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Parcours
Passionné
des années 60, de Françoise Hardy et du Velvet
Underground, Etienne Daho est un fan devenu star et grand
maître de la pop hexagonale des années 80.
Issu de la scène rock rennaise, il a su grâce
à ses mélodies limpides et son physique de
jeune premier, conquérir la même place que
ceux qu'il adulait.
Etienne
Daho est né le 14 janvier 1957 à Oran, en
Algérie, où il vit jusqu'à l'âge
de 6 ans. Son père est militaire et sa mère
chimiste. Pendant la Guerre d'Algérie, son père
abandonne la famille. Cette phase de sa vie laissera de
longues séquelles à Etienne Daho. Avec ses
deux soeurs, il vit alors chez ses grands-parents qui tiennent
une échoppe mi-bar, mi-épicerie, en bord de
mer. C'est sur le juke-box de leur boutique que l'enfant
découvre les chanteurs yéyés, dont
Sylvie Vartan et Françoise Hardy avec lesquelles
il travaillera plus de vingt ans après. De retour
en France à la fin de la guerre d'Algérie,
Etienne vit quelques mois à Reims chez un oncle.
Puis en 1965, sa famille s'installe à Rennes. C'est
dans cette ville estudiantine de Bretagne qu'il grandit
avec sa mère et ses soeurs qui lui font découvrir
la musique anglo-saxonne des années 60, les Rolling
Stones ou les Kinks.
Passionné
de musique, ses goûts évoluent vers le rock
new-yorkais du Velvet Underground, groupe qui reste une
référence essentielle pour le chanteur. Puis
dans les années 70, il écoute les albums de
Nico, Lou Reed ou Bowie, puis un peu plus tard, Roxy Music
et Brian Eno, entre autres. En 1976, à 19 ans, il
découvre Londres. C'est une révélation.
La capitale anglaise, en pleine mouvance punk, connaît
une activité musicale débordante qui ne tarde
pas à se reproduire dans la cité bretonne.
Etienne Daho fréquente alors assidûment le
milieu rock rennais, exceptionnellement actif pour la France,
et commence à composer quelques titres, malgré
une absence totale de connaissances en matière d'écriture
musicale. Après son baccalauréat, il prépare
une licence d'anglais et un DEUG d'arts plastiques, puis
laisse tomber la faculté au profit de petits boulots,
et surtout de sa passion pour la musique.
Traînant
dans les sphères musicales de la cité bretonne,
il réussit à organiser un concert, qui a lieu
le 20 décembre 1978, avec ses groupes favoris dont
Marquis de Sade et les Stinky Toys, le groupe de Elli et
Jacno. Puis le 14 juin 1979, en dépit d'une timidité
maladive, Etienne Daho monte pour la première fois
sur scène, lors du festival rock rennais, les Transmusicales,
avec un groupe occasionnel, "Entre les deux fils dénudés
de la dynamo". En juin 80, sous le nom d'Etienne Daho junior
(son père s'appelle aussi Etienne), il donne un petit
concert où il chante seul accompagné d'une
simple bande son. Enfin le 18 décembre 80, lors de
la deuxième édition des Transmusicales, c'est
en revanche entouré de musiciens de Marquis de Sade
et de quelques autres groupes rennais, qu'il interprète
cinq titres, malgré un trac paralysant.
Encouragé
par tous les musiciens qui travaillent avec lui, et en particulier
par Franck Darcel de Marquis de Sade, Etienne Daho réalise
plusieurs maquettes. Suit un tout premier 45 tours, "Cow
boy" sur le petit label CBH. Repéré alors
par Virgin, label anglais en plein développement
à cette époque en France, il signe un contrat
sous le nom définitif d'Etienne Daho. Très
connu dans la région rennaise, ses concerts se multiplient
avec son groupe de cinq musiciens, dont Franck Darcel à
la guitare et le jeune musicien, Arnold Turboust aux claviers,
qui composent avec lui.
Produit
par Jacno, il enregistre en 1981 son premier album, "Mythomane",
qui sort en décembre. En dépit d'un très
mince succès commercial, les critiques sont excellentes.
Un public peu nombreux mais fidèle et passionné
par ce nouveau son, commence alors à se former. Il
donne son premier concert parisien le 21 juin 1982 lors
de la Fête de la Musique, grande manifestation annuelle
en France. Cette année-là, avec ses deux acolytes
Darcel et Turboust, il s'installe d'ailleurs dans la capitale.
