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Parcours
Jimmy
Somerville, habitant de Glasgow, a d'abord trouvé
la gloire en 1984 avec le groupe révolutionnaire
Bronski Beat. "Smalltown Boy", leur premier single, est
dans le top 3 en Grande-Bretagne et un énorme tube
en Europe. Ce titre permet de faire connaître Jimmy,
celui qui pousse des cris aigus comme il s'est décrit,
mais permet au quidam d'être confronté à
l'histoire lyrique de l'isolement et du rejet d'un jeune
provincial gay forcé de fuir vers la ville. Bien
que ce ne soit pas la première chanson à traiter
de ce sujet, le son et le rythme vaguement électroniques,
les paroles proche du quotidien et l'honnêteté
des trois interprètes font de "Smalltown Boy" le
plus gros succès ouvertement gay jamais enregistré.
Bronski
Beat continuent à avoir plusieurs chansons à
succès dans les années 1984 et 1985 incluant
la reprise du titre de l'icône gay Donna Summer "I
feel Love", en duo avec Marc Almond.
Une
grosse année de succès à travers l'Europe
et le Royaume-Uni, de performances live, de franches interviews
et la pression de la nouvelle gloire trouvée l'amènent
à quitter du groupe pour d'abord prendre du repos.
Quelques mois après, il est de retour avec le groupe
The Communards qu'il forme avec son vieil ami Richard Coles
qui joue aux claviers.
Pendant
les trois années qui suivent, The Communards crèent
une série impressionnante de hits dans leurs deux
grands albums à succès : "Communards" (1986)
et "Red" (1987). Jimmy et Richard se basent sur un mélange
de bon vieux disco "gay" rajeuni et un peu de blues et d'acoustique.
Les chansons sont faites de commentaires politiques et sociaux,
dirigés souvent contre la gestion de Mme Thatcher
en Grande-Bretagne.
En
septembre 1986, ils sont pendant quatre semaines consécutives
numéro 1 des ventes, avec une reprise énergique
et hédoniste du classique "Don't leave me this way".
Parmi leurs succès, on trouve également "For
a friend", écrit pour un ami mort du Sida. À
la fin de 1988, Richard, un ancien organiste d'église,
arrête tout pour poursuivre une carrière dans
les médias comme commentateur religieux.
Jimmy
s'embarque alors dans une carrière solo qui l'a vu
marquer 5 autres singles à succès et deux
albums "Read my Lips" (1989) et "The single Collection"
(1990). Ils contiennent une autre reprise du titre disco
de Sylvester " You Make Me Feel ( Mighty Real )" qui rentre
dans le top 5 et le titre de Francoise Hardy "Comment te
dire adieu", un duo en français avec June Miles Kingston.
Il a participé à l'album contre le Sida "Red
Hot and Blue" en enregistrant une reprise de Cole Porter
"From This Moment On".
Les
propos continus de Jimmy sur des questions gays n'ont pas
empêché que ses titres se vendent en des quantités
énormes. Son honnêteté comme un interprète
gay a certainement aidé cela. Jimmy disparait volontairement
de la scène pour vivre compètement sa vie
de gay dans les années 90. Il en profite pour faire
le point des périodes d'exaltation et de colère
qu'il a pu connaître dans les dernières années.
Il
fait en amateur quelques films, apparaissant dans "Orlando"
de Sally Potter et s'investissant dans la maison de production
"Films Normaux", avec Isaac Julien et d'autres, pour produire
"Cartes postales d'Amérique", visionné au
Festival du cinéma de New York en 1994.
"Depuis
quelques années" dit Jimmy, "j'ai vraiment vécu
la vie et me suis découvert. J'ai aussi connu le
chagrin et la colère face au Sida qui a emporté
plusieurs de mes amis proches. Les nouvelles chansons que
j'ai écrites traitent de mes expériences très
personnelles de la vie, de l'amour, du sexe et de la mort."
L'album
"Dare to love" (Ose aimer) sort en juin 1995 et est un mélange
de pop dance et des chansons plus sérieuses explorant
des questions gays. Un des titres traite d'un homme qui
aime un garçon de 16 ans et menacé de prison
et de persécution : c'est typiquement un sujet d'actualité
puisé dans son expérience récente.
