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Parcours
Adolescente,
Anne-Laure figurait parmi les treize meilleures joueuses
françaises de tennis et se produisait déjà sur scène. Aujourd'hui
étudiante en sport et jeune professeur de 19 ans (elle a
un DEUG de sport), elle n'en a pas pour autant oublié l'art
. Auteur-compositeur et fan invétérée de Mylène Farmer,
elle se déhanche au rythme du hip hop et cultive avec soin
son apprentissage musical - piano, batterie, guitare et
saxophone.
Durant
les 3 mois qu'elle aura passés dans la staracademy,
elle aura toujours affiché sa force de vaincre. Les
sites de chat ou de newsgroup ont rapidement vu les internautes
commenter son style "garçonne". Les lesbiennes
ont commencé rapidement à l'encourager. Vous
retrouverez un peu plus bas la chronologie des propos d'Anne
Laure dans la staracademy.
Son
homosexualité l'a clairement déservie durant
l'émission, à l'inverse de Thomas dans Loft
Story 2. La preuve : la première semaine elle est
classée 3ème puis elle est 2nde en troisième
semaine, 1ère en semaine 4 - 5 et 6 (trois fois consécutives).
Puis les choses se gatent : elle est 4ème en semaine
7 "Elle, je ne la trouve pas juste, elle surjoue ! "
(Raphi) Elle sera nommée pour partir (elle fait donc
partie à chaque fois des trois moins bonnes) durant
les semaines 9 - 10 - 11. Alors qu'elle n'a pas baissé
de niveau, qu'elle fait partie de l'aveu de tous de celles
qui ont la plus belle voix, elle passe du statut de favorite
à celui de looser. Effectivement, il semble que TF1
n'ai pas voulu d'elle pour la partie finale de son émission.
Selon Anne-Laure, (voir plus bas), elle n'était pas
assez fédératrice.
Lors de la 9ème semaine, elle a été
sauvée par le public, puis lors de la semaine 10,
elle a été sauvée par les autres élèves
de la staracademy. La semaine 11, le public a sauvé
Nolwenn (qui effectivement a une très belle voix).
Les élèves ont sauvé Jérémy,
qui a une voix clairement moins belle. Tant pis !
Anne
Laure revient en juillet 2004 en Avignon
Dans
le foisonnement d'affichettes qui couvrent les murs
d'Avignon, la sienne pointe ici et là son nez azuréen. On
s'approche : c'est bien elle, Anne-Laure, 21 ans, l'une des
plus belles voix de " Star Academy " 2. Belle voix
ou pas, que fiche Anne-Laure au Festival ? On prend un
billet pour voir.
Place de
l'Horloge, l'ex-pensionnaire du Château présente les
chansons d'un album qu'elle a écrit en majeure partie et
qui sortira à l'automne. Dans le public, guère plus de
cinquante personnes. On est loin du Parc des Princes d'il y
a dix jours ! Impressions.
Comment vous
êtes-vous retrouvée au Festival d'Avignon ?
Anne-Laure
: D'abord, mon producteur, Philippe Deutsch, m'a donné
carte blanche : cinq mois en studio dans le Sud, des
musiciens... " Vas-y, fais ton album. " Ensuite,
plutôt que d'écumer les plateaux, l'été, sur une
bande-son, on m'a proposé de défendre mes chansons à
Avignon. Dans un festival de théâtre ! Là où on n'attend
pas du tout une nana de téléréalité... J'ai sauté sur
l'occasion.
Ça ne vous
fait pas tout drôle de chanter devant cinquante personnes,
quand vous avez connu les plus grandes scènes avec "
Star Ac " ?
Quand tu te
retrouves à chanter devant dix mille personnes, c'est toute
une foule qui crie ton nom avant même que tu sois monté
sur scène. Ici, c'est super dur. Il faut prendre les gens,
les faire frissonner, les faire rire... C'est de la
comédie. Je suis à fleur de peau mais c'est ça que je
veux et c'est comme ça que j'espère m'imposer.
C'est une
manière de recommencer à zéro...
Tant qu'on est
à " Star Academy ", c'est magique. On a tout ce
qu'on veut, on nous protège avec des périmètres de
sécurité et des gardes du corps partout, bref on est les
rois pendant un an. Mais il ne faut plus jouer la reine
quand on n'est plus dedans.
Vous vous
sentez assez forte pour ça ?
Le tennis m'a
beaucoup aidée. Je joue depuis que j'ai 3 ans. J'ai appris
à analyser, à dédramatiser les défaites. Au tennis, j'ai
pris des tôles devant des filles que j'étais censée
battre haut la main. Ça m'a construite
psychologiquement.
Avec le
recul, que gardez-vous de votre expérience de
téléréalité ?
Je ne la
renierai jamais. Dès qu'on m'en parle, j'ai le sourire. Ça
m'a fait gagner cinq à dix ans en médiatisation : on
m'aime ou on ne m'aime pas, mais on connaît mon visage.