En
décembre 82, sort un nouveau 45 tours, "Le grand
sommeil". C'est un énorme succès. Le public
remarque cette fois le jeune chanteur, et le titre figure
même dès 83 sur une compilation américaine,
"Made in France". Daho décide alors d'écrire
les titres d'un deuxième album aidé d'Arnold
Turboust et de Franck Darcel.
En
mai 1984, paraît donc un nouveau 33 tours, "La Notte
la Notte", accompagné d'un 45 tours, "Sortir ce soir".
L'album est un succès immédiat. Etienne Daho
devient une véritable vedette apportant du sang neuf
à la chanson française. Les journaux s'emparent
de ce phénomène naissant et en juillet 84,
l'écrivain Hervé Guibert signe un grand article
sur le jeune artiste dans le prestigieux quotidien, le Monde.
Toujours en juillet, Etienne Daho s'envole pour les Etats-Unis
et donne un concert à la Danceteria, club new yorkais,
avec les Comateens.
En
septembre, Virgin met en vente le deuxième 45 tours
extrait de l'album, "Week-end à Rome". Ce 45 tours
marque le début d'une longue série de succès
commerciaux qui connaît un premier sommet lors de
la sortie du 45 tours "Tombé pour la France" en mars
1985. Comme pour la plupart de ses 45 tours, un clip est
tourné et la réalisation est confiée
à Jean-Pierre Jeunet ("Delicatessen"). Sous le nom
de "Etienne Daho e Grupo", une tournée démarre
le 5 mars, et fait escale à l'Olympia le 18 devant
un public qui ovationne le chanteur. En juin, la critique
lui décerne le Bus d'acier, prix récompensant
l'artiste rock de l'année. Puis, en octobre, son
idole de toujours, Françoise Hardy, remet au rennais
un premier disque d'or pour "La Notte la Notte". Dans cet
album, Daho réalise son rêve de chanter avec
la chanteuse vedette des années 60, et avec qui il
partage le duo "Et si je m'en vais avant toi". L'année
suivante, il entreprend d'ailleurs, avec Jérôme
Soligny, l'écriture d'une biographie consacrée
à Françoise Hardy, "Superstar et ermite",
ouvrage qui est publié en 1986.
L'année
86 voit se développer une véritable "Dahomania"
autour de l'artiste qui est désormais le chef de
file de la mouvance pop française des années
80. Le jeune artiste, alors âgé de 29 ans,
part enregistrer à Londres un nouvel album. Sans
Franck Darcel, mais toujours accompagné d'Arnold
Turboust, Etienne Daho produit lui-même ses onze nouveaux
titres, avec aussi l'Anglais William Orbit, leader d'un
certain courant dance expérimental. De plus en plus
occupé, Daho improvise littéralement ce nouveau
disque, mais le résultat est splendide. Le 1er avril,
sort donc "Pop Satori" et simultanément le 45 tours,
"Epaule Tattoo". La tournée qui commence à
l'automne, confirme l'énorme succès de cette
pop élégante et ambitieuse. Après la
remise d'un nouveau disque d'or en septembre, le "Satori
Tour" démarre le 15 octobre. De passage sur la scène
de l'Olympia pour huit soirées du 21 au 29 octobre
avec Elli Medeiros en première partie, la tournée
finit en beauté dans son fief aux Transmusicales
de Rennes le 9 décembre.
La
même année, Etienne Daho est convié
par le jeune réalisateur Olivier Assayas, pour faire
une rapide apparition dans son film "Désordre". Il
en écrit d'ailleurs une des chansons avec Franck
Darcel, "Soleil de minuit".
En
avril 87, après avoir reçu un European Video
Award pour le clip de "Epaule Tattoo", Etienne Daho sort
"ED Collection", album qui réunit des inédits,
des faces B et des titres remixés. Cette année-là,
il refait une nouvelle apparition éphémère
au cinéma, dans le film de Virginie Thévenet,
"Jeux d'artifice". Mais surtout, il se lance de plus en
plus dans la production de jeunes artistes dont, en 87,
Robert Farel, les Max Valentins et la chanteuse Dani, et
en 88, l'album "Three months..." de l'Anglais Bill Pritchard.
