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Parcours
En
1996, elle est championne du monde junior en remportant
notamment Roland-Garros et Wimbledon.
En
1997, elle décide de quitter la fédération
pour s'entrainer différemment, vers un tennis plus
attaquant.
En
1998, elle atteint sa première finale à Berlin
(terre battue), après avoir dominé Jana Novotna
et Lindsay Davenport. Elle dispute également la demi-finale
de la Fed Cup face à la Suisse et perd de justesse
ses 2 matches, notamment celui contre Martina Hingis, n°1
mondiale.
En
1999, Amélie atteint la finale de l’Open d’Australie
en battant à nouveau Lindsay Davenport, alors n°1
mondiale. Elle est battue par Martina Hingis. Dans la foulée,
elle parvient en finale à l’Open Gaz de France et
remporte sa première victoire en tournoi WTA, à
Bratislava.
L'an
2000 commence bien puisque elle remportant le tournoi de
Sydney en battant successivement Mary Pierce (n°5 WTA),
Lindsay Davenport (n°2 WTA) et Martina Hingis (n°1
WTA). La suite sera un peu décevante avec une finale
à Bol et une autre à Rome.
2001
a commencé sur de très bonnes bases : Amélie
a remporté coup sur coup 3 tournois. Tout d'abord
à domicile avec l'Open Gaz de France et le tournoi
de Nice puis aux Etats-Unis. Elle arrive à Roland
Garros avec un super statut de favorie puisqu'elle remporte
juste avant un autre tournoi en Allemagne sur terre battue
(elle bat Capriati) et est battue en finale à Rome
après avoir battu en demi-finale Martina Hingis.
Et là, tout s'écroule : la pression est trop
importante et elle perd au 1er tour de Roland Garros. Dès
lors, elle ne s'est pas remise de cette défaite et
a peiné à retrouver son niveau de début
d'année.
2002
commence bien avec un quart de finales en Australie (battue
par Capriati) et une victoire à Berlin. Malheureusement,
elle échoue en 8èmes de finale à Roland
Garros où elle a encore mal maîtrisé
la pression et perdu contre une adversaire à sa portée.
Par contre, elle a atteint avec brio les demi-finales à
Wimbledon, battue sèchement par Séréna
Williams, totalement intouchable à ce moment (future
vainqueur et déjà vainqueur de Rolland-Garros).
Amélie aura enchanté le public avec un jeu
d'attaque très performant (service-vollée,
retour-vollée, ...). Elle a également atteint
les demi-finales à l'US Open (après avoir
battu la 8ème mondiale, Clijters, et la n°3 Capriati
au terme d'un match plein de suspens et d'effort). Là
encore, elle fut battue par Séréna Williams
mais le match fut très disputé montrant les
progrès en physique et en mental d'Amélie.
A la mi octobre, elle avait retrouvé son meilleur
classement : 4ème mondiale après sa 8ème
demi-finale de l'année ! Malheureusement, sa fin
de saison fut gachée par une blessure et elle fut
forfaite pour le masters. Elle finit l'année 6ème
mondiale.
En
2003, Amélie alterne le chaud et le froid. Elle fait son
retour en février 2003 où elle atteint la finale de
l'Open
de Paris de tennis, dominée 6-3, 6-2 par Séréna
Williams. Elle abandonne dans le tournoi suivant en
demi-finales à Dubaï face à Monica Seles puis en quarts
à Indian
Wells face à Lindsay Davenport. Elle
prend un bon mois pour se remettre a fait un come-back sur
terre battue : victoire à la J&S Cup (sur Venus
Williams qui abandonne au 3ème set), demi-finales en
Allemagne (face à Justine Hénin), finale en Italie (face
à Kim Clijters). Elle perd à Roland Garros tous ses moyens
en quarts face à Séréna Williams. Absente à Wimbledon,
on la retrouve assez moyenne aux Etats-Unis puis à l'Us
open en quarts où elle perd contre Kim Clijters. Elle perd
ensuite en finale à Moscou contre Myskina, obtient sa
revanche contre la même Myskina en finale du Advanta
Championships. Elle réalise un exploit en atteignant la
finale du Masters féminin mais subit une déroute en finale
face à Clijters (6-2, 6-0). Elle finit en beauté en
gagnant la Fed Cup (où elle finit l'année invaincue en 8
matches). Elle finit l'année 4ème mondiale avec 2 titres
(Varsovie, Philadelphie + la Fed Cup).
En
2004, elle abandonne en quarts
de finale à l'Open d'Australie puis s'absente un sacré
moment. On la retrouve en saison de terre battue. Elle perd
en finale du Bausch & Lomb Championships face à
Davenport, et gagne en finale du Ladies German Open, après
abandon de Venus Williams. Elle gagne l'Italian Masters face
à Capriati et arrive donc en position de favorite à Roland
Garros (elle est troisième mondiale) mais elle perd face à
Myskina en quarts de finale. Elle perd en demi finales
à Wimbledon face à Serena Williams après un match très
serré. Enfin, elle repert en quarts de finale de l'US Open
face à Myskina à nouveau ... mais elle devient n°1
mondiale pendant quelques semaines. Elle finit l'année
n°2.