Maintenant, j'ai hâte qu'on me reconnaisse seule et qu'on
vienne avec plaisir m'écouter.
Vous n'avez
pas de dépit de ne pas avoir gagné ?
Sincèrement,
ça ne m'aurait pas rendue heureuse. Ça me faisait peur. Ce
qui m'intéressait, c'était de participer à la tournée.
Partir six mois. Savoir que ma mère n'allait pas me
remettre à la fac. Je suis sortie de là, j'étais bien
dans mes pompes. Ça a été vraiment un gros tournant dans
ma vie. Tous mes rêves d'adolescente, je les vis. Ce que je
faisais dans ma chambre, je le fais devant un public.
(le parisien)
"
Anne-Laure en réalité ", avec Laurent Darmont au
piano. Tous les soirs à 18 heures jusqu'au 30 juillet, à
l'Opéra Café, Avignon. Tarif : 14 € (12 € moins de 12
ans).

Anne-Laure
Sibon en interview en 2006
Elle faisait partie, en 2002, de la seconde saison de «
Star Academy » ; peut-être celle qui a d’ailleurs
laissé le plus de trace et révélé un maximum d’artistes
(Nolwenn Leroy, Emma Daumas, Jérémy Châtelain,
Georges-Alain Jones). Aujourd’hui Anne-Laure sort enfin
son premier album, hors du circuit traditionnel, et nous en
explique les raisons, sans détours. Pour la deuxième fois,
elle fait confiance à Charts In France (ndlr : sa première
interview à notre site date de mars 2005...) et nous
rappelle que, malgré les galères, c’est si bon la vie !
Charts In France
(Thierry Cadet, rédacteur) : Salut Anne-Laure, à la
différence de Nolwenn, Jérèm’ ou Emma, ton album n’est
pas signé chez Universal, pour quelles raisons ?
Anne-Laure Sibon : Parce que quand tu quittes Universal, tu
n’y remets plus les pieds... (sourire)
CIF : Qu’est-ce
que tu veux dire par là ?
A-LS : Je veux dire que j’ai eu la chance de faire « Star
Academy », d’avoir un contrat avec eux, mais après les
albums de l’émission et mon single solo qui a suivi, je
ne faisais plus partie de leur priorité et j’ai dû me
débrouiller toute seule. Cela dit, aujourd’hui j’en
suis heureuse parce que je suis libre, artistiquement...
CIF : Tu ne l’étais
pas avec ton contrat qui te liait à eux ?
A-LS : C’est à dire qu’il y a quatre ans, j’étais
plus jeune et je ne connaissais pas grand chose au métier.
En sortant du château, la maison de disques a voulu faire
de moi la « sportive dance » et m’a proposé d’enregistrer
« Super Woman », ce que j’ai fais mais qui ne me
correspondait pas du tout. Il faut savoir quand même que
quand tu sors d’un tourbillon médiatique comme l’est
cette émission, tu ne sais plus ni qui tu es, ni où tu
habites. Nous devenons alors très vulnérables. Aujourd’hui,
j’ai trouvé mon équilibre et je me suis exilée en
Belgique où je suis très heureuse.
CIF : Mais
récemment tu as déclaré que pour le single qui a suivi,
« Imagine », tu as été influencé une fois de plus par
tes producteurs qui voulaient te féminiser... deux fois c’est
beaucoup, non ?
A-LS : J’ai traversé une période pas facile après la
tournée de la « Star Ac’ ». Du jour au lendemain, on
passe de la lumière à l’ombre, on ne comprend pas, et on
fait tout pour la retrouver. Pour des problèmes de droits,
parce que j’ai voulu me séparer de ces producteurs, je ne
peux plus chanter « Imagine » (ndlr : N°54 au Top Singles
fin 2004). Aujourd’hui par contre, même s’il aura fallu
du temps, je suis bel et bien moi même et fière de ce
disque.
CIF : Parlons-en
justement, l’as-tu proposé chez Universal ?
A-LS : Ils ont bien d’autres choses à gérer... J’ai de
toutes façons monté, depuis « Imagine », ma propre boite
de prod : « So Good » et je m’occupe de tout, ça prend
beaucoup de temps... (sourire)
CIF : Tu écris
la plupart des textes de ton premier album « Sibon la vie
» ?
A-LS : Oui. Je me suis beaucoup investie, tant au niveau des
textes qui sont très autobiographiques, mais aussi de la
musique et des arrangements. Je voulais quelque chose de
dépouillé. Très acoustique.
CIF : Comme ce
que tu as présenté sur scène, notamment au Sentier des
Halles de Paris ?
A-LS : Oui voilà. J’ai aujourd’hui une vraie équipe de
musiciens très talentueux, et je mets un point d’orgue à
ces concerts.
CIF : La scène,
est-ce une étape importante pour toi ?