De plus, il écrit pour d'autres artistes dont en
1988, Daniel Darc (ex-membre de Taxi Girl) et surtout Françoise
Hardy ("Laisse-moi rêver").
C'est
à nouveau à Londres qu'il part s'installer
pour écrire son album, "Pour nos vies martiennes",
qui sort le 1er juin 1988. Illustré d'une couverture
signée du peintre Guy Peelaert (qui a crée
des pochettes pour les Rolling Stones ou David Bowie), l'album
est disque d'or le jour de sa sortie (100.000 exemplaires).
La tournée correspondante, le "Tour martien", réunit
200.000 spectateurs en quatre mois de janvier à avril
1989. Du 20 au 26 janvier, il s'installe au Zénith
à Paris devant près de 3000 spectateurs par
soirée. Certains soirs, il est rejoint sur scène
par quelques amis dont Lio, Jérôme Pijon ou
Edith Fambuena (des Max Valentins). Après un passage
au festival de Bourges en mars, la tournée s'achève
sur la prestigieuse scène du Marquee de Londres le
21 avril.
Une
fois la tournée terminée, sort le 1er octobre
89, un album enregistré en public au Zénith,
"Live ED" et se vend très vite à près
de 250.000 exemplaires.
En
1989, le producteur anglais Arthur Baker l'invite sur son
album sur lequel il chante avec Al Green et Jimmy Somerville.
Puis, il partage un duo avec Chris Isaak dans le court-métrage
de Bertrand Fèvre, "Tant pis pour l'Idaho". Enfin
en 90, il continue à écrire pour d'autres
(Mercedes Audras, Arnold Turboust) et à produire
(les Valentins, Sylvie Vartan, Lio). Ces innombrables activités
d'écriture et de productions, ses participations
au travail d'autres artistes, occupent Etienne Daho jusqu'en
1991, année durant laquelle il prépare son
nouvel album.
Après
avoir beaucoup travaillé à Londres dans les
années 80, Etienne Daho choisit de se tourner vers
New York qu'il a découvert avec ses amis du groupe
les Comateens. Passionné de musique américaine
(Blondie, Television, le Velvet Underground ou tout le répertoire
noir-américain du label Motown), il s'installe donc
en juin 91 dans un petit appartement de Greenwich Village,
à deux pas du studio, avec la musicienne Edith Fambuena
qui co-produit l'album avec lui. Elle assure également
toutes les parties de guitare, accompagnée de musiciens
américains dont le bassiste et le batteur de Billy
Idol. Pour les choeurs, Daho a fait appel à des chanteuses
de gospel qui participent à accentuer le côté
soul de l'album. Après un enregistrement difficile,
l'album est mixé à Paris.
Attendu
depuis trois ans par son public, ce disque est différent,
plus mature que son précédent travail. D'ailleurs,
Daho présente cet album comme un disque d'amour,
un disque très autobiographique, reflétant
la face sensuelle de son auteur.
Avant
même sa sortie le 9 décembre 1991, l'album
est déclaré disque d'or grâce aux pré-commandes.
Dans l'année qui suit, les cinq premiers titres sont
tous des tubes à commencer par "Saudade", chanson
inspirée de son amour pour la capitale portugaise,
Lisbonne. La plage n°9 est une reprise de Françoise
Hardy, "la Berlue", datant de 1972. Les critiques sont dithyrambiques
et certains parlent de chef-d'oeuvre et le comparent à
Serge Gainsbourg. Parallèlement à ce succès,
notons que la même année, son premier album,
"Mythomane", devient disque d'or dix ans après sa
sortie.
En
92, "Paris ailleurs" est certifié disque de platine
avec plus de 500.000 exemplaires écoulés.
Cette année-là, avant sa grande tournée
de fin d'année, Etienne Daho monte un projet qui
lui tient à coeur. Il convit de nombreux artistes
français à enregistrer un album au profit
de la lutte contre le sida. C'est le double album "Urgence"
qui réunit vingt-sept des plus grands noms de la
chanson française parmi lesquels Jean-Jacques Goldman,
Michel Jonasz, Francis Cabrel, Alain Souchon, Jane Birkin,
Françoise Hardy ou Patricia Kaas dans une reprise
de "La Vie en rose".
