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Parcours
Sinéad
O’Connor est née en 1966 à Dublin, en Irlande. Elle commence
à jouer de la guitare et compose pendant ses années d’études.
En 1984, à l’occasion d’un mariage, elle rencontre Paul
Byrne, batteur du groupe irlandais In Tua Nua. Ensemble,
ils écriront « Take My Hand » qui deviendra leur premier
single. Peu de temps après, elle devient la chanteuse du
groupe « Ton Ton Macoute.» Sinéad signe un contrat avec
Ensign et part vivre à Londres.
Elle
enregistre « Heroine » avec The Edge pour la bande son du
film « The Captive. » En 1987, Sinéad O'Connor sort son
premier album « The Lion and the Cobra », salué par les
critiques. Elle passe l’année suivante en tournée en Grande
Bretagne, en Europe et aux Etats-Unis, concerts immortalisés
sous le titre « The Value of Ignorance. »
Son deuxième album « I Do Not Want What I Haven’t Got »
sort en mars 1990 en Grande Bretagne. Le single « Nothing
Compares 2 U », chanson écrite par Prince et repérée par
Sinéad trois ans auparavant sur un disque de « The Family
», sort le 8 janvier 1990. Cette nouvelle version est d’abord
propulsée au sommet des charts Anglais puis dans 17 autres
pays.
Le
troisième album de Sinéad, « Am I Not Your Girl ? » sort
en Grande Bretagne en septembre 1992. Elle s’inscrit à l’école
Parnell de musique à Dublin pour des leçons de chant et
de piano. En 1992, Sinead accumule les provocations : elle
refuse de chanter l'hymne américain lors de l'un de ses
concerts, déchire la photo du Pape en direct à la TV (elle
milite pour l'avortement). Elle participe à de nombreuses
manifestations contre le SIDA et pour Amnesty International.
En
septembre 1994, elle sort son quatrième album « Universal
Mother » en Grande Bretagne. Trois singles en sont extraits
: « Fire on Babylon », « Thank You For Hearing Me » et «
Famine. » Ce dernier album marque la fin de sa collaboration
avec Ensign/Chrysalis.
En
1997, sort un album sous le titre « So Far…The Best Of »,
incluant quelques morceaux moins connus. Y figure notamment
« Empire ». Un mini-album de six titres, « Gospel Oak »,
sort également pendant cette période. Le single « This Is
a Rebel Song » en est extrait.
Tout
au long de sa carrière Sinéad a collaboré avec une pléthore
d’artistes parmi lesquels Massive Attack, Peter Gabriel,
Roger Waters ou encore Moby… Elle a également enregistré
pour des œuvres caritatives, des titres comme « Red Hot
and Blue », un album pour soutenir la recherche contre le
SIDA.
Son
dernier album « Sean-Nos Nua » est sortie 4 octobre 2002.
Son
dernier album Quand un artiste de renom décide de consacrer
un disque aux chansons qu’il aime par-dessus tout, on craint
souvent le pire : autocomplaisance, kitsch et autres ratages
sont souvent au rendez-vous. Ouf ! Sinéad O’Connor, elle,
réussit son projet. Chantant des airs qu’elle a entendus
et appris durant son enfance, en famille et à l’école, son
hommage à la culture populaire irlandaise, dont la manifestation
la plus fameuse est la musique, est de bout en bout empreint
d’une rare dignité.
La
réussite est là parce que la chanteuse a choisi le bon angle
d’attaque : la simplicité. Dans ce « Sean-nós nua » (« Le
vieux chant nouveau »), pas d’emphase, pas de surenchère
dans les arrangements « modernes » – la plaie de bon nombre
de productions « celtiques ». Les arrangements concilient
avec classe les figures stylistiques du genre (chorus de
violon, de cornemuse, etc.) et les tendances du jour (effets
dub discrets, dus à Adrian Sherwood, coréalisateur du disque
avec la chanteuse). On est même surpris par l’humilité dont
fait preuve Sinéad O’Connor, car elle n’a pas toujours fait
dans la dentelle.
En
treize chansons, sa splendide voix se pose sur de sublimes
classiques du répertoire irlandais (« The Moorlough Shore
», « Molly Malone », etc.), avec une ferveur et une retenue
qui forcent l’admiration. C’est audiblement d’un cœur léger
que cet album semble avoir été enregistré. C’est donc ainsi
qu’il convient de l’écouter..(routard.com)
26.avril.2003
/
La chanteuse Sinead O'Connor va mettre un terme en juillet
à sa carrière
La chanteuse irlandaise Sinead O'Connor a annoncé sur son
site Internet qu'elle prendrait sa retraite en juillet prochain,
pour suivre une "carrière différente" sur laquelle elle
n'a pas fourni de précisions. "En juillet 2003, je prendrai
ma retraite" pour suivre "une carrière différente. Mes derniers
enregistrements seront une chanson pour l'album hommage
à Dolly Parton et une chanson pour le prochain album de
Sharon Shannon", explique la chanteuse âgée de 36 ans. Elle
invite chacun à respecter sa vie privée après son départ
en retraite. Succès et polémiques ont accompagné la carrière
de la chanteuse au crâne rasé qui avait notamment déchiré
une photographie du pape lors d'un concert en 1992.