A-LS : Elle est primordiale tu veux dire ! C’est là que
je me sens vivante, et c’est aussi l’occasion pour moi
de rencontrer les gens et mes fans qui me suivent depuis le
début.
CIF : On parle
même de « Choupifans » !
A-LS : C’est comme ça que s’appelle la Team c’est
vrai ! (rires) Elles ont même créé un site internet ! (ndlr
: www.planeteannelaure.com)
CIF : On murmure
que Magalie Vaé, la gagnante de la dernière saison de la
« Star Academy » en fait partie...
A-LS : C’est vrai. Aujourd’hui je ne sais pas si elle a
le temps d’être aussi assidue qu’elle ne l’était à
l’époque, mais Magalie a été, bien avant son entrée au
château, une de mes fans. Elle venait sur les concerts
très souvent, m’écrivait des poèmes...
CIF : As-tu
été étonnée de la voir dans la cinquième promotion ?
A-LS : Evidemment ! (rires) Et en plus elle a gagné ! Je
suis très heureuse de tout ce qui lui arrive, je l’avais
d’ailleurs invitée à venir chanter un duo avec moi sur
la scène du Sentier, mais elle était au Canada, où elle
enregistrait son album. Ca n’est que partie remise.
CIF : Toi qui
est passée par là, quels conseils lui donnerais-tu ?
A-LS : Je l’ai appelé juste après la finale afin de lui
dire de, malgré le tourbillon, rester très entourée par
ses proches. C’est le plus important, ils sont la base de
tout le reste.
CIF : Et elle se
sépare de Ludo, son fiancé...
A-LS : Oui mais ça c’est personnel. Je parlais surtout de
ses parents, sa famille... le reste ne me regarde pas.
CIF : Le premier
extrait de ton album « Sibon la vie » est le duo avec
Ménélik, « Laisse le temps », pour quelles raisons ?
A-LS : Pourquoi pas ! (sourire) C’est un morceau qui plait
beaucoup et aussi qui est un des plus abordables en radio,
il ne faut pas le négliger... Le thème est intéressant
lui aussi, celui de la nana qui demande à son mec de
prendre le temps, de laisser faire les choses et de ne pas
aller trop vite. Elle veut son indépendance et le clame
haut et fort ; en duo c’est une première.
CIF : As-tu
oublié le single de Ménélik : « Bye Bye » (ndlr : en
1998), chanté lui aussi en duo avec une femme, et qui
traitait à peu de choses près du même sujet ?
A-LS : Oui c’est vrai.
CIF : Le morceau
« Les femmes sur le trottoir » parle des prostitués,
pourquoi ?
A-LS : Parce que c’est un sujet qui me touche (ndlr :
Jérémy Châtelain traite du même sujet dans son dernier
album « Variétés françaises »). J’essaie, quand c’est
un sujet difficile comme celui-ci ou comme celui qui
traitait de la pédophilie dans un de mes anciens titres, «
Le diable », d’être noble et de le traiter avec
élégance. J’espère que j’y suis parvenue (sourire).
CIF : Quelle
promo as-tu prévue pour ce nouveau disque ?
A-LS : La scène d’abord, puis les radios qui voudront
bien me diffuser, les galas, la presse... il y a beaucoup de
choses tu sais !
CIF : Et la
grande messe de TF1, à savoir « Star Academy » ; y
remettras-tu les pieds ?
A-LS : Si c’est pour y chanter une chanson de mon album,
avec grand plaisir. Mais pas pour y faire de la figuration.
CIF : Que
penses-tu de l’album de Nolwenn, « Histoires naturelles
» ?
A-LS : Je ne l’ai pas encore écouté...
CIF : Ah bon ?!
A-LS : Tu sais, Nonol est ma meilleure amie, mais quand on
se voit, je prends plutôt de ses nouvelles personnelles et
de celles de sa mère et de sa sœur que du reste. Et puis
aussi je voudrais me poser afin de l’écouter
tranquillement.
CIF : Revois-tu
d’anciens collègues de promo ?
A-LS : Quelques uns oui... Eva, Alex, un peu Houcine quand
il a le temps ! (rires) Il n’y en a qu’un dont je n’ai
pas de nouvelles, c’est Fabien et il me manque. On
délirait bien tous les deux. Je sais juste qu’il a très
mal vécu l’après-« Star Ac’ », mais c’est tout. C’est
dommage, parce que la maison de disques tenait un vrai
potentiel avec lui ; il n’y avait qu’à voir le nombre
de minettes fans de Fabien ! (sourire)
CIF : Michal de
la saison 3 t’a invité sur la scène du Sentier, non ?
A-LS : Oui et je l’en remercie encore. Je l’ai invité
en retour sur un de mes concerts.
CIF : Et Chloé
Clerc également (ndlr : voir la rubrique « Découvertes
») ?