Enfin,
à partir du 3 octobre 1992, démarre le "Tour
Paris Ailleurs". Devant le succès de ses quatre concerts
du Zénith entre le 10 et le 13 octobre, Daho est
de retour dans la capitale les 13 et 14 décembre
à l'Olympia. Le 28 novembre, à Reims, dans
la région du champagne, il est rejoint sur scène
par la chanteuse Sylvie Vartan, et à l'Olympia, c'est
son complice Arnold Turboust qui finit le concert avec lui.
Puis
en 1993, la tournée prend le large avec un programme
qui prévoit la traversée de quatorze pays
essentiellement européens, à l'exception du
Canada et du Japon. Du 11 mars au 24 juillet, Etienne Daho
constate sa popularité hors des frontières.
Il s'arrête cependant au festival des Francofolies
de la Rochelle le 17 juillet durant lequel il est programmé
le même soir que Jacques Dutronc. Trois jours plus
tard, c'est avec Iggy Pop qu'il partage la scène
du festival de Nyon en Suisse.
Extrait
d'une compilation dans laquelle de jeunes chanteurs et groupes
de rock français reprennent de vieilles chansons
du patrimoine national, le titre "Mon manège à
moi", repris par Daho, obtient un franc succès dès
sa sortie et stationne plusieurs semaines en tête
des classements de vente. On retrouve d'ailleurs ce titre
sur l'album enregistré en public à l'Olympia,
"Daholympia", qui sort début 94. Encore une fois,
les ventes atteindront assez vite plus de 250.000 exemplaires.
En
1994, Daho se consacre à nouveau aux artistes qu'il
aime. Il produit l'album de Jacno (qui fut son premier producteur),
"Faux témoin", puis celui de Brigitte Fontaine, "Genre
Humain". Il travaille sur une compilation des meilleurs
titres de Elli et Jacno, produit Arnold Turboust sur son
propre label, Satori Song, écrit pour Guesh Patti,
et à nouveau pour Sylvie Vartan ("Quelqu'un qui me
ressemble") et enfin pour Jacques Dutronc ("Tous les goûts
sont dans ma nature"), titre qu'il chantera en duo avec
lui.
algré
une activité professionnelle incessante, l'année
1995 s'ouvre sur une période de rumeurs affirmant
que le chanteur rennais serait malade du sida, voire même
qu'il serait mort. En pleine forme, mais choqué par
ces affirmations, Etienne Daho répond par un mini
album, "Reserection", conçu et enregistré
en Angleterre avec le groupe St Etienne et qui sort en octobre
95 mais sans grand succès en France. Parmi les cinq
titres de l'album, on note une version anglaise de "Week-end
à Rome", renommée "Accident" ou "He's on the
phone", qui fait un malheur outre-Manche. Etienne Daho est
à cette occasion invité de la légendaire
émission de télévision britannique
sur la BBC, "Top of the pops" et partage l'affiche ce jour-là
avec Everything but the Girl, Oasis, et David Bowie. Désormais,
Daho qui a quitté sa maison de Montmartre, vit le
plus souvent à Londres. C'est là, que refusant
de nombreux projets, il se remet au travail pour un nouvel
album. A cette occasion, il retrouve Arnold Turboust qui
reprend les rênes de la production, après avoir
tenté une carrière solo.
C'est
à la veille de ses 40 ans, le 4 novembre 1996, que
sort le simple, "Au commencement". Deux semaines plus tard,
le 18, suit l'album, "Eden", dont la magnifique pochette
représente un Daho au visage épanoui et bronzé
sur une plage de l'Atlantique. Intégrant les nouvelles
influences musicales des années 90, Etienne Daho
réussit une magnifique synthèse entre groove,
jungle, pop, et bossa nova. Sa musique est plus que jamais
aérienne et dansante, mélodique et gracieuse.
Quant aux textes, Etienne Daho privilégie une nouvelle
fois le thème de l'amour fou. Il s'est entouré
d'amis pour des duos ou pour les choeurs, dont Sarah Cracknell
de St Etienne, Elli Meideiros ("Rendez-vous au jardin des
plaisirs"), Lyn Byrd des Comateens ("Me manquer") et surtout
Astrud Gilberto, grande figure de la bossa nova brésilienne,
pour le titre "Les Bords de Seine". L'album est certifié
Or dès la première semaine de sa sortie.
Au
cours de l'année, il participe à une nouvelle
expérience au Théâtre Molière
à Paris, où il chante un texte de l'écrivain
Jean Genet, "Le Condamné à mort", dans un
spectacle auquel participe aussi la comédienne Jeanne
Moreau.