En
2005, l'année est en dents de scie. Elle est demi-finaliste
à Wimbledon, en quarts en Australie et à l'US Open. Elle
n'est que 1/8ème de finaliste à Roland Garros où elle
perd (encore) ses moyens. Elle gagne quand même 4 tournois
: Anvers, Rome, Philadelphie et surtout son plus beau
tournoi : le masters en battant en finale Marie Pierce et
après des victoires sur Davenport (n°1 mondiale) et sur la
tenante du titre. Elle finit l'année n°3 mondiale.
Numéro
1 mondiale
PARIS
(AP) - L'accession sur le trône mondial du tennis
féminin d'Amélie Mauresmo est tout sauf une surprise.
Comme la Belge Kim Clijsters en son temps, Amélie Mauresmo
devient en effet numéro-1 mondiale sans avoir encore
remporté un seul tournoi du Grand Chelem. C'est donc
d'abord grâce à sa régularité et sa constance dans les
bons résultats que la joueuse française doit sa place sur
le toit du monde.
Malgré
sa défaite mardi contre la Russe Elena Dementieva en quart
de finale de l'US Open, la Française sera mathématiquement
classée numéro-1 au prochain classement WTA lundi
prochain, en raison de la défaite de l'Américaine Lindsay
Davenport en demi-finale vendredi.
Une
régularité et une ténacité que la native de
Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) le 5 juillet 1979 s'est
forgée dès l'âge de six ans, en débutant le tennis
après avoir été éblouie devant sa télévision par la
victoire de Yannick Noah à Roland-Garros en 1983.
"J'ai
effectivement eu envie de commencer le tennis en regardant
la finale de Roland-Garros 1983 entre Yannick Noah et le
Suédois Mats Wilander", confie-t-elle sur son site
internet www.amelie-mauresmo.com. "A l'époque, j'avais
à peine quatre ans. Mes parents suivaient le match à la
télévision, dans le salon. J'étais avec eux, et le
spectacle que j'ai découvert m'a tout de suite emballée. A
chaque changement de côté, je me précipitais dans le
jardin. Je mimais les gestes que je venais de voir, des
coups droits, des services, des revers... Je jouais dans le
vide et ça m'éclatait littéralement".
Le
vide, elle le fait ensuite chez ses adversaires en même
temps que ses premières armes au sein du TC Meru, "son
club de toujours", avant d'être bientôt détectée
par la Fédération française de tennis, dont elle intègre
la section sport-études à Blois à l'âge de 11 ans.
Puis
c'est l'INSEP de Vincennes, qu'elle découvre à 14 ans. Un
an plus tard, en 1994, elle rejoint le centre national
d'entraînement de Roland-Garros et commence à sillonner le
monde pour disputer les tournois.
En
1996, elle reçoit sa première récompense majeure: le
titre de... numéro-1 mondiale junior, après une saison
marquée par des victoires à Roland-Garros et Wimbledon.
Les
deux années qui suivent sont celles de la découverte du
monde professionnel, et du temps d'adaptation qui en
résulte. Amélie Mauresmo ne traîne cependant pas trop en
route, au point que Yannick Noah, encore lui, décide de la
sélectionner pour la demi-finale de Fed Cup en 1998 contre
la Suisse, après que Mauresmo eut atteint la finale du
tournoi de Berlin.
Le
déclic interviendra quelques mois plus tard, lors de l'Open
d'Australie 1999. Décomplexée dans le jeu, plus mature sur
un plan personnel où son homosexualité, rendue publique,
n'est plus un poids inutile à porter, la Française atteint
la finale de ce tournoi du Grand Chelem où elle sera battue
par la Suissesse Martina Hingins, après avoir disposé en
demi-finale de la numéro-1 mondiale d'alors, l'Américaine
Lindsay Davenport.
Ironie
du sort, cinq ans plus tard, Mauresmo s'installe donc sur le
trône mondial alors que Davenport pouvait encore l'espérer
en début de quinzaine en cas de faux pas de la Française.
En
1999, on pensait alors que la joueuse tricolore remporterait
sous peu un titre du Grand Chelem. Mais l'émergence des
soeurs Williams, puis celles des Belges Justine
Hénin-Hardenne et Kim Clijsters, ainsi qu'une évidente
fragilité mentale l'en ont pour le moment privée.
Avec
cette place de numéro-1 mondiale -qu'aucun joueur ou aucune
joueuse tricolore n'avait réussi à atteindre depuis
l'instauration des classements WTA chez les femmes et ATP
chez les hommes (au meilleur de sa carrière en 1986,
Yannick Noah, vainqueur de Roland-Garros en 1983, n'était
parvenu à accrocher que la troisième place mondiale)-,
Mauresmo doit désormais franchir un nouveau pallier afin
d'inscrire son nom au palmarès d'un tournoi du Grand
Chelem.