A-LS : Chloé et moi sommes soutenues toutes les deux par
France Bleu Lorraine Nord et on s’est retrouvées à
plusieurs reprises sur les mêmes galas. C’est une fille
très simple avec beaucoup de maturité.
CIF : Pourquoi
mentionnes-tu les coiffeurs Sergio Bossi sur ton album ?
A-LS : Parce que nous sommes en partenariat. J’ai dealé
avec les 150 salons de coiffure Sergio Bossi en région
parisienne pour une diffusion de mon album dans leurs murs.
J’ai longuement réfléchi et je me suis dit : « Quoi de
plus idéal qu’un salon de coiffure pour écouter un
disque ? » ; les gens sont détendus, ils attendent qu’on
s’occupe d’eux...
CIF : Tu as
aussi une Smart aux couleurs du disque, coup de pub ?
A-LS : J’essaie d’avoir le plus d’exposition possible
oui.
CIF : Où
peut-on se procurer ton opus ?
A-LS : Pour l’instant par le biais de mon site Internet et
à la fin de mes concerts. On n’exclue pas une
distribution par la suite...
CIF : Pour finir
Anne-Laure, que peut-on te souhaiter de mieux pour les
années à venir ?
A-LS : De faire de la scène.
(chartsinfrance)
Homosexualité
Anne-Laure
a eu le droit à une page dans le parisien du 16/11/02,
le jour de son départ. "Je
ne regretterai jamais d'avoir été moi-même", souligne
Anne-Laure,
qui n'a pas caché son homosexualité. Elle est l'une des
trois nominés de la Star Academy ce soir."
ANNE-LAURE est, ce soir, l'une des trois nominés de la Star
Academy, au même titre que Nolwenn et Jérémy. Elle ne semble
guère optimiste sur ses chances de rester jusqu'au bout
au château de Dammarie-les-Lys. Son « coming out », savamment
distillé par la production depuis plusieurs semaines, a
largement alimenté les résumés quotidiens. Son interprétation
du tube de Mylène Farmer, « Sans contrefaçon », la semaine
dernière, et sa conversation, dimanche, avec Amélie Mauresmo
en ont été des temps forts. Une sincérité et un courage
qu'Anne-Laure pourrait avoir à regretter.
Comment vivez-vous votre troisième nomination ?
Anne-Laure.
J'ai l'impression que cela commence à sentir la fin pour
moi. Je ne suis ni dupe ni naïve : on me met sur la touche.
Et
pourquoi, selon vous, n'avez-vous plus la cote ? Je
ne suis pas assez « marketing », fédératrice. Une fille
très féminine portant des jupes courtes est plus susceptible
que moi de s'attirer la sympathie du grand public. Cela
dit, tout va bien avec les profs. Ils restent très pros.
C'est avec la production que les choses ne collent pas forcément.
Je subis le dispositif d'un scénario.
Mais
rien ne vous obligeait à faire votre « coming out »…
Je n'aime pas ce terme. J'ai seulement voulu être en conformité
avec moi-même. Je ne supportais plus de me voir à l'écran
en talons et jupe taille basse. Je n'avais aucune envie
d'être tendance. Je m'étais perdue et c'est pour cela que
j'ai tout fait pour me retrouver. La production s'en est
servie, c'était croustillant. C'est devenu le scoop de la
semaine dernière. Le problème c'est qu'on semble me reprocher
d'en avoir trop dit ou trop fait. En fait, le seul moment
où je me sens à l'aise c'est le samedi soir, aux côtés de
Nikos. On est en direct et les propos ne peuvent pas être
manipulés ou coupés.
Vous étiez-vous confiée à vos colocataires ? Oui,
dès les premières semaines, car je ne voulais pas leur mentir.
Il était alors convenu que cela reste entre nous. Tout s'est
très bien passé. Les garçons se sont transformés en grands
frères et les filles en confidentes. J'avais décidé, initialement,
de rester discrète pour protéger mes parents de propos désagréables.
Mais ils n'ont rien appris sur moi qu'ils ne savaient déjà,
pas plus d'ailleurs que mon entourage proche. Certains n'étaient
pas au courant, mais on ne raconte pas sa vie à tout le
monde !
Avez-vous
suivi l'exemple de l'une de vos idoles, Amélie Mauresmo
? Non, pas vraiment, dans la mesure où j'avais pensé
à l'époque qu'elle aurait dû être plus discrète. Cela dit,
j'avais 16-17 ans, j'étais paumée et le fait que quelqu'un
que j'admire s'assume pleinement m'a montré que je n'étais
pas une extra-terrestre et qu'il était possible d'être heureuse.