En
1997, une version anglaise de l'album sort dans les bacs
britanniques illustrée par un premier extrait, "The
New World" ("Au commencement"). A l'automne, Etienne Daho
entame une tournée, le "Kaleidoscope Tour" et s'installe
quatre jours à l'Olympia du 27 au 30 novembre. Après
quatre ans d'absence sur scène, Daho revient avec
un spectacle aux couleurs techno-pop. Une longue tournée
sillonne la France de novembre 97 à avril 98, avec
un passage londonien le 23 mars.
A
la fin de l'année, et alors qu'il travaille déjà
sur un nouvel album, Daho retrouve les premières
pages de l'actualité musicale pour un album de ses
meilleurs titres qui célèbre ses 20 ans de
carrière. L'album paraît le 9 novembre accompagné
d'une compilation de ses vidéos clips.
Le
18 avril 2000, Etienne Daho augmente sa discographie d'un
nouvel album, "Corps et armes". Toujours à la recherche
de nouvelles voies (voix ?) pop, le chanteur présente
ce CD comme plus proche de lui, plus sobre, allant vers
l'essentiel. Co-réalisateurs, les Valentins sont
toujours de l'aventure dont l'enregistrement s'est effectué
en grande partie à Londres dans les légendaires
studios d'Abbey Road. L'amour est définitivement
l'inspiration numéro un de Daho qui revendique un
certain élan autobiographique dans l'écriture
de ces dernières chansons.
Etienne
Daho aspire désormais à laisser aller sa vraie
nature, à ne plus être le chanteur consensuel
et à la mode. Il tient à laisser vivre ses
angoisses, ses émotions personnelles, voire une certaine
violence contenue. S'il vit à cheval entre Londres
et sa maison de Montmartre, c'est pour pouvoir se laisser
des plages de solitude indispensables à son équilibre
et pour recoller au quotidien, perdu de vue avec la célébrité.
Etienne Daho s'épanouit.
Etienne
Daho démarre une tournée en novembre ("Tour
de l'été sans fin") avec un passage de six
jours à l'Olympia à Paris. Peu de différence
avec la tournée précédente mais le
chanteur est cependant de plus en plus à l'aise sur
scène. En première partie, il a convié
la chanteuse américaine Vanessa Daou, qui partage
déjà un duo avec lui sur l'album. La tournée
mène l'équipe à travers la France et
la Belgique jusqu'au 20 décembre. Elle reprend en
mars et traverse quelques festivals d'été
comme le festival de Fourvière à Lyon le 7
juillet ou celui de la Côte d'Opale le 19.
*
Dans
son article du Monde du 5 juillet 1984, Hervé Guibert
écrivait : "Il n'y a pas trop de hasard dans ce succès
: Daho est un jeune homme de son temps". Effectivement,
à lui seul, Etienne Daho symbolise tout un courant
musical des années 80 et 90. Artiste majeur en France
depuis près de 20 ans, le chanteur a su innover en
mêlant son insatiable curiosité musicale et
sa sensibilité la plus intime. A travers ses talents
d'auteur-compositeur, d'interprète, mais aussi de
producteur, Etienne Daho s'est imposé comme un musicien
singulier et passionnant.
(yahoo
musique)
Bisexualité
Interview
de tétu en 1997
Quand
vous chantez “je cherche mâle ou femelle”, tout est
dit et c’est clair ?
Très
honnêtement, aujourd’hui, j’ai la possibilité
et la faculté d’aimer vraiment et de désirer
aussi bien une femme qu’un homme. Maintenant, savoir si
je suis plutôt ceci ou cela, je n’en sais rien. C’est
comme si on m’amenait un plateau de fruits, je me sers.
Tiens, une pomme, tiens une banane (rires). Ce que je sais,
c’est que cela me permet d’avoir une vie affective très
riche. Bien que je sois quelqu’un de très sexuel,
j’insiste sur le fait que, pour moi, c’est le sentiment
qui crée le désir et non l’inverse. J’ai eu
une période très aventureuse, mais au fond,
c’est déprimant. Je n’aime pas être esclave
de cela. Ce qui compte, c’est l’amour et c’est de cela dont
je parle dans mes chansons, même si cela déçoit
les gens qui s’attendent à des déclarations
fracassantes.

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