Son
retour en 2005
Sinéad
O'Connor, prêtresse retirée des charts, revient en
tournée avec un manifeste reggae.
Revenue
d'entre les vagabonds et les illuminés, Sinéad O'Connor,
39 ans, crâne toujours ras, épaissie, continue de forcer
l'intérêt.
Parce
qu'il est curieux de se gâcher avec tant de constance (le
prometteur The Lion and The Cobra remonte à 1987). Parce
que les années passant, peu d'artistes peuvent rivaliser
avec cette voix chaude hantée.
Enfin,
parce que ressurgir en 2005, après une série d'épisodes
assez grotesques (photo du pape déchirée ; coming out plus
ou moins avéré ; soupçons de maltraitances sur sa mère ;
ordination prêtresse d'une secte catholique ; retrait
«définitif» du monde musical en 2003...), revenir, donc,
suppose un certain cran et une absence totale de sens du
ridicule surtout si le come-back passe par Kingston,
Jamaïque.
O'Connor
rasta ou le dernier avatar d'une mystique (beaucoup diront
«folle») ? C'est la question que soulève son manifeste
reggae, Throw Down Your Arms, album de reprises. La chose,
emballante, évite soigneusement les tubes Wailers, au
profit de perles comme Vampire (Lee «Scratch» Perry),
Curly Locks (Junior Byles), voire Downpressor Man (Peter
Tosh), sans compter trois airs de Burning Spear.
Enregistré
dans le légendaire studio Tuff Gong de Kingston, là où
Bob Marley avait ses habitudes, et charpenté par l'une des
sections rythmiques les plus célèbres du monde, Sly Dunbar
et Robbie Shakespeare (qui accompagnent O'Connor sur scène
comme Gainsbarre il y a vingt-cinq ans), le CD est fidèle
aux morceaux d'origine. «Une marque de respect», explique
la chanteuse irlandaise, en pleine tournée.
Vos
souvenirs de reggae ?
A
Dublin, je me rappelle Toots & the Maytals, Desmond
Dekker... Quand je suis arrivée à Londres, à 17 ans, le
reggae était le truc à la mode. Plus tard, j'ai eu un
manager obsédé par cette musique : il traînait avec un
pote qui avait lancé une radio rasta et tenait une boutique
à Portobello où l'on se retrouvait le samedi, les gens
prenaient le micro...
Pourquoi
y revenir ?
Parce
que la philosophie rastafari m'a sauvée. Cet album est une
façon de payer ma dette... Quand j'ai quitté le monde
musical en 2003, je ne supportais plus ce milieu pourri.
Puis j'ai découvert que j'avais encore envie de chanter
que du religieux. N'oubliez pas que je suis prêtresse ; en
fait, j'officie en musique.
Vous
reprenez Untold Stories de Buju Banton. Que faites-vous de
ses provocations homophobes ?
J'adore
Buju Banton en tant qu'artiste, même si je suis déçue par
son attitude : il est même poursuivi par la justice
jamaïcaine qui le soupçonne d'avoir agressé des gays,
l'an dernier à Kingston. Quel dommage ! Là-bas, c'est
culturel : au berceau, on leur apprend que la chose la plus
diabolique au monde est l'homosexualité.
Allez-vous
persister reggae ?
Non,
même si j'ai été surprise de constater à quel point je
me sentais bien dans ces rythmes. Mon prochain disque, un
double album, s'appellera Theology. A moitié bouclé, il
comprendra des chants spirituels (je préfère ce mot à
celui de «religieux»), proposés à la fois en version
acoustique et en version «wild», r'n b, country, etc.
Dans
dix ans ?
J'ai
étudié le chant grégorien, parfois j'imagine changer de
vie, me spécialiser dans les enterrements. On louerait mes
services pour que j'accompagne les morts.
(libération)
Homosexualité
Dans
une interview accordée au magazine lesbien américain
Curve, la chanteuse irlandaise a annoncé son homosexualité
en 1999 (à l'age de 33 ans) : « Je suis lesbienne
Je n'ai pas été très claire à
ce sujet et tout au long de ma vie je suis sortie avec des
mecs parce que je n'ai pas forcément été
très à l'aise avec le fait d'être lesbienne.
Mais je suis vraiment lesbienne. »
Mère
de deux enfants, Sinéad O'Connor a notamment eu une
relation assez médiatisée avec Peter Gabriel.
Elle s'est remariée en juillet 2002 avec un journaliste
Nick Sommerlad en Irlande. Sinead a préféré garder la cérémonie
secrète pour éviter les médias.

Cette
page fait partie d'un site très complet sur les personnalités
gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé
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