Regrettez-vous
de vous être trop livrée ? Non, parce qu'en l'espace
d'un mois et demi, j'ai pu progresser et vivre des choses
dont je n'aurais jamais pu bénéficier autrement. Le problème,
c'est qu'à la Star Academy, on ne s'intéresse pas seulement
à vos qualités de chanteuse. Sur la chaîne qui diffuse 24
heures sur 24 et dans les résumés quotidiens, votre vie
privée est aussi exposée. Les gens s'identifient à vous,
ou pas. J'ai été piégée par la télé réalité. Cela dit, j'ai
signé en connaissance de cause et je n'ai pas de reproches
à adresser à qui que ce soit. Je ne regretterai jamais d'avoir
été moi-même. "
Et
ce n'est pas fini !
Anne-Laure,
la candidate qui a été éliminée de la Star Academy, a récemment
accordé une interview à VSD dans laquelle elle parle ouvertement
de son homosexualité. Alors que le journaliste lui demande
pourquoi elle s’est décidée à lire le fameux texte qui ne
laissait plus de place à la moindre ambiguïté sur son orientation
sexuelle lors des évaluations Anne-Laure répond : "On nous
demandait de faire passer des émotions. Je me suis plantée.
Après les profs m’ont dit : "Une artiste ne se dévoile pas
comme ça !". En fait je m’en fous. Je suis contente d’avoir
fait ça. D’avoir eu le culot et de leur balancer "Sans contrefaçons
je suis un garçon"". "Les gens apprécient mon naturel. Je
ne me prends pas la tête. Les profs m’ont reproché d’avoir
été trop vraie. J’avais envie de le faire. C’était mon plus
grand fantasme : venir et leur balancer ça. Et je suis très
fière de l’avoir fait !".
Et,
lorsqu'on lui demande si on peut alors parler de coming
out ? Anne-Laure répond : "Je ne pourrais pas dire. Je ne
sais pas ce qui s’est passé ou pas. Tout simplement j’ai
été moi-même. Comprenne qui voudra !" Nombreux sont ceux
et celles qui dès son entrée dans le château à Dammarie-les-Lys
avaient compris. Et encore plus nombreux sont ceux et celles
qui ont apprécié son courage et sa ténacité
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Voici
l'édito de VSD sur Star academy
Le
2 novembre, " Star Academy " dépassait les huit millions
de téléspectateurs. Un engouement qui, à sept semaines
de la finale, se matérialise alors que tout ce qui
se trame réellement sous les lambris du Château ne
vous est pas montré. Dommage. Samedi dernier, l'éviction
de Fabien arracha un torrent de larmes à Emma, dernier
acte tragi-comique d'une liaison intra-muros entre
le minet à joli minois et la future gagnante. Mais
cela, nul ne l'ignorait.
En revanche, TF1 s'évertue à vous cacher certaines
facettes de la personnalité des candidats. Sous le
prétexte qu'ils sont trop " réels "? Pour vous éclairer,
nous avons consulté des internautes qui se relaient
jour et nuit afin de ne pas perdre une miette du Live
de l'émission, diffusé non-stop sur la Toile. Leur
synthèse des moments forts est beaucoup plus savoureuse
que la version expurgée diffusée à la télé. Par exemple,
saviez-vous que, contrairement à Thomas, du " Loft
", Anne-Laure n'a pas été autorisée à faire son "
coming out " ? Elle chante pourtant " sans contrefaçon,
je suis un garçon… " et confesse par écrit, lors d'une
récente évaluation, son amour pour une jeune femme.
Et connaissiez-vous l'affection du sympathique Georges-Alain
pour ces petites cigarettes à se rouler soi-même,
qui rendent si sympathique après une brève inhalation
entre amis ? Ou la passion d'Emma pour les jeux de
rôle avec Fabien et Rudy ? Thème : le porno, une actrice,
un acteur, un réalisateur. On vous laisse deviner
qui fait quoi. De la télé réalité, on espérait qu'elle
serait une télé sans contrefaçon.
Ce
n'est visiblement pas l'ambition de TF1, qui gomme
les aspérités de ses candidats pour n'en livrer qu'une
image lissée, à usage familial, et claque la porte
entrouverte par le " Loft " de M6. Dans une semaine,
VSD fête ses 25 ans. Héritiers loyaux, fidèles à l'esprit
fondateur de ceux qui, en 1977, ont eu le courage
de créer un magazine libre, nous avons choisi de tout
vous dire, sans tricher. Sans contrefaçon.
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Chat
sur gay.com
Fin
décembre 2002, Anne Laure a fait un chat sur Gay.com
: en voici un résumé.
Je
voulais savoir pourquoi tu as choisi de faire un chat sur
ce site ? J'avais envie de me montrer sur un site homo et
de discuter avec les gens qui fréquentaient ce site. Je
me sens un peu chez moi, en fait !
Je
voulais juste te dire que je t'adore tu es vraiment géniale
! Tu as une putain de voix et je t'admire beaucoup. Tu m’as
donné la force d'avouer à mes amis ma "différence"(j’ai
13ans). Je voulais savoir dans quel état d'esprit tu es
maintenant ? Gros bisous. Je suis très heureuse et épanouie.
