,
professionnelle jusqu'au bout des ongles, Ani DiFranco est
considérée par la presse yankee comme "l'une des musiciennes
les plus influentes de la dernière décade".
Pour enregistrer ce nouvel album, elle s'est offert - en
plus de Righteous Babe Records, le label qu'elle a monté
de toutes pièces - un studio flambant neuf à domicile. Un
lieu de vie unique où tous ses collaborateurs et amis ont
pu prendre le temps de bien faire les choses sans que le
producteur exécutif ne s'affole à le moindre journée de
studio perdue.
Le résultat s'en ressent immédiatement. Plus apaisés, toujours
plus riches (mais évitant soigneusement le tape-à-l'œil),
plus funky aussi , les titres prennent le temps de se déployer
et les instruments de s'exprimer. Citons d'ailleurs parmI
la grosse vingtaine présents le saxophone baryton et la
flûte de Maceo Parker (toujours au meilleur de sa forme
en side-man), la batterie et les platines de Daren Hahn,
la basse subtile de Jason Mercer, les claviers improbables
et sensuels de Julie Wolf, la trompette et autre tuba et
trombone de Brian Wolf, les guitares et banjos d'Ani DiFranco
et Kurt Swinghammer, la voix discrète de Prince.
La production, toujours supervisée par Ani DiFranco, a pris
également un sacré bain de jouvence, nous renvoyant même
parfois à celle de M. Beck, première mouture; quand folk
et groove ne faisaient qu'un.
Extrêmement intime, fort en sens et en émotions, "To The
Teeth" est paradoxalement le fruit d'un gros travail collectif
parfaitement orchestré par une druidesse au faîte de son
art. Au point qu'en cette période de questionnements pré-millenaires,
ce cookie prendrait presque des airs d'idéal musical; de
synthèse-maîtresse
Interview
en 2004
L'œuvre
d'ANI DIFRANCO décape sans cesse le vernis qui recouvre les
vieilles idées conformistes, les attitudes réfractaires au
changement. Et devant la chanteuse, vous ne pouvez mentir,
vous ne pouvez être que vous-même. Au plan musical, le
folk, le punk, le soul et le jazz ont influencé sa façon
de chanter et de jouer de la guitare, forgeant cette langue
originale qui vient vous chercher au fond des tripes.
Certes, le double album Revelling/Reckoning s'avère une réussite
remarquable. Toutefois, l'entrevue que l'artiste nous a
accordée permet de considérer le récent album en solo,
Educated Guess, non comme un épisode transitoire, mais
comme une œuvre importante, à part entière. Ani DiFranco
se raconte au temps présent.
Dans quel contexte particulier en êtes-vous venue à créer
Educated Guess?
"J'étais profondément abattue. Je venais de quitter
mon chum, je venais de dissoudre mon groupe. Je n'étais
jamais seule. La solitude vint à me manquer. J'ai quitté
la maison de ma mère à 15 ans. Dans ma jeune vingtaine, je
voyageais d'un océan à l'autre, jouant dans les cafés.
J'ai écrit Educated Guess pour créer un équilibre avec la
rupture. Je l'ai conçu dans un état de solitude, chez moi,
au Dust Bowl.
Dans
Grand Canyon et dans Animal, vous êtes très critique vis-à-vis
de la société américaine. Paradoxalement, comme Sean
Penn, Tim Robbins, Susan Sarandon et Johnny Depp, vous dites
aimer votre pays mais souffrir de sa brutalité...
"Je pense que c'est devenu important pour les Américains
de saisir la différence entre le pays et l'administration
gouvernementale. C'est facile pour un Américain d'être
plein de honte, de colère, de rage. Mais ces sentiments ne
sont pas très positifs. C'est quand je chante Animal sur scène
que je m'en rends compte. J'ai écrit Grand Canyon comme en
réaction à Animal, comme pour relever les choses."
Croyez-vous
qu'un changement soit possible?
"C'est inévitable. Il doit arriver. Il finit toujours
par se produire. Je le crois sincèrement. Fondamentalement,
un patriote est un artiste ou un activiste. Nous avons été
cyniques pendant un bon moment. Nous avons été victimes
d'une propagande qui voulait nous amener à ne pas réfléchir,
à n'être que des consommateurs, à rompre avec nous-mêmes."
Pourquoi
n'y a-t-il pas de mobilisation comme dans les années 60?
"Ce qui est arrivé dans les années 60, c'est que le
gouvernement et la CIA nous ont délibérément écrasés.
Les assassinats de John F. Kennedy et de Martin Luther King
ont eu un effet dévastateur. J'appartiens à une génération
qui a perdu ses illusions. Notre héritage fut la perte de
l'innocence."
Les
chansons d'Educated Guess mettent l'accent sur les rapports
hommes-femmes. Bodily semble suggérer qu'il est impossible
que l'un ou l'autre conserve sa propre nature...
"Toutes les relations humaines sont un ballet
conflictuel. Ce n'est pas évident. Je me suis trouvée à
explorer la dynamique du pouvoir autant à petite échelle
qu'à grande échelle. Nous sommes les produits d'une
famille, d'une société. Cela devient parfois une arène de
boxe, une sorte de boîte de Pandore."
The
True Song of What It Was semble remettre en question le passé,
le pouvoir des anciennes chansons?
"Fondamentalement, c'est une interrogation, sur les
plans social, intime et linguistique, sur les mots que j'ai
utilisés, tantôt trompeurs, abusifs, froids, tantôt créant
une distance. Quand nous cherchons à nous décrire nous-mêmes,
nous avons des motivations que nous ne comprenons pas. Ce
que nous avons dit n'est pas ce que nous voulions
dire."
Vous
avez collaboré avec des musiciens aussi divers que Maceo
Parker et Arto Lindsay...
"Maceo est un ami très proche. Nous nous visitons l'un
l'autre dans nos studios respectifs. Nous avons pris
conscience que nous avions une forte parenté, tant sur le
plan de l'éthique du travail que sur celui de la
performance. La pièce The Interview a été inspirée par
lui. J'y discute du lien entre arts et politique. Maceo ne
parle pas de politique mais quand il joue, il réussit à
nous rendre joyeux. Je suis comme une éponge, j'absorbe un
tas de choses. Maceo agit comme un mentor. Pour ce qui est
d'Arto Lindsay, je suis une fan depuis longtemps. Il va
faire paraître un troisième disque sur Righteous Babe."
Parlant
de votre maison de disques (Righteous Babe), à quel point
est-il toujours important pour vous de produire vos disques,
de ne pas faire de compromis avec l'industrie?
"J'éprouve tout simplement une aversion profonde pour
le big business. Je ne peux m'imaginer m'associer avec
quelqu'un pour produire. C'est naturel chez moi."
Enfin,
quels sont vos projets immédiats?
"Je travaille présentement avec un magnifique
auteur-compositeur-interprète, Joe Henry, qui a déjà
enregistré un disque avec Ornette Coleman, Scar. J'ai fait
une petite tournée avec lui et je l'ai invité à
coproduire mon prochain disque. Par ailleurs, je vais mettre
sur pied mon nouveau groupe." (interview
sur voir.ca)
Educated
Guess
Ani DiFranco
(Righteous Babe)

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