Homosexualité
Pendant
l’Open d’Australie 1999, Amélie Mauresmo fait son
coming-out. "J’ai fait une interview pour Le Figaro. La
journaliste voulait écrire un portrait, elle m’a
demandé pourquoi j’avais déménagé.
Je lui ai répondu que mon amie vivait à Saint-Tropez,
et qu’«amie», c’était «ie».
Ensuite,
c’était en conférence de presse, après
le match contre Patti Schnyder, je crois. Ça s’est
fait tout simplement. Quelqu’un m’a demandé pourquoi
j’avais déménagé, un journaliste a
voulu savoir comment s’appelle mon amie. C’est la réponse
que j’ai donnée à ces questions à chaque
fois qu’elles m’ont été posées. Comment
les journalistes ont-ils réagi ? Ils n’ont rien dit.
Ils ont continué à prendre des notes. (...)
Quand
on lui demande pourquoi elle a fait son coming-out plus
tôt qu'elle ne l'avait prévu auparavant : "
Les choses se sont accélérées parce
que je considère que les résultats que j’obtiens
à l’heure actuelle, c’est grâce à ça,
au fait que j’aie rencontré Sylvie et qu’on soit
bien ensemble. Moi, je n’étais pas tout à
fait prête à l’assumer, mais on a discuté
et, au fur et à mesure, ça m’a semblé
la moindre des choses que je le dise, ne serait-ce que par
respect envers elle."
On
se rappelera de la réaction de la n°1 mondiale
Martina Hingis qui a commenté la nouvelle est disant
qu'elle avait l'impression de jouer contre un homme puisque
Amélie aimait les femmes !! Depuis, Amélie
n'est plus avec sa compagne de l'époque.
Amélie
est d'ailleurs revenue dans quelques interviews sur son
coming-out (notamment "en aparte" avec Pascale
Clark et "On ne peut pas plaire à tout le monde"
avec Marc-Olivier Fogiel ). La championne de tennis a expliqué
qu'elle n'avait pas imaginé qu'un tel "ouragan médiatique"
suivrait son coming- out, réalisé pendant l'Open d'Australie,
et qu'elle n'y était pas préparée. A la question "le referiez-vous
,", elle a répondu : "Je le referai mais différemment. J'y
mettrai plus les formes." Elle a aussi évoqué les propos
de Martina Hingins, qui avait dit qu'elle était "à moitié
un homme", les caricatures, et notamment la douteuse façon
dont elle est représentée par les Guignols. "C'est des choses
qui m'ont fait mal au début, mais maintenant je suis bien"
a affirmé Amélie Mauresmo.
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15.mai.2003
/
Amélie Mauresmo en couverture
de "Paris Match" : elle est amoureuse
Amélie Mauresmo est en Une de Paris Match, avec ce
titre : "J'ai trouvé la femme de ma vie". Mais la
championne de tennis apparaît seule sur la photo de
couverture, comme sur les autres qui illustrent l'article
de 7 pages qui lui est consacré. Alors que la journaliste
commence l'entretien en lui demandant pourquoi elle
est si resplendissante, et pourquoi elle a posé sur
de nombreuses photos pour Paris Match, Amélie répond
: "L'amour ! Je suis amoureuse. Je commence à m'aimer
à travers le regard de Pascale, ma nouvelle compagne."
Elle rappelle que pendant des années, les commentaires
sur son physique l'ont blessée et complexée. "Aujourd'hui,
je suis comme je suis, je n'ai pas à avoir honte,
je suis même fière de ma silhouette" ajoute-t-elle.
Amélie Mauresmo que lors de son coming-out, pendant
l'Open d'Australie, il y a quatre ans, elle s'est
sentie "élevée par rapport à un courage, à une franchise,
et persécutée par les demandes de toutes sortes. C'était
trop lourd à gérer". Elle ajoute qu'elle ne regrette
pas du tout d'avoir rendu publique son homosexualité,
même si à l'époque, à 19 ans, elle ne l'assumais pas
vraiment. "Il faut surmonter pas mal de choses pour
accepter l'homosexualité" explique-t-elle. "J'ai mûri
cet état. Aujourd'hui j'assume et c'est naturel."
La
championne raconte que quand ses parents ont appris
son homosexualité, ils ne l'ont pas du tout accepté,
et qu'ils se sont remis en question. Aujourd'hui,
ils l'acceptent davantage. En parlant de Pascale,
sa nouvelle compagne, elle dit : "Elle m'a fait prendre
conscience ce que j'étais. C'est elle qui m'a permis
de m'épanouir. (...) elle me rend heureuse". Amélie
Mauresmo explique aussi qu'elle est jamais tombée
amoureuse d'un garçon, mais qu'elle aime leur compagnie
et qu'elle s'entend très bien avec eux. Enfin, elle
termine en disant qu'elle commence à penser à l'idée
de fonder une famille, même s'il est trop tôt pour
avoir ce projet. "
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Commentaire
Le
premier coming-out français chez les sportifs. On
attend toujours le deuxième...

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