Je me sens extrêmement libérée, en fait.
A
quel âge t'es-tu rendu compte de ton homosexualité ? Je
suis tombée amoureuse, la première fois, j'avais 16 ans.
Donc je m'en suis rendu à ce moment là.
Comment
tes parents ont-ils accepté ton choix ? C'était assez difficile.
Je me suis longtemps battue. Ils toléraient un petit peu,
et j'estimais que j'avais déjà énormément de chance mais
en fait, chaque jour c'était un combat pour me sentir "normale
Comment
les élèves ont-ils réagit quand tu leur a dit que tu étais
homo ? Il n'y a jamais eu aucun problème. Ils ont été au
courant dès la première semaine car je n'avais pas envie
de leur mentir. Et ils commençaient à me poser des questions
un peu indiscrète, et je n'avais pas envie de devenir rouge
écarlate devant la caméra. Donc le deal était de ne pas
en parler tant que je n'avais pas les épaules pour l'assumer.
Comment
décrirais-tu la femme idéale ? Brune, les yeux bleus, une
belle voix, assez mystérieuse, avec des Converse aux pieds
!
Es-tu
amoureuse en ce moment ? Ouais ! (rire)
Ta
copine vit bien ta notoriété ? Ouais ouais... (rire) Quand
on sort du château, on est très entourée et ça complique
un peu tout. Mais c'est agréable
Veux-tu
avoir des enfants? Comment te vois-tu dans dix ans ? On
se rappelle que j'ai 19 ans. Je n'y pense pas vraiment.
Je ne sais pas encore, j'ai tellement de projets plein la
tête...
N'as-tu
pas peur de devenir une icône pour la communauté lesbienne
? Peur, non ! Absolument pas ! Je suis même flattée
Tu
comptes participer à la gay pride cette année ? Evidemment
! J'aimerais bien qu'un de mes titres électro y passe !
Quelle
est ta chanson préférée de Mylène Farmer ? Ma chanson préférée
de Mylène, c'est "Maman a tort".
Je
voudrais savoir si tu penses que le fait que tu sois homo
a poussé les profs de la Star Academy à te nominer alors
que tu étais première et deuxième au classement les semaines
précédentes ? Non, je ne pense pas ! Je pense que je n'étais
pas prévu pour gagner dans le scénario. C'est des choses
qu'on ressent quand on est à l'intérieur. Maintenant, je
n'ai aucune preuve...
Penses-tu
revoir Nolwenn après sa sortie ? Bien sûr ! J'ai déjà revu
Nolwenn plusieurs fois et notre amitié n'a pas changé. En
fait, on s'entend de mieux en mieux.
Comment
comptes-tu allier tes deux passions dans le futur: le tennis
et la musique ? Je pense que la compétition et l'enseignement
du tennis va passer au second plan tant que j'ai la tête
dans la musique. Mais ce n'est pas grave, hein ! J'y reviendrai
plus tard ! Je n’arrêterai jamais le sport, rien que pour
ma forme physique.
Je
voulais savoir si ça se concrétise l'enregistrement de "
Eve, lève-toi" ? Ouais, Universal est plus d'accord pour
"Eve, lève-toi" que pour un titre électro.
Que
raconte ton livre, enfin celui que tu vas écrire ? Mon livre
raconte qui j'étais avant la Starac, toute l'aventure du
casting, mes émotions pendant le château et tous les moments-clé,
comme par exemple quand j'ai appris que je chantais avec
Lara Fabian, quand j'ai appris que je ne chantais pas avec
Johnny ou quand je me préparais à faire cette évaluation
sur Mylène Farmer. Je raconte tout ce qui se passait dans
ma tête à ces moments là.
14.juin.2003
/
Anne-Laure (Staracademy) se confie à Citegay
Souvenez-vous
, il y a quelques mois , nous avions pris en sympathie une
certaine candidate de Star Academy et ça n'était pas tombé
dans l'oreille d'un sourd .
Tournée Star Ac' oblige , il est difficile aujourd'hui de
rencontrer Anne-Laure en tête à tête pour savoir ses impressions
depuis sa sortie du château , et parler notamment de la
sortie de son premier single « SuperWoman » un titre électro-pop,
qui va vous faire bien danser cet été .
C'est donc depuis l' autobus de la tournée, que la belle
m'a très gentillement accordé une interview par téléphone
. L'occasion de faire connaissance avec une jeune fille
vraiment pétillante et pleine de gentillesse .
Tof
: Salut Anne-Laure, merci de me consacrer un peu de ton
temps précieux . La tournée Star-Ac n'est pas trop crevante
?