"C'est toujours un album très pop" s'enthousiasme
Jimmy, "un peu disco et un peu blues-jazzy mais essentiellement
pop, pop-gay si vous aimez. "Je suis plus heureux avec mes
chants aujourd'hui. J'ai plus de contrôle sur eux
qu'auparavant." Le premier simple "Heartbeat", sort en janvier
1995. Il rentre au Royaume-Uni à la 24ème
place et est numéro un dans le classements dance
aux Etats-Unis. Le single sera suivi d'une reprise du titre
reggae de Susan Cadogan "Hurts So Good". Il rentre à
l'assut des charts anglais à la 15ème place
et fait une belle carrière. Il est le quatrième
morceau le plus joué en Europe pour quatre semaines.
Le single suivant "By your side" sort en octobre 1995 et
est soutenu par une tournée en Angleterre.
Jimmy
et ses chanteurs font une tournée dans le monde entier
avec des sites comme San Fransisco, l'Estonie, le Kazakstan,
la Russie, le Canada et partout en Europe. Jimmy a été
impliqué dans un projet appelé "Respect" organisé
à Londres, les revenus des ventes de disques et le
festival gratuit servent à la campagne Unis Contre
le Racisme. Jimmy et sa bande ont aussi terminé une
tournée européenne pendant l'été.
À
part des lives, Jimmy a collaboré sur des titres
avec Weathergirls et les Sparks. Il a aussi travaillé
sur des projets de télévision.
Au
printemps 1997, Jimmy sort un nouveau single "Safe" remixé
par Todd Terry et le DJ Tonka. Il est n°1 en Espagne
et est joué partout en Europe. Il quitte London Records
pour Gut Records en 1997 et signe un nouveau single "Dark
Sky" un titre tout à fait différent de tout
ce qu'il a fait auparavant.
Il
a joué à l'Europride de paris en juin 1997
et à la St. Christopher Street Day Parade de Cologne
en juillet avec un bras cassé (accident de vélo
!). Il s'est par la suite engagé dans de nombreuses
soirées humanitaires.
Début
1999, il sort et co-produit son nouvel album "Manage The
Damage". Le premier single "Lay Down"sort en mai alors que
dans certains pays, il préfère sortir en premier
le titre "Something To Live For". Jimmy dit que "l'album
est un choix assez éclectique de chansons que j'interprète
pour moi." "Here I am" est une chanson sur la mort, Dieu,
et l'athéisme. "The girl falling down" a été
écrite après la lecture d'une histoire tragique
dans les journaux. "Lay down" une chanson à la gloire
du sexe oral ! Jimmy fait une tournée européenne
dans toute l'Europe (Allemagne, France, Italie, Grèce,
Danemark et Suède) et des apparitions dans les gays
pride. il fera ensuite durant l'année 2000 une tournée
aux Etats-Unis et au Canada.
En
2004, il sort l'album Home again.
Homosexualité
Difficile
de savoir quand Jimmy Somerville a fait son coming-out.
Il faut bien dire que beaucoup de ses chansons abordent
ce sujet sans détour. Le premier qui a marqué
: "Smalltown boy" qui raconte l'histoire d'un jeune qui
choisit de partir de chez lui puisque ces parents ne le
comprennent pas. On citera également "Disenchanted"
ou le superbe "For a friend".
Pour
le reste, voici une interview de Jimmy au magasine Tétu
:
Comment
as-tu vécu le fait d'être une pop-star ouvertement
gay dans les années quatre-vingts?
«Ça
ne m'a jamais posé de problème. Il ne me serait
jamais venu à l'idée de cacher ma sexualité,
exactement comme un noir ne peut pas cacher sa couleur.
Un come-out, ce n'est pas compliqué : Voilà,
je suis gay, c'est comme ça, et alors ? Mettre en
avant mon homosexualité n'a fait que démontrer
l'homophobie de gens que l'on pouvait croire ouverts et
tolérants et qui se trahissaient par leur comportement
agressif. Je n'ai jamais caché cet aspect de ma vie
dans ma musique, parce que de toute façon conquérir
le marché américain ne m'obsédait pas»
Tom
Hanks est très fier de dire qu'il n'a couché
qu'avec sept personnes dans sa vie. Et toi, tu en es où
?
«Oh, mon Dieu ! Comment savoir ? Je suis une telle
salope ! Impossible de compter. Je suis vraiment un accro
du sexe. Et quand je suis saoul, c'est encore pire. Dans
les années quatre-vingts c'était un mec par
jour, et parfois deux ou trois. Je piquais même ceux
de mes ex. J'ai bien eu un boyfriend pendant deux ans, je
l'aime toujours et lui aussi, mais ça a cassé,
parce que je ne peux pas m'empêcher... »

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