Anne-Laure : En fait on a commencé avec des répétitions
très dures au mois de Février. C'est cette phase qui est
la plus crevante, avec des journées qui commencent à 9 heures
du matin pour finir vers 2 heures du matin . Ensuite on
a pu vraiment rencontrer notre public lors des premières
dates , avec des salles de 8000 à 12000 personnes . Avec
deux heures de scène par jour, on ne sent pas vraiment de
fatigue . Il reste du temps pour se reposer et faire attention
à soi . On ne peut pas se permettre d'arriver sur scène
tous cassés de partout, autant vocalement que physiquement
. Je fais donc très attention à moi, c'est une question
de gestion .
Tof : Mais ce n'est pas un peu frustrant de te consacrer
à la tournée de Star-Ac avant de te consacrer à tes propres
projets solo ?
Anne-Laure : Non pas du tout . Heureusement que je
fais cette tournée là car elle m'apporte énormément de métier
. Aujourd'hui, je suis vachement plus à l'aise sur scène
qu'avant . C'est l'occasion de voir vraiment beaucoup de
gens . 9000 personnes tous les soirs, c'est plus que les
2000 personnes que peuvent contenir les discothèques dans
lesquelles je vais ensuite me produire seule . Tout est
chorégraphié et orchestré . C'est donc une super préparation
pour ce que je veux faire après .
En plus je fais de la variété depuis que j'ai 12 ans avec
mon père . Il a un orchestre avec lequel je tournerai toutes
les semaines .
Tof : Parle-moi du titre Super Woman . Par qui a-t-il
été écrit ?
Anne-Laure : La maison de disques m'a fait écouter
une centaine de titres et j'ai craqué sur celui-là , qui
vient de Suède .
Moi je voulais faire absolument de la House et la maison
de disques voulait absolument faire de la musique populaire
. Je n'étais pas très emballée par la reprise d' Eve lève
toi, qu'on m'avait initialement proposé, et il ne fallait
pas espérer me faire changer d'avis car je suis très têtue
. Résultat : je fais l'électro populaire, ce qui constitue
un bon compromis, même si j'arrive dans la House à grands
pas !
Tof : Qu'est-ce que tu aurais à répondre à ceux qui doutent
de la légitimité de l'émission Star Academy à créer de réels
artistes ?
Anne-Laure : Ben si tu veux, on a tous un passé .
Le casting est fait de gens qui sont musiciens . Par exemple,
moi je suis sur scène depuis l'âge de 12 ans . Les participants
sont donc tout aussi musiciens que plein d'autres qui sont
déjà dans le métier depuis quelques temps . L'émission est
réellement un formidable tremplin . Pour faire court, passer
par la télé-réality en ce moment, c'est profiter du plus
gros tremplin de variété française qu'on puisse imaginer
. Le concept de Star Academy est génial . Il te permet de
sortir de l'anonymat en trois mois .
Tof : Trois mois ce n'est pas un peu trop rapide ?
Anne-Laure : Non je ne crois pas . Bon, je vais pouvoir
faire des erreurs parce que je suis jeune mais depuis la
sortie du château on est en plein dedans et on apprend comment
tout ça marche et se gère . On profite du coup de pouce
qui nous a été donné et ensuite c'est à nous d'être super
stratégiques dans nos choix et d'avoir les épaules assez
carrées pour gérer tout ça .
Tof : Et est-ce que tu crois qu'il y a en ce moment un
manque d'artistes français, qui expliquerait notamment la
multiplication des programmes de style « télé-crochet »
?
Anne-Laure : Les gens accrochent à ce concept parce
qu'il procure du rêve . On se dit que tout le monde peut
y participer , tout le monde peut sortir de sa cambrousse
et être médiatisé en trois mois comme nous l'avons été .
Ca donne de l'espoir à tous ces gens qui aiment la musique
autant que nous, mais qui chantent dans leur salle de bain
.
C'est vrai que le marché du disque était en chute de 30
% et que grâce à Star Ac', la barre a été redressée .
Tof : Après ton coming out télévisé, est-ce que tu souhaites
utiliser ta notoriété pour sensibiliser ton public plutôt
jeune, aux problèmes liés à la gestion de son identité ?
Anne-Laure : J'ai voulu participer à Star Ac' pour
plusieurs raisons : D'abord montrer ma gueule et ma voix,
ensuite j'ai voulu faire passer mon coming out très doucement
.
Chanter La Différence avec Lara Fabian, c'était quelque
chose que je rêvais de faire . La production a été super
réglo avec moi . J'ai pu montrer l'image qui me correspondait
le mieux .
Déjà au départ j'avais un look à part avec mes survets .
Et je n'avais pas envie de me changer . Ensuite j'ai réalisé
qu'il y avait énormément de jeunes devant la télé tous les
soirs, à regarder la quotidienne, et parmi eux certainement
des gens hostiles au sujet de l' homosexualité . Si ces
jeunes en particulier adhéraient à ma personnalité, et me
trouvaient plutôt sympa parce que je joue au foot ou au
tennis, ou parce que je fais de la batterie, ce serait un
coup de pouce pour la communauté . Ca ferait changer peut-être
changer les états d'esprit chez plein de monde . Evidemment
que ça c'était une grande victoire aussi . Dans ma famille
aussi , car tous n' étaient pas au courant .
Tof : Apprendre l'homosexualité de sa fille dans le cercle
familial, c'est une chose, mais voir sa fille l'annoncer
à la télévision , c'en est une autre .
Anne-Laure : Je ne l'ai pas vraiment dit tu sais
. J'ai jamais dit le mot lesbienne, j'ai juste chanté Sans
Contrefaçons de Mylène Farmer et ensuite j'ai écrit un texte
assez émouvant, qui parle du moment où l'adolescente comprend
que les mecs ne sont pas faits pour elle et que sa vie risque
d'être compliquée, quitte à passer par le mensonge . Du
coup elle comprend qu'il faut déjà s'accepter soi-même avant
de se faire accepter par les autres . Mais peu de gens l'ont
vu car ça n'est pas passé à la quotidienne, seulement sur
le câble . En fait tout a été implicite car mon homosexualité
fait partie de moi et je n'ai pas eu besoin de la dire de
manière explicite . J'ai pu contrôler mon image et c'est
venu naturellement quand j'avais envie de me libérer et
de dire un peu plus de choses sur moi , ce qui est plutôt
jouissif à la télé !
Tof : As-tu déjà été confrontée à l'homophobie ?
Anne-Laure : Moi je n'ai aucun problème par rapport
à mon identité . J'ai les épaules pour assumer . Bien sûr
il y a eu des cons qui m'ont chambré . En général je regarde
la personne dans les yeux et je lui montre que c'est lui
qui a un problème .
Tof : Tu as quelqu'un en ce moment ?
Anne-Laure : Oui . C'est assez difficile de la voir
, en général une fois par semaine par ce que c'est mon jour
off . Et là que je sois n'importe où en France, en Belgique
ou en Suisse, je prends un avion pour la retrouver .
Tof : De quelle manière vas-tu participer à la marche
des Fiertés ?
Anne-Laure : J'ai déjà participé à celle de Londres,
en Belgique, mais encore jamais en France . Par contre je
sais déjà que je ne serai pas sur un char comme on me l'a
proposé . Mais je ne m'y vois pas et je préfère être dans
la foule et marcher . Franchement je préfèrerais par exemple
faire un concert au Pulp, où je me sens vraiment chez moi
- c'est la boîte où j'étais tous les samedis pendant mes
années Lycée .
Tof : Quels sont tes projets pour cet Eté ?
Anne-Laure : Je pars en tournée des discothèques
avec deux danseuses et Fabrice Sioul qui sera aux platines
avec moi, pour un show de 25-30 minutes avec chorégraphies,
jeux de lumière et on va faire le maximum de boîtes en France,
en Suisse et en Belgique .
Au niveau musical, je fais le meilleur son possible, de
l'électro-pop , que je propose aussi à l'étranger . Parallèlement
à ça, l'année prochaine il y a des chances que je participe
à la tournée de Nollwen pour un duo . On en a vraiment très
envie et on va se faire ce plaisir là .
Tof : En conclusion, qu'aurais-tu comme message à laisser
aux internautes de CitéGay ?
Anne-Laure : Restons fiers !
Et
enfin ...
9.mai.2006
/ La chanteuse Anne-Laure (ex Star'Ac) bientôt mariée avec
Vanessa !
Anne-Laure,
de la deuxième édition de la «Star Academy», va se
marier cet été en Belgique avec sa petite amie Vanessa.
C'est ce que nous apprend en exclusivité l'hebdomadaire
Public, n°147, semaine du 8 au 14 mai. La première star
lesbienne de la téléréalité, qui poursuit une carrière
de chanteuse indépendante avec son album «Si bon la vie»,
produit sur son propre label So good production, a
rencontré cet hiver une jolie Flamande lors d'un concert
qu'elle donnait dans un restaurant bruxellois où Vanessa
travaillait. Et là coup de foudre.
La
presse belge a annoncé son mariage la semaine dernière.
«Aujourd'hui je suis tellement heureuse que je ne vois pas
pourquoi je le cacherais. Et une conséquence évidente de
la médiatisation de mon mariage, c'est d'aider à faire
accepter à la fois la communauté lesbienne et le mariage
homosexuel d'autant plus qu'il n'est pas autorisé en
France», explique Anne-Laure, qui précise que ce n'est que
tout récemment qu'une Belge peut épouser une étrangère.
On
les voit toutes les deux à vélo, souriantes et heureuses
sur la photo de couverture, et le titre accrocheur
«J'épouse Vanessa!» ravira la midinette qui est en nous.
L'article tient sur trois pages, les deux premières sont
consacrées à Anne-Laure où l'on voit des photos
romantiques du couple, main dans la main à Bruxelles, et la
dernière page est une interview de Vanessa, sa petite amie,
qui nous parle de son amour.
(tétu)

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gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
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